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José Herbert Ahodode
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Élevage des Mouches Soldats Noires : une alternative révolutionnaire à la farine de poisson

Cet article aborde la question de la nutrition animale à travers l’élevage des mouches soldats noires comme une alternative au manque de farine de poisson et de la surenchère sur le soja. En fait, le coût de l’alimentation représente 60 à 70% des charges d’un élevage. Ce coût prohibitif est dû aux ingrédients surtout des sources de protéines utilisées dans la formulation des rations. Conventionnellement, le soja et la farine de poisson sont les deux ingrédients qui sont utilisés comme sources de protéines. Malheureusement, ces deux ingrédients sont aussi couramment utilisés dans l’alimentation humaine. Cela crée une concurrence entre l’alimentation humaine et animale et de ce fait les rend chères.

Afin de pallier à cette situation, plusieurs chercheurs se sont mis à la recherche des sources de protéines non conventionnelles, durables et faciles d’accès aux éleveurs. Dans cette démarche, cinq grands groupes d’insectes sont actuellement utilisés (FAO, 2014) et présentés comme des alternatives viables au soja et à la farine de poisson. Il s’agit des larves de mouches soldats noirs, les larves de la mouche domestique, les larves de vers de farines, les sauterelles, les crickets et les farines de vers à soie (Makkar et al., 2014). Leur utilisation en nutrition animale a déjà fait l’objet de plusieurs études scientifiques. Dans ces cinq groupes d’insectes, les larves des mouches soldats noirs (Hermetia illucens) sont les plus faciles à utiliser en alimentation animale.

En quoi les larves de MSN sont faciles d’élevage ? Pourquoi dit-on qu’elles constituent une solution miracle face à la forte demande de la farine de poisson ?

Chers lecteurs, vous en saurez davantage en poursuivant la lecture de cet article rédigé par Khadidjath Z. Arouna, titulaire d’un Master en Agronomie à l’Université Natitonale d’Agriculture de Kétou (Bénin).

Cet article traite de l'Élevage des Mouches Soldats Noires : une alternative révolutionnaire au manque de farine de poisson. Share on X

Qu’est-ce que la Mouche Soldat Noire (MSN) ?

On ne peut pas parler des MSN sans savoir comment elles se présentent. En effet, la Mouche Soldat Noire (MSN) en français ou Black Soldier Fly (BSF) en anglais est un insecte de l’ordre des dyptères et de la famille des Stratiomyidae. C’est une mouche de grande taille, possédant un corps noir brillant et de longues antennes. Elle possède de gros yeux reposant sur une tête plus large que le thorax. Ces ailes sont sombres et les pattes sont noires avec des tarses clairs. C’est une espèce qui est originaire des régions tropicales du continent américain mais qui s’est répandue de nos jours sur tous les continents. Adulte, elle ne vit que quelques jours (5 à 8 jours) consacrés à la reproduction mais son cycle de vie est en moyenne de 45 jours variables suivant plusieurs facteurs (type de substrat sur lequel se sont développées les larves ; température ambiante, l’humidité relative, etc.).

mouches soldates noires
Photo de la Mouche soldat noire

En quoi l’élevage  des MSN est-il une alternative révolutionnaire ?

L’augmentation de la production de viande et du poisson, pour nourrir la population mondiale croissante, est  limitée majoritairement par le manque de terres disponibles pour la culture du soja et la surexploitation des ressources marines qui réduit l’abondance des petits poissons fourrage pélagiques, à partir desquels on tire la farine de poisson. Ainsi, la rareté croissante des ressources protidiques (farine de poisson, soja) nécessaires à l’alimentation des hommes  et à la production des aliments pour les animaux a fait doubler leurs prix au cours des cinq dernières années. Il ne sera donc pas une option durable de continuer à compter sur la farine de poisson et le soja comme sources de protéines dans la production d’aliments pour animaux.

Ainsi, l’élevage des MSN apparait comme une solution miracle pour plusieurs raisons. En premier, la mouche soldat noire ne pique pas et n’est pas un vecteur de maladie. Sa production ne nécessite aucune installation ou équipement spécial. En second, les MSN se développent et se reproduisent facilement et ont une efficacité élevée de conversion alimentaire et, de ce fait, peuvent être élevées sur des déchets biologiques. En troisième lieu, les larves des MSN ont une teneur en protéines brutes allant de 42 à 63% et une teneur en huile  pouvant aller jusqu’à 36%. En outre, les larves des MSN, ajoutées à l’alimentation animale, peuvent remplacer 25 à 100 % de farine de soja ou de farine de poisson dans les aliments, selon les espèces animales. Les larves peuvent être utilisées à l’état frais ou séchées selon les espèces animales à nourrir. L’huile qui en découle peut être utilisée dans la formulation des aliments ou dans la production du biodiésel.

Quels sont les produits ou sous-produits  issus de l’élevage des MSN ?

La mouche soldate noire est un insecte dont l’élevage fournit beaucoup de produits tels que :

  • Les larves (asticots) utilisables dans l’alimentation des animaux
  • La matière grasse (Huile) obtenu après dégraissage des larves séchées
  • Le compost utilisé comme fertilisant pour amender les sols
  • Les coques (obtenus après l’émergence des mouches), une très bonne source de calcium
  • La chitine obtenue à partir des mouches elles-mêmes.

 

Comment se lancer dans un élevage de mouche soldat noire ?

Pour se lancer dans l’élevage des mouches soldats noires, il n’est point besoin d’une grande superficie de terre. Un petit abri sécurisé, loin des reptiles et des prédateurs tels que les fourmis, un endroit où la lumière du jour sera accessible ferait très bien l’affaire. Vous aurez ensuite besoin d’une cage en filet (de préférence moustiquaire aseptisé), des pondoirs en bois, des bacs pour l’ensemencement des larves et d’un substrat de qualité (les fruits pourries). Comme tout élevage, il vous faudra des géniteurs (pupes) pour lancer la reproduction ! La bonne nouvelle est que vous avez le choix entre acheter  vos pupes chez un autre éleveur ou les collecter dans la nature. Et oui ! Il est possible de collecter les pupes et pré pupes des MSN dans les boucheries, les tas d’ordures ou encore  là où on amasse la déjection des poules pondeuses. Vous savez à présent ce qu’il faut pour lancer son élevage de MSN et je dirai que vous êtes à 50% prêt de faire partie du groupe sans cesse croissant des éleveurs de MSN. Il ne vous manque maintenant que la technique !

larves de mouches soldates noires mouches soldates noires

L’élevage des MSN à commencer par se répandre peu à peu au Bénin grâce à l’apport de quelques projets comme Suisse Contact et TAAT (Technologie pour la Transformation de l’Agriculture en Afrique) sise à IITA Bénin (Institut Internationale de l’Agriculture Tropicale) qui forment des jeunes entrepreneurs et des éleveurs. Au nombre de ces éleveurs on peut citer le Dr. Doha AWOHOUEDJI, résident à Zè, qui a débuté son élevage en 2018 et qui produit actuellement une tonne de larves fraiches par semaine. N’est-ce pas  génial ?

C’est aussi le cas du Dr. Daniel DZEPE qui est dans l’élevage des MSN depuis deux ans à l’IITA Bénin et qui produit en moyenne 100 kg de larves fraiches par semaines. On peut également citer l’exemple de DJISSOU Carmel et ADOGONY Junior, tous deux pisciculteurs, formés par le projet TAAT, qui élèvent les MSN pour nourrir leurs poissons. Il existe plus d’une vingtaine d’éleveurs de MSN au Sud du Bénin. On n’est pas en mesure de tous les citer mais un fait est constaté : ils témoignent tous de la rentabilité économique de cette activité.

En résumé, les MSN sont des insectes de la famille des diptères, faciles à élever ! Leur élevage permet de résoudre les problèmes les plus emblématiques rencontrés dans l’alimentation des animaux notamment l’apport en sources de protéines et de matières grasses dans l’alimentation des animaux. Cette activité produit également assez de sous-produits utilisables dans plusieurs domaines.

Qu’attendez-vous à présent pour installer votre petite unité d’élevage des MSN dans votre maison pour nourrir vos animaux et amender votre jardin ?

Que pensez-vous de cet article ? Dites-le nous en commentaires et surtout, si vous appréciez le contenu, partagez-le dans vos réseaux sociaux.

Si l’aventure de l’élevage des mouches soldats noires vous tente, n’hésitez pas à contacter Khadidjath (+229 66 17 13 07) pour des conseils complémentaires, des avis d’expertes et des consultations spécifiques.

Khadidjath Zime Arouna
Khadidjath Zime Arouna

Pour en savoir plus sur l’Auteure :Khadidjath ZIME AROUNA entreprit des études en agronomie à l’Université de Parakou et obtint une licence professionnelle en Agropastoralisme et Technologie des produits carnés. Khadidjath est également titulaire d’un master à l’Université Nationale d’Agriculture de Kétou ; spécialisée en production animale.

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Plan d’Actions de la FAO pour les jeunes ruraux

La Conférence de la FAO en 2017 a souscrit à l’appel à l’élaboration d’un plan d’action en faveur des jeunes ruraux qui traite de l’importance de rendre les zones rurales plus attrayantes pour les jeunes femmes et hommes. Sous l’égide du Comité de l’agriculture (COAG), le Plan d’action en faveur des jeunes ruraux a été élaboré et présenté lors de la vingt-septième session du Comité en 2020. Pour renforcer les domaines de collaboration et de synergie dans le Plan d’action en faveur des jeunes ruraux, la FAO, en 2019, lors de l’élaboration du Plan, a entrepris des consultations avec les États membres ainsi qu’avec les organismes ayant leur siège à Rome : Le Fonds international de développement agricole (FIDA) et le Programme alimentaire mondial (PAM), ainsi que plusieurs autres entités des Nations Unies (ONU) et plus particulièrement l’Organisation internationale du travail (OIT), la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD), l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO),  l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP), le Fonds international des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI), l’ONU Femmes et l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) en tant que membres conjoints du Réseau inter-agences des Nations Unies pour le développement de la jeunesse (IANYD).

Des consultations ont également eu lieu avec : les points focaux des divisions et des régions de la FAO pour les enfants et les jeunes, le réseau Young UN, le réseau des jeunes du PAM et d’autres réseaux mondiaux et régionaux de jeunes, tels que la Youth Alliance for Zero Hunger, le Grand groupe des Nations Unies pour les enfants et les jeunes (MGCY) et les Jeunes professionnels pour le développement agricole (YPARD). Les résultats de ces consultations sont reflétés dans le Plan.

Le document présente un plan d’action quinquennal (2021–2025), articulé autour de cinq domaines thématiques (axes) afin de faire avancer la réalisation des objectifs de développement durable (ODD) en donnant aux jeunes ruraux des deux sexes les mêmes moyens d’action. Dans son Cadre stratégique (2022–2031), la FAO a identifié les thèmes : l’égalité femmes-hommes, les jeunes et l’inclusion (afin de réduire les inégalités et de ne laisser personne de côté), comme des questions transversales importantes qui doivent être prises en compte dans l’ensemble des programmes de l’Organisation et qui nécessitent une visibilité particulière. Cette approche vise à promouvoir une intégration et une opérationnalisation plus systématiques de ces thématiques dans l’ensemble des activités de la FAO. Les quatre améliorations identifiés – en matière de production, de nutrition, d’environnement et de conditions de vie – reflètent les aspects économiques, sociaux et environnementaux interdépendants des systèmes agroalimentaires et orientent la manière dont la FAO entend contribuer directement aux objectifs de développement durable (ODD), tout en intégrant les jeunes dans son travail et spécifiquement dans ses vingt domaines prioritaires du Programme (DPP).

Ce plan d'actions de @FAO (2021–2025) présente 05 axes pour faire avancer la réalisation des objectifs de développement durable (ODD) en donnant aux jeunes ruraux des deux sexes les mêmes moyens d’action. Share on X

Dans son Plan à moyen terme (2022–2025), la FAO reconnaît que les jeunes, en tant que futurs gestionnaires de systèmes agroalimentaires, doivent être explicitement ciblés pour assurer un développement économique inclusif qui permettra de résister aux crises et aux bouleversements futurs et qui contribuera à la réalisation des ODD. Le Plan d’action en faveur des jeunes sert de guide pour la mise en œuvre, le suivi et l’établissement de rapports des activités de la FAO qui concernent les jeunes et leurs besoins.

L’objectif du présent Plan d’action en faveur des jeunes ruraux est de faire avancer la réalisation des ODD en donnant aux jeunes ruraux des deux sexes les mêmes moyens d’action, en protégeant les enfants et les autres groupes de jeunes exclus, en revitalisant les zones rurales grâce à des activités agricoles et non agricoles et en ne laissant personne de côté. Pour y parvenir, il convient d’améliorer les orientations données, d’aider les gouvernements et les autres parties prenantes et de cibler les activités normatives et les programmes de terrain de la FAO sur les enjeux relatifs à la jeunesse afin de renforcer la participation des jeunes aux processus décisionnels et leur accès à l’éducation, à des emplois décents et à des services ruraux. Le Plan d’action en faveur des jeunes ruraux contribue principalement aux ODD 1 (élimination de la pauvreté), 2 (élimination de la faim) et 8 (croissance économique durable et travail), ainsi qu’aux ODD 4 (éducation), 5 (égalité entre les sexes), 6 (eau), 7 (énergie), 13 (mesures relatives à la lutte contre le changement climatique), 10 (réduction des inégalités), 11 (villes et communautés durables),  14 (via aquatique), 15 (vie terrestre) et 17 (partenariats pour la réalisation des objectifs).

Télécharger librement votre exemplaire du Plan d’Actions sur ce lien.

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Béninoiserie : caractéristiques associées aux béninois

Chers lecteurs, c’est un plaisir de vous savoir abonné.e.s au Blog de José Herbert Ahodode. Depuis quelques années, cet espace est le mien (mais aussi le vôtre, puisque le blog n’existerait pas sans ses fidèles lecteurs). Ici, je vous partage mes réflexions, mes collaborations, mes ouvrages, mes pensées, en bref… Si vous souhaitez continuer de me lire, merci de vous abonner au blog pour ne rien rater des prochaines publications.

Cet article sur la « béninoiserie » est écrit par un collègue blogueur. Il a été précédemment publié sur ce blog que je vous invite à découvrir. En réalité, il s’agit d’un terme péjoratif que beaucoup utilisent pour indexer le côté malsain qui pourrait se retrouver dans chacun des béninois, d’où le terme « béninoiserie ». Vous en saurez davantage en lisant l’article en question. Partagez-nous vos avis en commentaires.

Béninoiserie, la vraie signification d’un mythe ancré dans l’opinion. Lisez cet article écrit par @avecfoumi et vous en saurez davantage. Share on X

Béninoiserie : Si vous n’avez jamais entendu ce terme, je suis désolé de vous le faire découvrir. La béninoiserie est certainement l’un des termes les plus péjoratifs attribués aux béninois. « Médisance, croc en jambe, coup bas, sorcellerie ou même élimination physique, la béninoiserie est un véritable phénomène de société au Bénin. Forme paroxysmique de la jalousie, elle consiste à faire tout son possible pour empêcher un tiers d’évoluer. » Cette idée a pris de l’ampleur et s’est répandue, aussi bien au Bénin qu’au delà de ses frontières. « Ainsi, pour éviter d’être victimes de la « béninoiserie » de leurs compatriotes, ils (les individus issus de la diaspora) préfèrent rester à l’étranger pour servir leurs pays hôtes ». D’où vient cette expression et ce mythe sur la méchanceté des béninois ? Pourquoi est-elle complètement absurde et fausse ? C’est ce que je vais vous démontrer dans cet article, qui se veut une forme de fact-checking des caractéristiques attribués aux béninois sous le couvert de la béninoiserie.

Le mal n’est pas béninois, il est humain

Si l’on devait s’en tenir à la sémantique de la « béninoiserie », on dirait que le Bénin est le champion du mal. On pourrait même aller jusqu’à dire que si le diable avait une nationalité, il serait béninois ! Pourtant, mal se comporter n’est pas le propre du béninois, c’est le propre de l’humain. N’importe quel humain a ses forces et ses faiblesses, ses qualités et ses défauts. L’humain, par nature, est loin d’être parfait. Et le béninois aussi. Ce n’est donc pas logique d’amplifier ou de faire croire que le mal ne réside qu’au Bénin et que les béninois en sont les principaux dépositaires. Cette stigmatisation des béninois est d’une ignominie et d’un absurdité totale.

Au delà du fait que l’humain peut exceller dans le bon aussi bien que dans le mauvais, il faut aussi prendre en considération le fait que, souvent, les humains attendent tout de l’autre. Cette faculté qu’on a de vouloir imputer à tous les autres des devoirs et ne nous imputer à nous mêmes que des droits, contribue également à cette conception. Pourquoi refuse-t-on de vous aider ? Méritez-vous vraiment qu’on vous aide, qu’on soit poli et qu’on vous respecte ? Est-on obligé de le faire ? Etes-vous vous-même poli, serviable et respectable ? Il est important que, de temps en temps, on se remette en question soi même. Il faut se poser ce genre de question sur soi même pour éviter de faire porter aux autres la responsabilité de nos propres tares. Le terme de « béninoiserie » repose d’ailleurs sur des stéréotypes infondés.

Des stérotypes et des mythes qui n’ont aucune raison d’être

D’après les concepteurs de la béninoiserie, la sorcellerie fait partie des tares de la société béninoise. Cela est lié à l’implantation du vodoun et des religions endogènes au Bénin. Pourtant, la majorité des béninois pratiquent des religions monothéistes : le christianisme et l’islam notamment. Et même quand on évoque les religions endogènes, elles font partie de la culture et de l’identité de notre pays. Ce qui ne veut pas dire que tous les béninois les pratiquent. Ensuite, pour ceux qui en sont des pratiquants, il ne s’agit pas des sorciers autoproclamés du simple fait qu’ils pratiquent ces religions.

Autrement, on pourrait également dire que tous les chrétiens sont aussi des sorciers. Les miracles effectués par Jésus-Christ et rapportés dans les livres saints sortent de l’entendement humain. Multiplier les pains, transformer l’eau en vin et marcher sur l’eau ne sont-ils pas là des signes de « sorcellerie avancée » ? Pourquoi les chrétiens du monde entier ne sont-ils pas, eux-aussi, indexés et considérés comme des sorciers, du simple fait qu’ils vouent un culte à une religion, où des mystères se sont produits ? Si on ne fait pas aux chrétiens ce procès, il n’y a pas de raison de faire ce procès aux adeptes du culte vodoun, et plus généralement, à tous les béninois, c’est un raisonnement simple et logique.

La religion est avant tout une croyance personnelle. Chacun a le droit de se servir de sa religion pour se défendre et faire ses prières. En quoi un chrétien ou un musulman qui prie son Dieu afin de nuire son prochain et qui arrive à ses fins serait-il différent d’un adepte du vodoun qui fait la même chose ? Ils sont tous les deux pareils. La méchanceté n’est pas propre aux adeptes du vodoun ! Elle est propre à l’humain. Pour prendre un autre exemple, Harry Potter, le plus célèbre sorcier du monde (même s’il reste littéraire et cinématographique) existe. Et cela ne fait pas pour autant de son auteur ou de tous les britaniques des sorciers ou des magiciens. Tout ceci pour dire que le fait que le vodoun soit pratiqué au Bénin ne fait pas des béninois des méchants. Encore que ce n’est pas l’apanage des béninois.

Mettre des bâtons dans les roues n’est pas une habitude béninoise

Ici, je vous propose de consulter l’histoire et de se remémorer les moments clés de l’histoire du Bénin. Le Bénin est l’un des rares pays d’Afrique à n’avoir pas connu de guerre au lendemain des indépendances. Malgré toutes les dissensions qu’il a pu y avoir, ce n’est pas au Bénin que les génocides, les attentats, les vindictes populaires et les guérillas ont eu lieu. Malgré cette supposée méchanceté et cette haine que les Béninois cultiveraient entre eux, ils ne se sont jamais levés pour s’entretuer. Pourtant, ce n’est pas les moyens qui manquent. On n’aurait même pas eu besoin d’armes, tellement nous détenons des forces mystiques qui pourraient servir à nous éliminer les uns les autres en toute discrétion.

Mais il faut bien admettre la réalité : il ne s’est rien passé de tout cela. Au contraire, le dialogue et la recherche du consensus dans les situations critiques ont caractérisé et marqué l’histoire de notre pays. On en a pour preuve l’historique conférence des forces vives de la nation de février 1990. Depuis l’avènement du renouveau démocratique, toutes les transitions électorales ont connu le succès. On pourra ajouter les dernières joutes électorales tendues dans le pays, malgré tout, rien de cette méchanceté gratuite et de cette haine n’a été mise en œuvre. Et la politique n’est pas le seul domaine où le génie collectif béninois s’est exprimé.

Le génie collectif béninois, tout le contraire de la béninoiserie

Il paraît toujours au sens de cette expression que le béninois n’aime pas évoluer et collaborer avec ses frères. Les retarder, leur nuire et les empêcher d’atteindre leurs objectifs seraient sa raison d’être. Pourtant, de nombreuses réussites « made in Benin » se sont construites en groupe, en équipe avec des béninois issus de tous les coins de notre pays. L’un des exemples les plus emblématiques et les plus récents est notre équipe nationale de football. Elle a réussi à se qualifier pour les quarts de finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2019. Les joueurs de cette équipe viennent de tout le Bénin, de Steve Mounié le parakois à Jodel Dossou de Dassa-Zoumè en passant par Khaled Adenon de Za-Kpota. Ces béninois, s’ils n’avaient pas un esprit collectif et l’envie de défendre les couleurs de la patrie, auraient-ils réussi cet exploit ?

On peut encore prendre comme exemple le « Benin International Music », ce groupe de béninois qui fait la fierté de notre pays à l’international. Si nous étions incapables de collaborer et de travailler ensemble, cette bande aurait-elle pu exister ? Et les exemples peuvent se multiplier avec les entreprises à succès de notre pays. Elles fonctionnent grâce à des béninois qui s’activent et collaborent à les faire prospérer. Mieux, ceux qui sont aujourd’hui des modèles de réussite dans le monde et qui viennent du Bénin, n’auraient pas ces traits caractéristiques ? Pourquoi ont-ils réussi à se fondre dans la masse et à faire germer leur talent à l’international ? On peut ici penser à Angélique Kidjo, Djimon Houssou, Marie-Cécile Zinsou et bien d’autres.

Certains ressortiront l’argument selon lequel on ne devrait pas considérer ces cas et qu’il s’agirait plutôt d’exceptions. Mais cette perception erronée du Bénin s’entretient par certains facteurs qu’il n’est pas inutile de corriger.

Ce qui entretient le mythe autour de la béninoiserie

Les réseaux sociaux sont utilisés partout et c’est là aussi que la réputation de la béninoiserie prend forme. Le premier facteur est la pléthore d’arnaqueurs qui se dissimulent sous la nationalité béninoise et sous le titre de marabouts. Ces comptes sont présents partout sur Facebook. Ils proposent des services de charlatanisme à tout va et sous tous les posts. Si bien que tout le monde croît que le métier le plus exercé au Bénin est celui de marabout. Le second facteur, c’est la banalisation des références à la béninoiserie. On retrouve de plus en plus, dans les capsules humoristiques, des références qui ne servent pas la déconstruction de ces mythes. Et elles sont visionnées des centaines de milliers de fois, partout dans le monde, et contribuent à entretenir ce mythe.

Loin de moi l’idée de demander aux créateurs de ne pas évoquer des références qui existent dans nos sociétés. Mais, il ne faut pas les grossir et les exagérer, ce qui pourtant arrive souvent. Signaler et reporter les faux comptes de marabouts béninois, redorer l’image de notre culture et de nos valeurs dans les films et les séries fortement diffusés sur internet… voilà entre autres des actions à mener pour changer cette perception. Retenons que la béninoiserie est tout sauf ce que vous avez pu lire au début de cet article. Ce sont là des caractéristiques qui peuvent correspondre à n’importe qui à un moment donné de sa vie. Du coup, dire que ces traits ne sont propres qu’aux béninois relève de l’incohérence. Je dirai également que la béninoiserie, la vraie, c’est le partage, la vie dans la différence, le dialogue malgré les discordes.

Par Foumilayo Assanvi.

Oussama Ammar : Ce que j’ai appris en tant que business angel

Oussama Ammar est un entrepreneur et business angel franco-libanais, né le 25 septembre 1986 à Beyrouth (Liban). En 2013, il fonde l’incubateur d’entreprises The Family avec Alice Zagury et Nicolas Colin, qu’il quitte fin 2021 à la suite de soupçons pesant contre lui sur des charges d’abus de confiance, de faux et usage de faux. Il travaille désormais comme Consultant et investisseur spécialisé sur le Web 3.

Dans cet article, Oussama Ammar de @daedalium partage ce qu'il a appris en tant que business angel au cours de la dernière crise financière de 2008. Share on X

Indice : la relation entre la valeur, le succès et l’argent n’existe pas vraiment. Il n’y a pas de justice transcendantale qui transforme les bonnes entreprises en bons investissements.

Cet article a été initialement publié sur le site daedalium et est écrit par Oussama Ammar.

La crise financière de 2008 a fait place à une période de croissance intense des startups. Comment un investisseur peut-il prospérer alors que nous entrons dans une autre période de crise et de renaissance ?

C’est en 2010 qu’un ami m’a dit que je devrais essayer l’investissement providentiel. En tant qu’entrepreneur, je ne m’avais jamais pensé en tant qu’investisseur potentiel, mais cela me semblait être une bonne idée. J’ai eu le sentiment que la Silicon Valley vivait un moment particulier à cette époque : Facebook n’avait pas encore fait son entrée en bourse, les loyers étaient encore raisonnables et il y avait partout une véritable attitude de solidarité. On avait l’impression que si l’on faisait du bien aux personnes avec lesquelles on était en contact, cela allait nous profiter, d’une manière ou d’une autre, quelque part.

Cela signifie que le paysage de l’investissement était très détendu, je n’ai jamais rien vu de tel depuis. Les investisseurs se décidaient en 30 minutes, envoyaient de l’argent avant que les papiers ne soient signés (ou même rédigés), les rapports étaient sporadiques, chaotiques, joyeux.

C’est pourquoi c’était un endroit idéal pour faire des erreurs et apprendre – parce que vous pouviez toujours gagner de l’argent en le faisant. Voici donc quelques leçons que j’ai tirées du fait d’être un mauvais business angel – et oui, je pense qu’elles me seront absolument utiles au fil de la crise actuelle, qu’il s’agisse de semaines, de mois ou même des années à venir.

Deal par deal, qu’ai-je appris ?

La première transaction – La diversification est plus importante que le montant.

Mon premier deal était avec un couple de français qui avait fait Stanford. Ils ont présenté le projet super bien, ils avaient vraiment l’air de savoir ce qu’ils faisaient. Je leur ai fait un chèque de 50.000 dollars.

À l’époque, on pouvait rencontrer assez facilement des gens, et j’ai fini par rencontrer un entrepreneur/investisseur super célèbre peu de temps après. Je lui ai parlé de l’affaire, et il a été surpris que je mette autant d’argent. Il m’a dit qu’il avait mis 10.000 dollars, et ça pour un type qui est milliardaire. Mais sa raison était simple : si ça marche, vos rendements sont si élevés que le montant que vous mettez n’a pas vraiment d’importance, alors mettez juste un montant raisonnable.

À retenir : Lorsque vous êtes parmi les premiers investisseurs, la startup va probablement mourir, car c’est ce que font les startups. Quand elles fonctionnent, c’est la vraie surprise. Diversifiez donc vos investissements : si vous avez 30 à 50 entreprises dans votre portefeuille, vous commencerez à vous sentir bien sur le long terme.

En France et en Europe, les gens n’ont généralement pas autant d’investissements. Nous avons une culture qui dit que c’est une question d’intelligence, pas de chance… Mais ce n’est pas vraiment le cas. Les startups sont un marché où la chance l’emporte généralement. Alors j’ai commencé à mettre des billets de 10.000 $, plus de gros billets.

La deuxième affaire : les meilleures équipes gagnent

J’étais très dévoué à l’époque, alors je passais des heures à analyser pourquoi les startups ne marchaient pas. Je pensais que si je pouvais comprendre pourquoi certaines startups ne marchaient pas, je serais capable de trouver celles qui marcheraient. Encore une fois, c’est une approche française super rationnelle, comme on vous l’apprend en école d’ingénieurs.

J’ai eu l’occasion d’investir dans une entreprise où j’ai fait exactement cela – j’ai cherché à comprendre pourquoi ça ne marcherait pas. J’ai écrit un long courriel de 17 pages aux fondateurs, expliquant pourquoi je n’allais pas investir. J’ai rencontré cette équipe un an plus tard lors d’une fête, et ils m’ont remercié parce qu’ils avaient utilisé cet e-mail pour créer leur feuille de route. Ils venaient de lever 100 millions de dollars.

À retenir : Le temps et les entrepreneurs sont tous deux des parties actives de l’équation. Nous ne réalisons pas à quel point l’impact du temps sur nous est important – la personne que vous serez dans 10 ans n’est pas celle que vous êtes aujourd’hui. Une entreprise, c’est la même chose, elle va changer, elle va prendre de bonnes et de mauvaises directions. Une entreprise qui a toutes les raisons de réussir aujourd’hui peut échouer, et vice versa. Le plus important est donc de trouver des entrepreneurs qui sont capables de faire une seule chose : changer la réalité en leur faveur au fil du temps. Les bonnes équipes gagnent vraiment, quelle que soit l’apparence du projet à l’heure actuelle.

La troisième affaire : il n’y a pas de lien entre être une bonne entreprise et être un bon investissement.

Ma leçon la plus douloureuse. J’ai vu une affaire passer sur Angel List pour quelques gars qui venaient de lancer leur application. C’était après la crise financière, ils avaient une vision de toutes ces limousines qui n’étaient pas utilisées, que les gens avaient de plus en plus besoin de taxis. Maintenant, ils étaient à la recherche de Business Angel dans un tour de table avec une évaluation assez faible. Je me suis dit qu’avec la façon dont les lobbies de taxi étaient, il n’y avait aucune chance que ça marche. Absolument la pire décision que j’ai jamais prise.

Parce qu’aujourd’hui, peu importe ce que j’aurais mis, mes actions Uber vaudraient des centaines de millions, voire des milliards. Il est rare de trouver un ticket de loterie gagnant ; c’est encore pire quand on le jette.

À retenir : C’est contre-intuitif – il n’y a aucune corrélation entre une bonne entreprise et un bon investissement. C’est exactement ce qui s’est passé avec Uber ; si vous avez investi pendant le tour de table de lancement, peu importe ce qui se passe avec Uber aujourd’hui, vous allez gagner beaucoup d’argent. Beaucoup de gens disent que WeWork ne vaut rien, mais même aujourd’hui, l’entreprise vaut environ 10 milliards de dollars. Alors bien sûr, les personnes qui ont investi à une évaluation de 30 milliards de dollars perdent ; mais si vous avez investi au stade de l’amorçage, vous aurez eu tellement de possibilités de vous retirer grâce à des tours secondaires et autres, que la probabilité que vous n’ayez pas gagné d’argent est pratiquement nulle.

Qu’est-ce que tout cela signifie ? La relation entre la valeur, le succès et l’argent n’existe pas vraiment. Même la question de l’équipe ne peut pas vraiment prédire le succès, car l’équipe peut aussi changer. Il n’existe pas de justice transcendantale qui transforme les bonnes entreprises en bons investissements. Le monde des startups est un monde de chaos !

Voilà en gros les grandes leçons de Oussama Ammar en tant que Business Angel. Qu’en pensez-vous ?

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Top 10 des business rentables au Bénin

Le Bénin est une terre d’opportunités multiples. Dans cet article, je m’intéresse aux types de business rentables au Bénin. Avec un taux de croissance qui pourrait atteindre les 7% en 2022, ce pays d’Afrique de l’ouest se présente comme un nouveau modèle économique. Aujourd’hui, le Bénin offre de larges opportunités d’investissement dans le domaine de l’immobilier, de l’agriculture, du tourisme intra et inter Etat, le numérique, le commerce en ligne, l’agrobusiness, la commercialisation de champagne entre autres.

Découvrez dans cet article le top 10 des business les plus rentables au Bénin. Share on X

1. La restauration

Le manger au quotidien est une énorme opportunité d’affaires dans les villes et surtout dans les capitales qui abritent les restaurants de toutes catégories. Les restaurants de haut standing avec de la bonne nourriture, des plats typiquement béninois et un décor africain enchante les clients. Il est primordial de miser sur les produits locaux. Le manioc est un élément essentiel dans la cuisine béninoise. Les restaurants s’inspirent souvent des mets locaux pour égayer la clientèle et ça marche.

2. L’immobilier

Se loger a tout été, de tout temps, une préoccupation pour une large partie de la population béninoise. En réalité, l’achat, la modification et la revente de maisons est aussi rentable, et surtout la location car elle offre plus d’opportunités. Les parcelles qui se trouvent dans les zones un peu éloignées de Cotonou sont moins chers. En plus, ces parcelles sont dans l’intervalle d’un million, à un million cinq cent et le titre foncier est non inclus.

3. La vente de vêtements prêt-à-porter et le sur-mesure

La mode est en plein essor au Bénin comme partout ailleurs en Afrique. Se vêtir demeure une préoccupation pour les populations. Les costumes africains en vogue en ce moment offrent un marché en constante évolution. C’est lors des cérémonies que les hommes et femmes se mettent en tenue traditionnelle même s’il y a des adeptes des costumes qui en font leur tenue de tous les jours. En plus, il y a une diversité de talents, des couturiers qui peuvent se positionner véritablement. Il est donc question de se positionner. Une partie du business de la vente de vêtements sur mesure est de regrouper des tailleurs, des couturiers et de satisfaire une clientèle de plus en plus exigeante et qui souhaite se faire livrer dans des délais courts.

4. La transformation agroalimentaire

 

Le secteur agroalimentaire est un secteur d’activité correspondant à l’ensemble des entreprises des secteurs primaires (les exploitations agricoles) qui produisent des aliments et secondaires (l’industrie agroalimentaire) qui transforment ceux-ci en aliments industriels. Le secteur agroalimentaire au Bénin connaît un certain nombre de transformations institutionnelles et organisationnelles. Avec l’augmentation des revenus par habitant, les progrès technologiques, la libéralisation du commerce et l’urbanisation, le rôle du secteur privé est de plus en plus important. La production agricole artisanale pénètre sur le marché et les agro-industries et le secteur agroalimentaire ont une incidence croissante sur le développement économique et social. Les grands industriels et distributeurs s’appuient sur des filières d’approvisionnement et des grossistes spécialisés, et fixent de nouvelles normes de qualité et de sécurité des aliments. Les produits alimentaires sont de plus en plus orientés vers les réseaux de distribution officiels (supermarchés, etc.) et de moins en moins vers les marchés locaux. La production de jus de fruits, les amuse-bouches de toutes sortes, les concentrés sont des produits issus de l’agroalimentaire.

5. L’élevage et/ou la vente de poulets de chair ou des œufs des poules pondeuses

 

L’aviculture apparait comme l’une des activités qui produit un grand revenu et qui permet à toute personne d’assurer son indépendance économique au Bénin actuellement. Face à la pénurie d’eau dans les champs plusieurs paysans et particuliers s’adonnent à cette activité pour subvenir à leur besoin. En forte demande, ce marché devient davantage un levier d’insertion professionnelle pour les jeunes. Le secteur connaît une nette évolution depuis ces dernières années car la demande est forte et constante.

Sans doute que l’aviculture est un secteur en plein essor au Bénin. On distingue deux grands types d’aviculture qui sont pratiquées : l’aviculture villageoise, basée sur l’élevage de la race locale suivant un système extensif, et l’aviculture «moderne», basée sur l’élevage de races importées. Ces types d’aviculture produisent essentiellement des poulets de chair et des œufs des poules pondeuses qui sont livrés aux ménages et aux restaurants et hôtels.

6. La production agricole

Le Bénin dispose d’énormes potentialités naturelles et des terres arables pour la production agricole. L’agriculture est le premier secteur économique du Bénin après celui des services. Elle contribue pour 32,7 % en moyenne au PIB, 75 % aux recettes d’exportation, 15 % aux recettes de l’État et fournit environ 70 % des emplois. Elle contribue aussi et surtout à assurer la sécurité alimentaire du pays. Les Chambres d’Agriculture du Bénin représentent les acteurs agricoles. En réalité, la vente des produits maraîchers est une source d’autonomisation et d’épanouissement au Bénin. Les principaux producteurs se trouvent dans la zone de Parakou, Natitingou, Djougou. Ils produisent essentiellement des légumes locaux et exotiques durant toute l’année grâce à un arrosage manuel. Mais le potentiel du secteur agricole est immense. N’hésitez pas à contacter Crystal Agro Business pour un accompagnement sur les chaines de valeur agricoles au Bénin.

7. Les entreprises de communication

Toute entreprise doit faire connaitre son métier et être visible par ses potentiels clients.  Quel que soit sa notoriété acquise, à l’heure du digital, l’entreprise doit être plus que jamais présente là où se situe sa cible. Conscientes de l’apport du digital dans tous les secteurs d’activités, les entreprises mettent à la disposition des clients une large gamme de production audiovisuelle. Ce qui ne manque pas de les attirer. Cela représente de véritables opportunités pour des milliers de freelancers et d’entreprises en communication digitale. Si le point de départ pour certaines entreprises passe par la création d’un site web, une communication digitale est loin de se cantonner à cela. Mettre en place une stratégie digitale, c’est bien mais une stratégie digitale qui fonctionne, c’est encore mieux !

8. La vente de crédit GSM, de connexion internet

La population béninoise est en forte croissante et le nombre de personnes qui achètent des téléphones portables pour les besoins de communication sont immenses. Il est question donc pour des entreprises locales au Bénin de contracter avec les réseaux GSM pour vendre du crédit de recharges, du forfait internet. Le même business peut se faire avec Canal+ pour la diffusion des images ainsi que les sociétés de distribution d’électricité et d’eau ; en réalité, beaucoup d’entreprises se structurent autour de la facilitation de courses aux usagers. Avec un rapport qualité prix, une large couverture la connexion internet est devenue un business très lucratif. Actuellement, il y a un marché considérable à prendre dans ce domaine.

9. Les incubateurs de projets innovants

Avec le développement du numérique, les porteurs de projets, ainsi que les startups sont très en vogue dans le pays. Les incubateurs de projet participent à la création d’emploi pour les jeunes. Il est donc possible de lever des fonds pour créer des incubateurs qui accompagneront les élèves et entrepreneurs dans leurs différents projets. Ces types de projets peuvent constituer des espaces d’innovation et de créativité d’où sortiront des solutions qui pourront permettre au Bénin de résoudre certaines problématiques vécues au quotidien. Ce sont des structures qui accueillent des entrepreneurs, chercheurs, porteurs de projets et étudiants spécialisés pour les accompagner dans leurs différents projets.

10. Les magasins de proximité

Même si la majorité des béninois effectuent leurs achats dans les marchés, il y a une grande partie de la population qui s’approvisionne auprès des supermarchés. En réalité, en raison du faible pouvoir d’achat, très peu ont des habitudes d’achat dans les grandes surfaces. Dans ces conditions, beaucoup sont habitués à faire leurs emplettes dans les superettes du quartier qui sont généralement à proximité de leur lieu de travail et de résidence. Une petite épicerie de quartier facile à gérer permet à ceux qui n’ont pas les moyens d’aller dans les grandes enseignes d’en profiter. Il s’agit là d’un business qui est à la portée de tout le monde.

Si vous souhaitez en savoir davantage, vous pouvez lire ce précédent article sur les secteurs porteurs pour investir au Bénin.

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Entrepreneurs
Access Agriculture – Empowering youth for agribusiness in Benin

Cet article, en Anglais, est écrit par Savitri Mohapatra de Access Agriculture ; il évoque le travail de José Herbert Ahodode pour renforcer les compétences des jeunes entrepreneurs et producteurs agricoles du Bénin.

« The audacity of entrepreneurship : youth in action » (L’audace d’entreprendre : une jeunesse en action) – the title of his latest book – encapsulates the essence of Benin-based José Herbert Ahodode’s vision to promote youth entrepreneurship in agribusiness as a model to create sustainable rural employment and wealth in African countries and make the agri-food sector more productive.

In addition to being a writer, José is an agricultural socio-economist and Manager of Crystal Agro Business, which is a consulting, training, communication and agricultural advisory company in Benin. He is an alumnus of the African German Youth Initiative and the Friedrich Ebert Stiftung Foundation and a member of civil society organisations and think tanks involved in addressing the development challenges of the African continent.

For José, African youth must be empowered through opportunities to engage in agribusiness enterprises across the entire food value chain by adopting better practices using information and communications technology (ICT)-based media, such as videos.

“Agribusiness integrates all economic activities related to producing, processing and marketing quality farming products. In Benin, it is one of the sectors that offers real opportunities for young people, who want to embark on agricultural entrepreneurship,” José­ said.

He is, however, aware that one of the biggest obstacles is the negative image of agriculture among youth, which is seen as a labour-intensive and unprofitable sector, with lack of access to finance, limited access to information on food processing and value addition technologies and above all the lack of capacity in agroecological practices and rural entrepreneurship.

“That is why, the heart of our activities is training of producers, value chain actors and young entrepreneurs,” explained José. “We are working in synergy with partners in the field to promote learning through videos, such as those from Access Agriculture on processing, value addition and business skills.”

He is very keen to reach a large number of producers and entrepreneurs and make them aware of the thematic videos. “But given the challenges of our communities, as many do not have electricity, it would be necessary to have suitable projectors, such as the smart projector.” He is also investigating how the EcoAgtube (www.ecoagtube.org) video-sharing platform could be useful to young agricultural entrepreneurs.

Based on his expertise, rich experience and commitment to developing the capacities of youth in agroecology and entrepreneurship, José was selected in 2019 as an ambassador for Access Agriculture (www.accessagriculture.org), a non-profit global service provider that supports farmer learning in the Global South through quality videos in international and local languages.

“I am certainly hopeful that thanks to proper training and an enabling environment, exciting opportunities will open up for our young entrepreneurs to build robust and thriving agribusinesses so that African countries can reduce their heavy reliance on food imports,” José said.

This article is first published on Access Agriculture in English. You can also read the french version here.

La Démocratie à l’épreuve en Afrique – Pierre Jacquemot

Pierre Jacquemot, en collaboration avec la Fondation Jean Jaurès, a écrit l’ouvrage  » Afrique : la Démocratie à l’épreuve « . Il faut préciser qu’il a été ambassadeur de France (Kenya, Ghana, République démocratique du Congo), directeur du Développement au ministère français des Affaires étrangères, chef de mission de coopération (Burkina Faso, Cameroun). Il est actuellement président du Groupe initiatives (France), enseignant à Sciences Po-Paris, senior economic advisor à ESL-Gouv, expert associé à la Fondation Jean-Jaurès et membre du conseil scientifique de la Fondation Avril. Il est notamment l’auteur de L’Afrique des possibles, les défis de l’émergence (Karthala, 2016) ; Le dictionnaire encyclopédique du développement durable (Sciences Humaines, 2021) ; Souverainetés agricoles et alimentaires en Afrique : la reconquête (L’Harmattan, 2021).

Pierre Jacquemot, en collaboration avec la Fondation Jean Jaurès, a écrit un nouvel ouvrage intitulé : Afrique - la Démocratie à l'épreuve. Share on X

Dans cet article, nous vous proposons d’en savoir plus sur le contenu de cet ouvrage.

L’Afrique vote massivement. On compte six cent trente présidentielles et législatives depuis 1990 sur le continent. Mais peut-on pour autant y considérer la démocratie comme acquise ? Les manipulations des scrutins restent fréquentes, les contestations des résultats sont suivies de tensions sociales, les mandats ne sont pas respectés. Mais aussi les gouvernances sont approximatives, les libertés fondamentales fragiles : c’est donc surtout la « démocratie substantielle » qui globalement fait défaut, hormis quelques expériences édifiantes.

À partir d’une synthèse de nombreux travaux et de sa propre expérience, l’ancien diplomate, aujourd’hui essayiste et universitaire Pierre Jacquemot éclaire trois décennies d’évolutions politiques, dressant le portrait d’une Afrique aux configurations contrastées et mise au défi de nouvelles dynamiques sociétales « hors les urnes » issues de la société civile. Certaines sont-elles annonciatrices d’autres manières de gouverner ? Voici la table des matières qui nous en dit plus sur le contenu de l’ouvrage.

Table des matières

Introduction

Aux urnes, l’Afrique !
Le vote a une histoire
Le temps des possibles (1960-1990)
Le temps de l’ouverture (1990-2010)
Le temps du bilan (2010-2020
Le retour des militaires ?

Les « anomalies » de la démocratie procédurale
Le paradoxe de l’incertitude
La gestion du cycle électoral
Le rôle de l’argent
À notre tour de manger !
Les commissions électorales, quelle indépendance ?
Les observations, quelle efficacité ?
Les contrôles parallèles, quelle pertinence ?
Voter en temps de pandémie

L’élection, un marché de dupes ?
Le vote, un marché imparfait ?
L’enregistrement, un rituel de mise au pas ?
Un vecteur de violence ?
Des votes ethniques ?
Les classes moyennes : quelle posture politique ?
Le vote diasporique : quel poids ?

La fatigue du vote
La validité contestable de la thèse de la transition
Le non-respect de la durée des mandats
L’addiction au pouvoir
L’autocrate et son piège
L’exubérance partisane
La possibilité d’alternance
Le « retour des rois »
La fatigue du vote
Quand le ventre est vide, l’urne sonne creux !
L’inclusion limitée des jeunes, mais croissante des femmes
Manger moins vite et moins seul !

Quatre configurations politiques
Une typologie basée sur six indicateurs synthétiques
Limites de l’exercice de la typologie

Une démocratie à (ré)inventer
L’affirmation de la société civile
Le balai du citoyen
L’interaction digitalisée
Le contrôle hors les urnes
De nouveaux modèles d’action
Vers une démocratie binaire ?

Conclusion

Vous pouvez télécharger librement cet ouvrage de Pierre Jacquemot en cliquant sur ce lien.

Après lecture, nous sommes intéressés par votre avis. Qu’en pensez-vous ? Dites-le nous en commentaires.

Ministres du Bénin
Bénin : les ministres du Plan et du Développement de 1960 à nos jours

Le Ministère du Plan, très souvent chargé du Développement dans son assertion la plus large, est un ministère stratégique en République du Bénin. Il a souvent changé de dénomination en fonction des orientations des Présidents au pouvoir et des besoins structurels du moment. Il est apparu des moments dans l’histoire où ce portefeuille était occupé directement par le Président de la République. C’est vous dire toute son importance dans l’orientation des actions de Développement du Bénin.

Contrairement à l’imaginaire populaire, la genèse du Ministère du Plan, et d’autres départements, remonte à la période pré-indépendance. La colonie du Dahomey, au lendemain de la loi-cadre Defferre de 1956, devient autonome comme la plupart des territoires de l’Afrique d’expression française. Monsieur Sourou Migan APITHY, désigné Vice-président du Conseil de Gouvernement (l’équivalent de Premier Ministre), forme, le 27 mai 1957, le 1er Gouvernement de notre pays. Au rang des ministères composant la structure gouvernementale, figure un département dénommé Ministère du Plan et de l’Action Rurale dont il confie les rênes à Monsieur Joseph KLIKA, instituteur de formation.

Ainsi débute la longue et belle aventure du département ministériel communément appelé Ministère du Plan, qui connaîtra, de cette date à aujourd’hui, 35 différentes dénominations. De 1957 à 2021, il lui sera associé bien d’autres départements ministériels au nombre desquels figurent le développement rural, les finances, les affaires étrangères, les affaires intérieures et la sécurité, la défense nationale, la justice, l’information, le tourisme, l’emploi, l’économie et les finances.

Le Ministère en charge du Plan souvent tributaire de la coordination de l’action gouvernementale a été, dans l’histoire, érigé plusieurs fois en primature. Ces multiples changements de dénomination, liés aux valses de régimes politiques, à l’époque, n’ont rien ôté à la mission traditionnelle de ce Ministère qui est d’impulser et de piloter le développement économique et social, d’assurer la coordination, le suivi et l’évaluation des politiques publiques et, depuis peu, de veiller à la mise en œuvre des actions et décisions du Gouvernement.

En réalité, c’est un ministère chargé de la mise en œuvre et du suivi-évaluation de Ia politique de l’Etat ; il élabore les politiques et stratégies de développement permettant au Bénin de tirer un meilleur parti des défis du futur en matière de valorisation des potentialités nationales et d’anticipation des problèmes futurs.

Dans cet article, je vous amène à la découverte des Ministres du Plan et du Développement depuis les années d’indépendance jusqu’à nos jours. Share on X

J’ai eu l’opportunité d’être reçu en décembre 2021 par l’actuel Ministre d’Etat chargé du Développement et de la Coordination de l’action Gouvernementale pour une audience inédite dans le cadre du Groupe Initiative Afrique

A l’entrée du Ministère, vous verrez le portrait photo de tous les Hommes qui ont occupé ce poste avant l’actuel Ministre Abdoulaye BIO TCHANE. Mais force est de constater qu’il n’existe sur internet aucune ressource ni d’articles qui donnent la liste des Ministres ayant eu en charge ce portefeuille stratégique de l’Etat.

C’est suite à ce constat que j’ai pris l’option de partager avec vous, chers lecteurs, ce pan de l’Histoire du Ministère du Développement du Dahomey à nos jours. Au total, il y a eu 29 Ministres à ce poste, assez stratégique pour le Développement.

Dans la suite de cet article, vous retrouverez dans le tableau, par ordre chronologique, les noms des ministres, les dénominations du poste, les dates d’occupation du poste. Bonne lecture à tous. Merci de commenter, de partager autour de vous.

NB : Pour une meilleure expérience de lecture, sur mobile, tournez l’écran de votre téléphone en horizontal. Vous verrez ainsi les trois colonnes du tableau de façon complète.

No Nom et Prénom Dénomination du poste Période au poste
01 Joseph KLIKA Ministre du Plan et de l’Action Rurale 28 mai 1957 –

18 février 1958

02 Jacques PLASSARD Ministre des Affaires Economiques et du Plan 18 février 1958 –

02 juillet 1958

03 Emile Derlin Zinsou Ministre de l’Economie et du Plan 02 juillet 1958 –

27 mai 1959

04 Georges GAVARRY Ministre de l’Economie et du Plan 27 mai 1959 –

02 novembre 1960

05 SOUROU Migan APITHY Ministre des Finances, des Affaires Economiques et du Plan, de l’Agriculture et de la Coopération 02 novembre 1960 –

14 décembre 1963

06 François APLOGAN DJIBODE Ministre des Finances, des Affaires Economiques et du Plan 14 décembre 1963 –

27 septembre 1965

07 Justin AHOMADEGBE – TOMETIN Président du Conseil, chargé du Plan, de la Défense Nationale, des Affaires intérieures, de la Sécurité et de l’Information 27 septembre 1965 –

1er décembre 1965

08 Tahirou CONGACOU Président de la République, chargé de la Défense, des Affaires intérieures, de la Sécurité, des Affaires étrangères, de la Justice, du Plan et de l’Information 1er décembre 1965 –

24 décembre 1965

09 Christian VIEYRA Haut-Commissaire au Plan et au Tourisme 24 décembre 1965 –

30 décembre 1966

10 Babliba Bertin BORNA Ministre des Finances, des Affaires Economiques et du Plan 16 mai 1967 –

18 décembre 1967

11 Pascal CHABI KAO Ministre des Finances, des Affaires Economiques et du Plan 18 décembre 1967 –

18 décembre 1969

12 Paul – Emile de SOUZA Président du Directoire, chargé des Affaires intérieures, de la Sécurité et de la Défense Nationale, de l’Information et du Tourisme, de la Prospective et du Plan 18 décembre 1969 –

07 mai 1970

13 Joseph ADJIGNON KEKE Ministre de l’Economie et du Plan 07 mai 1970 –

26 octobre 1972

14 Mathieu KEREKOU Président de la République chargé de la Défense nationale, du Plan, de la Coordination des aides extérieures, de l’information et de l’orientation nationale 26 octobre 1972 –

21 octobre 1974

15 Augustin HONVOH Ministre du Plan, de la Statistique et de la Coordination des aides extérieures 21 octobre 1974 –

30 janvier 1976

16 François Nounagnon DOSSOU Ministre du Plan, de la Statistique et de la coordination des aides extérieures 30 janvier 1976 –

12 février 1980

17 Aboubakar BABA-MOUSSA Ministre du Plan, de la Statistique et de l’Analyse économique 12 février 1980 –

09 avril 1982

18 Zul Kifl SALAMI Ministre du Plan, de la Statistique et de l’Analyse économique

Ministre de la Planification et du Développement

09 avril 1982 –

13 février 1987 et

04 février 2005 –

08 avril 2006

19 Mohamed Ibrahim SOURADJOU Ministre du Plan et de la Statistique 13 février 1987 –

29 juillet 1988

20 Simon Ifèdé OGOUMA Ministre du Plan et de la Statistique 29 juillet 1988 –

05 août 1989

21 Robert DOSSOU Ministre du Plan et de la Statistique 05 août 1989 –

14 mars 1990

22 Paul DOSSOU Ministre du Plan et de la Statistique

Ministre de l’Economie et des Finances

14 mars 1990 –

29 juillet 1991

23 Robert TAGNON Ministre du Plan et de la Restructuration Economique 29 juillet 1991 –

09 avril 1996

24 Albert TEVOEDJRE Ministre du Plan, de la Restructuration Economique et de la Promotion de l’Emploi 09 avril 1996 –

22 juin 1999

25 Bruno AMOUSSOU Ministre de la Coordination de l’Action Gouvernementale, du Plan, du Développement et de la Promotion de l’Emploi 22 juin 1999 –

04 février 2005

26 Pascal Irénée KOUPAKI Ministre de la Prospective, du Développement, de l’Evaluation des Politiques Publiques et de la coordination de l’Action Gouvernementale 08 avril 2006 –

28 mai 2011

27 Marcel de SOUZA Ministre du Développement, de l’Analyse Economique et de la Prospective 28 mai 2011 –

18 juin 2015

28 Lionel ZINSOU Premier Ministre chargé du Développement Economique, de l’Evaluation des Politiques et de la Promotion de la bonne Gouvernance 18 juin 2015 –

06 avril 2016

29 Abdoulaye BIO TCHANE Ministre d’Etat chargé du Développement et de la Coordination de l’Action Gouvernementale 06 avril 2016 à aujourd’hui

Voilà (ci-haut) la liste exhaustive des 29 Ministres ayant occupé le poste stratégique de planification du développement au niveau national depuis les années d’indépendance jusqu’à nos jours. Intéressons-nous à l’actuel titulaire du poste, le Ministre Abdoulaye Bio Tchané.

Abdoulaye BIO TCHANE

Il dispose d’un parcours inspirant pour les jeunes de ma génération et d’autres. M. Abdoulaye BIO TCHANE (actuel Ministre d’Etat, chargé du Développement et de la Coordination de l’action Gouvernementale) occupe ce poste depuis avril 2016 après un brillant parcours à l’échelle internationale et sous-régionale en Afrique.

Tous ceux qui le côtoient s’accordent à dire que M. Abdoulaye BIO TCHANE est un perfectionniste. Il est le fils d’un instituteur devenu député puis ministre des finances. On le surnomme ABT – qui est aussi l’acronyme de son mouvement politique (Alliance pour un Bénin Triomphant).

Ministre des Finances du Président Mathieu Kérékou (1998-2002), directeur Afrique du Fonds Monétaire Internationale (FMI) de 2002-2008 puis Président de la Banque ouest-africaine de développement (2008-2011), Abdoulaye BIO TCHANE, dès son retour à Cotonou, en 2011, fonda son cabinet de conseil stratégique et d’ingénierie financière, Alindaou Consulting International. De 2013 à 2016, il présidera par ailleurs le conseil d’administration du Fonds africain de garantie (FAG) créé par la Banque africaine de développement pour financer les PME-PMI.

C’est lors de la présidentielle de 2011, où il est arrivé troisième avec 6,14 % des suffrages exprimés, que M. Abdoulaye BIO TCHANE renoue avec la politique. Il s’est de nouveau présenté en 2016 et, quatrième à l’issue du premier tour (8,8 %), a ensuite soutenu la candidature de Patrice TALON. Un ralliement qui vaut à ABT un rôle stratégique au sein du Gouvernement du Président Patrice TALON, reconduit pour un deuxième mandat.

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Journées de l’Entreprise au Conseil National du Patronat du Mali (CNPM)

Siège du CNPM, ACI 2000, Hamdalaye (Bamako)

 

José Herbert AHODODE intervenait pour une communication au Conseil National du Patronat Malien dans le cadre de la deuxième édition des Journées de l’Entreprise en Avril 2018.

L’édition 2019 de cette activité a porté sur le thème :  « Corridors de développement » et « Zones économiques spéciales » – «  Bénéfices pour l’entreprise malienne et contribution à la Paix ? à quelles conditions ? » (Investissements, financements, marchés, emplois…).

Objectif de la 3ème édition : consolider et pérenniser l’événement de «  la journée de l’entreprise », initiée avec succès en 2017 et organisée conjointement cette année par le Conseil National du Patronat Malien (CNPM) et la Cellule gouvernementale d’appui au secteur privé (STP/CSSP).

Actions envisagées pour 2019 :

  • Assurer une continuité et un approfondissement de l’édition 2018 en actualisant les thèmes tout en renforçant le dialogue et la concertation entre les acteurs du secteur privé, les représentants des politiques publiques et les jeunes.
  • Renforcer la dimension sous régionale en positionnant le Mali dans les dernières avancées sur l’intégration régionale (politique des corridors Nouakchott- Bamako- Ouagadougou, triangle de Sikasso) et en consolidant les liens avec les principaux acteurs (CEDEAO, BAD, BOAD, UE…) et partenaires extérieurs (patronats maliens, burkinabais et ivoiriens)
  • Faire participer davantage les principaux  PTF en vue d’unifier les approches et de créer une synergie globale autour du concept : Pour un rôle accru du secteur privé dans la Paix en Afrique.
  • Convier quelques groupes et sociétés étrangères pour leur permettre une meilleure connaissance des opportunités ouvertes par ces corridors et pour rencontrer des acteurs locaux, susceptibles de déclencher des co-investissements et des partenariats, sous l’égide du CNPM.
  • Assurer au plan régional et international une bonne promotion des potentialités du Mali et de son secteur privé en les mettant  au cœur de ces nouveaux projets.  Communiquer sur la dynamique du patronat malien et d’un partenariat public privé exemplaire dans le pays.

Il faut rappeller qu’en 2018, le thème général de la deuxième édition était : Comment renforcer la compétitivité des entreprises face aux tentatives d’adhésion à la CEDEAO des pays du Maghreb ?

Plusieurs constats fondent le soubassement aux réflexions :

1- Le marché mondial va doubler dans les 10 prochaines années
2- Aujourd’hui pour pratiquement 50% de sa consommation, l’Afrique est nourrie par le reste du monde.

Ce sujet de l’agro-industrie correspond donc à un enjeu fondamental pour l’Afrique en général.
Commentaire : Un potentiel énorme existe à condition de bien structurer le secteur en renforçant le dialogue constructif entre tous les intervenants de ce marché :

– le secteur privé et les paysans, les véritables créateurs de richesse,

– l’Etat qui joue à travers un rôle fondamental dans la structuration de ce marché mondialisé, s’agissant d’infrastructures, de recherche et développement, de formation, de fiscalité, d’accords commerciaux…

– les organismes de financement pour des investissements longs par nature,

– Les structures régionales intervenants dans la coordination des politiques publiques et les partenaires au développement et bailleurs de fonds internationaux.

– La jeunesse a la recherche d’horizons économiques crédibles.

« Bref sur l’intervention de José Herbert AHODODE à Bamako, Avril 2018 »

Dans cette tribune, José Herbert AHODODE a voulu partager l’extrait de sa note de communication à l’occasion de la deuxième édition de cette importante activité.

Panel 3 : Stratégies et réponses des acteurs face aux nouveaux enjeux

Thème principal : Promouvoir l’entrepreneuriat dans l’agrobusiness (dans sa diversité, en incluant la Jeunesse) comme nouveau modèle de structuration de l’économie et de lutte contre la pauvreté.

1. Jeunesse et Intégration Régionale en Afrique

Face aux enjeux de développement du continent, sur tous les plans, l’intégration s’impose comme un impératif à concrétiser. Beaucoup de blocs sous régionaux existent mais il faudra se positionner sur les CER prévues par l’UA pour dynamiser les processus d’intégration.

La pauvreté ambiante qui s’accroit, le manque d’emploi, la précarité des jeunes les positionnent dans un repli contre l’Etat et ses institutions. Cela frise la colère des plus jeunes surtout au regard de la mauvaise gestion des institutions par les gouvernants (corruption).

La délinquance s’accroit, les raccourcis économiques se créent et l’école perd sa valeur et ses fondements car elle n’assure plus le pain quotidien. La perte de crédibilité renforce l’exaspération de la jeunesse. Soubassement aux crises sociales, tensions allant jusqu’à la radicalisation (terrorisme), guerres et ses conséquences. Il faudra proposer de nouvelles approches « plus réalistes » pour mettre en confiance la Jeunesse du continent.

Des approches objectives : la solution passe par la régionalisation : Il faut dynamiser l’entreprise africaine, mettre la jeunesse au cœur de l’emploi, créer le cadre macro-économique et éduquer la jeunesse aux défis de l’intégration (formations).

L’Afrique (sa démographie) constitue le marché le plus important au Monde en termes de besoins à satisfaire, de richesses potentielles (sol et sous-sol), des gains de productivité. Il faudra construire une stratégie régionale évolutive en lien avec les dynamiques en cours.

Privilégier les secteurs et les investissements qui favorisent l’intégration, pas uniquement les grands projets prioritaires (comme l’interconnexion électrique) mais aussi des plus modestes (comme les échanges au niveau des étudiants par exemple).

2. Créer des opportunités dans l’Agrobusiness pour la Jeunesse 

Face au problème du chômage de la Jeunesse, l’Agriculture reste le premier secteur pourvoyeur d’emploi. Des opportunités existent mais elles ne sont pas reliées. Au lieu de s’arrêter à la production (qui déjà est faible), il faut beaucoup plus aller vers la transformation des produits agricoles, l’industrialisation pour créer les chaines de valeur. Les entreprises devront avoir des ambitions régionales : produire, transformer pour le marché national et régional. Le développement se fera si nous échangeons les produits et cela contribuera fortement à booster les capitaux au niveau des marchés boursiers. Offrir des opportunités d’affaires, d’apprentissages et d’informations, aux jeunes, entrepreneurs dans l’agrobusiness afin de leur permettre de participer activement à la croissance de leur potentiel et faire de l’agrobusiness, un pilier de développement.

Des jeunes s’investissent sur le continent dans le secteur de l’agrobusiness (transformation de plusieurs produits agro-alimentaires) ; mais ils font face aux problèmes de la chaine de distribution très fracturée ; la logistique et les emballages restent des défis pour élever la qualité des produits proposés ; d’où l’évidence des besoins de formation et du financement.

Des modèles de réussite dans l’Agrobusiness existent (Songhaï ; système intégré) : les jeunes doivent faire renforcer leur capacité pour mieux exceller et proposer de meilleurs produits.

Beaucoup de programmes étatiques existent pour accompagner les jeunes dans l’agrobusiness mais ils ne sont pas fédérés. Les interventions de s ONG et autres Partenaires devront être davantage coordonnées pour un même objectif : Booster les agripreneurs.

Un Modèle d’Incubateur d’Entreprises (double objectif : économique et social) : Le programme consiste à faire participer les jeunes béninois à la création et à la gestion de modèles d’entreprises sociales orientées vers la satisfaction des réels besoins économiques des populations et dont une partie des revenus sera consacrée à résoudre les problèmes sociaux de la communauté. Ainsi, à la faveur d’activités de renforcement des compétences, de recherches sur l’innovation et le processus entrepreneurial, les stratégies de développement et de gestion efficace de la jeune entreprise, le développement social, les métiers du social et du socioculturel, les groupes sociaux… Ces jeunes sélectionnés par région et par compétence, seront à même de faire progresser des entreprises en efficacité et rendement. Ces entreprises auront pour vecteur la mise en œuvre d’activités économiques porteuses d’espoir et à fortes potentialités pour le Bénin et l’Afrique. Elles doivent tenir compte de la trilogie : production – transformation – services. Une partie des bénéfices nets réalisés (40 %) seront utilisés pour contribuer au bien-être des populations à travers des actions de développement social.

José Herbert AHODODE est ingénieur Agronome socio-économiste.

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Ouvrage : L’Audace d’Entreprendre – Une jeunesse en Action

José Herbert Ahodode

L’ouvrage « L’Audace d’Entreprendre : Une jeunesse en Action » mène des réflexions sur les défis de l’entrepreneuriat dans le contexte africain et propose des approches réalistes pour y faire face. On y découvre également le parcours d’entrepreneurs de divers domaines – ce sont des exemples concrets et inspirants pour les jeunes. L’ouvrage est préfacé par Ibrahima Théo Lam, et Marcellin Gandonou est intervenu pour l’avant-propos.

Les entrepreneurs ayant contribué à cet ouvrage sont : Epiphane Senou, Adjaratou Lawani, Sessi Hounkanrin, Odile Gnonwin, Eulodie Hodonou, Caludia Togbe, Natacha Agbahoungba, Moustakimou Sadji, Riva Bonkoungou et Ada Bocoum.

L’Auteur, par ce canal, les remercie à nouveau pour le temps et les sacrifices.

Pour mieux s’enquérir du contenu de  » L’Audace d’Entreprendre – Une jeunesse en Action « , voici l’intégralité de la Préface. Plus bas, vous découvrirez les options de téléchargement.

PREFACE DE IBRAHIMA THEO LAM

En Afrique, dans pratiquement tous les pays, le chômage des jeunes est en hausse et les perspectives de réponses publiques semblent limitées. Dans ce beau continent, on note l’existence de multiples ressources minérales et des possibilités immenses de création de valeurs. Une population jeune, un marché potentiel à qui sait observer son environnement immédiat, des défis de développement à relever, une cartographie favorable à la création de nouveaux produits et services à haute valeur ajoutée…

Tous les ingrédients sont disponibles pour engager une réflexion soutenue en matière d’orientations et de choix stratégiques afin de promouvoir durablement un développement économique centré sur les identités culturelles du continent. Les dirigeants africains en parlent régulièrement sans pour autant développer des modèles économiques propres au contexte local du continent ni en fonction de l’abondance des matières premières. D’une manière générale, les politiques publiques des pays africains, en matière de promotion de l’entrepreneuriat, sont plutôt orientées dans des scénarios extravertis.

Au Bénin, les autorités actuelles ont engagé une démarche volontariste de rupture pour placer l’employabilité des jeunes au centre des priorités gouvernementales. Plusieurs initiatives sont en cours de réalisation pour assainir d’une part l’environnement des affaires et, dans le même ordre d’idées, accompagner des jeunes à devenir des champions nationaux. D’une manière générale, cette nouvelle orientation a permis d’enregistrer des résultats satisfaisants dans certains secteurs d’activité.

Cependant, malgré la multiplicité des actions déployées, le problème de l’employabilité des jeunes demeure toujours une réalité dans plusieurs communes béninoises. C’est dans ce contexte que l’auteur José Herbert AHODODE propose un condensé d’outils et de méthodes à travers un livret « l’Audace d’entreprendre » pour encourager les jeunes à compter d’abord sur eux-mêmes pour construire leur avenir. Dans cet ouvrage, monsieur AHODODE (i) établit un diagnostic objectif de l’employabilité des jeunes au Bénin, (ii) donne la parole à des jeunes africains et des experts de référence dont les parcours permettent d’inspirer d’autres jeunes à oser commencer, (iii) propose aux lecteurs la découverte des organismes étatiques béninois d’accompagnement des initiatives privées et (iv) propose des recommandations fortes au service du développement de l’entrepreneuriat des jeunes.

Devant la flagrante inadéquation entre le contenu des enseignements pédagogiques et les exigences des entreprises béninoises, il s’avère nécessaire de réfléchir à des apports pédagogiques permettant aux étudiants de mieux se familiariser avec les réels enjeux de l’entreprise et du marché de l’emploi en général. Selon l’auteur, c’est en ce sens qu’on peut trouver des solutions optimales pour aider les jeunes à être employables. Il estime également que l’entrepreneuriat est une source principale d’insertion pour répondre aux problèmes du chômage massif qui affecte la jeunesse africaine.

À tous les jeunes du continent africain,
Je voudrais vous faire part de l’honneur que j’ai en écrivant ces quelques lignes pour vous encourager à poursuivre vos efforts afin d’atteindre vos ambitions personnelles. Donnez-vous les moyens de vos objectifs. Trouver un stage ou un emploi, financer vos projets… ; c’est de votre responsabilité. N’attendez personne pour poser les briques de votre avenir. C’est à partir des petits commencements que vous arriverez à soulever des montagnes. Mettez en mouvement physiquement et mentalement vos capacités et chaque étape de vos actes s’imprimera dans votre mémoire. Cela semble trivial, mais cela fonctionne, selon mon expérience.

Bien qu’il ne soit pas la seule composante du paysage économique africain, l’entrepreneuriat constitué des petites initiatives a joué un rôle crucial au cours de cette dernière décennie, en absorbant une bonne partie de la population jeune en pleine croissance.
Avec les différents bouleversements techniques, la facilité de l’accès à l’information, la possibilité d’accéder à des contenus pédagogiques innovants…, une nouvelle ère s’ouvre pour vous. Prenez du recul et réfléchissez sur les comportements que vous devez développer ainsi que les qualités indispensables que vous devez disposer pour capter les opportunités d’affaires qui s’offrent à vous.

Pour aller plus loin, je vous invite à vous ouvrir aux initiatives locales des femmes et des jeunes du secteur informel qui se développent autour de vos localités. Intéressez-vous aux commerçants qui vous entourent, renseignez-vous sur les opportunités qui se créent.

Ibrahima Theo LAM
Entrepreneur, Citoyen du Monde engagé pour le développement des territoires africains.

Chers lecteurs, nous espérons que vous êtes davantage motivés à découvrir le contenu de cet ouvrage suite à la lecture de la Préface.

Toute l’équipe ayant travaillé sur cet ouvrage espère recevoir vos retours de lecture. N’hésitez donc pas à laisser des commentaires et de partager sur les réseaux sociaux.

Pour avoir cet ebook, nous vous proposons deux options :
1. Vous souhaitez accompagner l’Auteur à travers une modeste contribution (vous payez pour l’avoir), cliquez sur ce lien (ebook payant). Vous payez et recevez votre exemplaire de l’ebook.

2. Vous souhaitez accéder à la version libre de cet ouvrageCliquez sur ce lien. Il vous sera demandé de vous abonner pour le recevoir.

Dans tous les cas de figure, nous avons pensé à vous ! Après la lecture, tous les contributeurs souhaitent avoir vos avis. Quelles réflexions et idées vous inspire la lecture de cet ouvrage ? Dites-le nous en commentaires.

A bientôt sur le Blog de José Herbert.


José Herbert AHODODE : Agronome, Auteur, Podcaster

Chers lecteurs, bienvenus sur mon Blog. Si vous venez d’atterrir ici, attrapez une tasse de café ou un thé et préparez-vous à un voyage merveilleux au cœur de mon univers ! Je suis José Herbert Ahodode.

Ma plus grande fierté serait de vous voir aller au bout de vos initiatives et réaliser vos projets. Nous passons assez de temps et gaspillons trop d’énergies à ne pas se lancer dans l’inconnu pour réaliser nos ambitions…

Mais qui suis-je en réalité ?

Comme beaucoup de jeunes nés sur le continent africain et plus précisément dans mon Bénin natal, je suis convaincu que le Développement est une question qui nous concerne tous.

C’est pour cela que très vite, je me suis engagé au service communautaire ; ce qui a débouché sur des collaborations avec plusieurs structures et organisations au Bénin, en Afrique et au-delà. Je ne suis pas encore arrivé à destination puisque le chemin à parcourir pour y arriver est long… Ainsi, je continue d’apprendre et je suis ouvert aux futures collaborations !

A l’image du faucon pèlerin, je suis passionné de voyages d’apprentissages et de découvertes. Cela me permet de me forger au quotidien pour incarner le changement que je souhaite voir dans le Monde. Je reste convaincu qu’avant de changer son quartier, sa ville, son pays, son continent, le Monde, il faut d’abord se changer soi-même !

Ainsi, je suis Alumni de l’Initiative Germano-Africaine pour la jeunesse – African German Youth Initiative, de la Fondation allemande Friedrich Ebert Stiftung, du think tank panafricain GIAf – Groupe Initiative Afrique, du Centre Régional de Leadership YALI – Young African Leaders Initiative…

Mes engagements pour le leadership associatif et entrepreneurial des jeunes m’ont amené à collaborer avec diverses Organisations et think tank ancrés au cœur des défis de Développement du continent africain. En collaboration avec ces organisations, j’interviens donc dans l’élaboration, le déroulement de programmes incluant le renforcement de compétences entrepreneuriales et en leadership associatif des jeunes au Bénin, en Afrique, en Europe…

Je suis Auteur béninois, Agronome socio-économiste de formation. Spécialisé en Economie et Sociologie Rurales.

Au quotidien, à travers l’entreprise Crystal Agri Business, j’accompagne les organisations professionnelles agricoles et les entrepreneurs sur les enjeux de développement des filières et chaînes de valeur agricoles.

Je développe une expertise sur le conseil agricole ainsi que les processus d’accès inclusif au financement agricole. L’éducation et le partage étant mes valeurs premières, j’exerce en qualité de Consultant Formateur. Je continue de me former au quotidien car l’apprentissage « tout au long de la vie » est le cheminement ultime pour aller vers l’excellence.

Passionné des questions de développement socio-économique et de l’implication de la jeunesse, je reste convaincu que chacun de nous a une place à prendre dans ce Monde. C’est donc en découvrant nos atouts et en les mettant en avant qu’on ose réaliser ses ambitions !

Tout le meilleur que je vous souhaite est de trouver votre voie, de faire entendre votre voix et si vous le pouvez, de panser le Monde par la pensée et l’Action…

Sur mon site web, je partage mes expériences, mes réflexions, mes articles traitant de diverses thématiques d’enjeux majeurs pour le Développement socio-économique.

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Oui, je crois à la force des réseaux… Je vous accompagnerai à avoir des réponses à vos questionnements !

Connectons-nous pour construire ensemble le Monde d’aujourd’hui et celui de demain

Cordialement, José Herbert Ahodode.

José Herbert Ahodode

Un espoir pour le Sahel
UN ESPOIR POUR LE SAHEL

Un espoir pour le Sahel

 

UN ESPOIR POUR LE SAHEL... La relance de grands programmes d’infrastructures pour un développement durable, l’amélioration des conditions de vie des populations et le retour de la sécurité. Share on X

Neuf ans après le déclenchement de l’opération qui a mis un terme à l’offensive djihadiste au Mali, la situation au Sahel est préoccupante. Au regard du niveau des budgets investis (il s’agit de milliards d’Euros par an) et du volume des forces militaires engagées dans la résolution de cette crise (au bas mot plus de 35 000 hommes), les perspectives restent peu encourageantes et même inquiétantes au regard de la menace qui s’étend désormais concrètement aux pays du sud Sahel !

Le sentiment qui prévaut est que les stratégies traditionnelles ont échoué. Selon le patronat des pays du G5 SAHEL, une initiative forte et concrète doit être prise pour relever le défi de la paix et du développement au Sahel. Il faut susciter un choc psychologique suffisamment fort pour à nouveau créer de la richesse, retrouver ainsi collectivement confiance en l’avenir et de ce fait réunir les conditions d’un retour à la paix.

Les opérateurs du secteur privé des pays du G5 SAHEL sont convaincus qu’une politique ambitieuse d’investissements dans de grandes infrastructures par la mise en route de chantiers à haute intensité de main d’œuvre, combinée au développement de multiples petits métiers est dorénavant la seule stratégie de nature à relancer la demande et donc le niveau de consommation.

Le projet conçu par l’union des patronats du G5 SAHEL vise à développer un corridor à vocation économique de dimension sous régionale reliant les capitales des pays de la bande Sahel, assorti de la construction d’un barrage majeur (Taoussa), – non pas en coût (il s’agit davantage d’une grande digue sur le fleuve Niger) – mais en capacité à fixer une population, de nature à faire émerger une ville autour d’un nouvel espace économique potentiel.

La mise en synergie de l’ensemble constituera la condition sine qua none pour susciter enfin une production régionale. Cette politique offrira bien évidement de meilleurs services aux populations dans des domaines essentiels comme l’énergie et le transport. Elle devra permettre de créer des emplois dont l’insuffisance aujourd’hui atteint un niveau record extrêmement dangereux pour la stabilité de toute la région et son avenir.

Au niveau du G5 SAHEL, c’est aussi une opportunité exceptionnelle de développer une vision régionale du développement et la promotion d’un aménagement concerté d’un territoire transnational vaste et diversifié aux ressources et potentialités certaines et dont il faut davantage jouer la complémentarité. Le succès de cette nouvelle initiative est dès lors impératif. Il a été présenté aux Chefs d’Etat du G5 SAHEL et a obtenu un début d’appropriation comme choix stratégique majeur, à travers leur déclaration en faveur d’investissements massifs dans les infrastructures pour « une approche intégrée entre sécurité et développement » (communiqué final du Sommet de N’Djamena, p. 28).

Simultanément, un cadre incitatif doit être clairement promu par les pouvoirs publics pour encourager le secteur privé national et international à mobiliser davantage de ressources, en particulier dans le cadre de Partenariats Public Privé (PPP) et accélérer la réalisation des infrastructures incontournables pour le développement du Sahel dans les prochaines décennies.

Les opérateurs sahéliens du secteur privé considèrent que ce choix ainsi clairement affirmé par les autorités politiques auprès des bailleurs de fonds internationaux pourrait amener ceux ci à orienter davantage leurs ressources vers le soutien à cette politique qui combine les visions et les efforts des secteurs privés et publics africains . Le Sommet UA/UE de Bruxelles des 17 et 18 Février 2022 devrait être l’occasion d’en faire la confirmation en classant ce projet, qui irrigue pratiquement toutes les thématiques (mobilité, logistique, emplois…), dans les priorités retenues.

QUID DU PROJET : UN ESPOIR POUR LE SAHEL

I. LE SAHEL DANS L’IMPASSE ?

Sur le plan sécuritaire, malgré quelques succès récents, la dégradation générale de la situation au Sahel et plus particulièrement au Mali et au Burkina Faso est constante depuis 2016. Aux attaques répétées et meurtrières des groupes armés djihadistes contre les forces armées et les populations viennent désormais s’ajouter des exactions contre les populations et des affrontements inter-ethniques sanglants impliquant les communautés Peulhs, Dogons, celle des chasseurs traditionnels et même aujourd’hui les Bambaras. Sous-développement, chômage, pauvreté endémique et impossibilité d’accès aux services de base viennent compléter les ferments de la crise sahélienne.

Il y a lieu de noter des avancées dans le domaine du combat contre le terrorisme dans la région des trois frontières, un renforcement des capacités militaires de certains États de la région, un retour timide de l’État et des administrations sur les territoires ; toutes choses qui sont notoirement insuffisantes pour inverser la tendance, car dans le même temps on assiste à l’extension géographique de la menace. D’autant plus que le volet  » aide au développement  » n’a pas suscité un grand projet emblématique et mobilisateur capable de créer le choc suffisant pour modifier la perception et l’adhésion des populations à la sortie de crise.

II. LE DEVELOPPEMENT COMME JUGE DE PAIX ?

Jusqu’à récemment, la priorité donnée à la situation sécuritaire prévalait sans que cette approche n’ait donné, à ce stade, les résultats escomptés. De nombreux projets de développement ont alors été évoqués, portés sur les fonts baptismaux par les Nations-Unies, ou encore des partenaires bilatéraux et multilatéraux regroupés sous la coordination de l’Alliance Sahel. Mais leur réalisation, leur cohérence d’ensemble et leurs effets sont encore difficiles à mesurer si tant est qu’ils ont été effectivement mis en œuvre.

Entre l’autosatisfaction des effets d’annonces, les lourdeurs technocratiques des procédures et les délais avant que des effets visibles n’apparaissent, les populations sont désabusées. Or, au fil du temps et face aux limites d’une approche exclusivement militaire, les avis convergent de plus en plus pour tenter de traiter l’insécurité par une réponse économique, considérant que c’est en grande partie le chômage et la pauvreté qui sont le terreau de la situation actuelle. Il s’agit donc de créer un choc psychologique et économique à deux niveaux et sur tout l’espace sahélien mais indiciblement liés entre eux : lancer de grands projets d’infrastructure au niveau régional avec autour d’eux les micro-activités qu’ils vont instantanément susciter (alimentation, service, logistique, etc.) combinés à une mise en mouvement à travers de multiples petits projets donnant rapidement des effets visibles.

Parmi les grandes infrastructures dont l’absence pénalise fortement le développement du Sahel, celles qui faciliteront les échanges au sein de ces vastes territoires et l’accès à l’énergie pour le plus grand nombre doivent être prioritaires. Pour amorcer ce processus, le patronat des pays du G5 suggère que les projets soient largement endossés par les Chefs d’Etat devant leurs partenaires internationaux.

III. UN CORRIDOR DE DEVELOPPEMENT RELIANT LES PAYS DU G5 SAHEL
Un premier tronçon relierait Bamako et Nouakchott. Le Mali, compte tenu de sa situation géographique particulière d’ensemble frontalier de 7 pays de la région, a toujours eu une vocation d’échanges interrégionaux. La densification recherchée de son économie comme de celle de l’ensemble des pays de la sous-région passe naturellement par le développement de bassins de production et de flux d’échanges nourrissant les transferts et alimentant cette vocation de plateforme logistique du pays. C’est dans cette perspective d’aménagement de routes que s’inscrivent déjà, avec la Côte d’ivoire le développement de la région de Sikasso et avec le Sénégal celle de Kayes ; ce projet reliant le Mali et la Mauritanie venant compléter ce dispositif déjà bien avancé.

Afin d’en faire un véritable vecteur de sécurisation et de développement, le corridor Nouakchott-Bamako est pensé, dès l’origine dans une approche globale assurant l’articulation entre la dimension internationale (désenclavement commercial), les dynamiques locales de développement économique et social et la sécurisation tout au long du tracé et dans les régions proches. L’objectif est ici d’appréhender le corridor comme un outil pluridimensionnel d’aménagement du territoire, de développement économique, de progrès social et de
sécurisation.

L’extension aux autres pays du G5. L’idée est de commencer l’exploitation du corridor entre Nouakchott et Bamako avec notamment les investissements du port de Nouakchott (déjà réalisés) et le barrage de Taoussa au Mali (déjà voté) et de connecter ensuite le plus rapidement possible, le Burkina le Niger et le Tchad. La base de cette construction reposera sur un dialogue constructif public/privé et entre les patronats des cinq pays, à travers une active concertation pour imaginer les schémas les plus productifs. Il s’agit d’un processus qui se déploiera dans le temps mais qui peut être entrepris dès aujourd’hui pour consolider la paix dans la région par un « choc de structuration » voulu et conçu par les pays du G5 et qui bénéficiera finalement aussi bien aux pays du Nord que du Sud.

IV. UN PROJET GLOBAL, LE BARRAGE de TAOUSSA

Concernant le Mali, ce choc économique et psychologique pourrait être amplifié en mettant en œuvre le projet de barrage de Taoussa dans la région de Boureme, à une centaine de kilomètres au nord de Gao sur le fleuve Niger. Cet investissement permettrait l’installation d’une usine hydroélectrique de 25 MW et une production annuelle de 118 GWhs, l’exploitation du gisement de phosphate de Boureme et le démarrage d’une production de blé à Dire, où des conditions exceptionnelles pour sa culture sont réunies.

L’étude d’impact fait apparaître qu’il absorberait la totalité de la main d’œuvre du cercle de Gao, voire de celui de Tombouctou (de l’ordre de 500 000 personnes seraient impliquées d’une façon ou d’une autre dans ce projet), qu’il permettrait une autosuffisance alimentaire de ces cercles, une augmentation du taux d’activités de la population rurale de 42 à 97 % et des revenus pour cette même population qui seraient multipliés par 10 (de 50 à 500 000 francs CFA/an).

En parallèle, ce projet initié au départ par le Conseil National du Patronat Malien (CNPM) présidé par Mamadou Sinsy Coulibaly, donnerait l’occasion d’un projet dans le projet en recrutant et formant une partie de la population aux petits métiers qu’une telle activité ne manquerait pas de créer automatiquement dans son environnement immédiat ; toutes choses qui participeraient d’une forme de structuration de l’économie informelle, de la stabilité de la zone et de l’adhésion de la population à la recherche d’une issue à la crise malienne.

Pour en savoir plus sur le projet : UN ESPOIR POUR LE SAHEL, téléchargez le document synthèse.

Après lecture du projet, qu’en pensez-vous ? Votre avis nous intéresse ! Dites-le nous en commentaires. N’hésitez pas à le partager sur les réseaux sociaux et de vous abonner au Blog.

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Antonin Dossou

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Groupe Initiative Afrique
Groupe Initiative Afrique (GIAf) : think tank panafricain

Histoire du think tank : Groupe Initiative Afrique

 

Cet article nous conduit à la découverte du think tank panafricain : Groupe Initiative Afrique. Issu des Conférences Europe/Afrique organisées par l’Institut Aspen France depuis 1994, le moment était venu d’implanter en terre africaine ces méthodes efficaces d’échanges et de réflexions et de poursuivre le développement d’un réseau panafricain de suivi et de mise en œuvre de ces réformes en intégrant la  diversité des contextes socio-politiques et socio-économiques subsahariens. Ainsi le think tank- action tank  GROUPE INITIATIVE AFRIQUE a été constitué, en 2011, à Yamoussoukro, sous la Présidence de Feu Charles Konan Banny (ancien Premier ministre ivoirien) et  sous le haut parrainage de Feu Kofi Annan (ancien Secrétaire général de l’ONU) et de l’ancien Président ghanéen John Kufuor (voir liste des membres fondateurs sur le site du Groupe Initiative Afrique).

A l’occasion de la 4ème Conférence Internationale du Groupe Initiative Afrique (GIAf), tenue à Yamoussokro (Cote d’Ivoire) en 2017, José Herbert AHODODE s’est fait connaitre au think tank en intervenant sur un panel pour communiquer sur l’implication de la jeunesse dans la dynamique de l’intégration régionale en Afrique (à la suite d’un article traitant de la thématique et diffusé sur plusieurs sites et réseaux africains). Suite à cette importante activité, je suis devenu Membre du Groupe après validation par le Conseil d’Administration.

Cet article nous amène à la découverte du Groupe Initiative Afrique (GIAf).

Extraits des propos tenus par Charles Konan Banny (RIP) lors de la séance inaugurale du Groupe Initiative Afrique (GIAf)

Groupe Initiative Afrique
Charles Konan Banny (RIP)

« Si nous avons insisté pour que ce Groupe se crée, c’est qu’il y a un manque réel en Afrique : nous ne réfléchissons pas assez !

Nous ne sommes pas les moins doués pour cela, néanmoins le problème c’est de se mettre ensemble, de réfléchir et de créer la synergie comment dégager les vraies questions qui sont les nôtres, comment arriver à l’optimum ? Nous ne devons pas être frileux, nous devons être ouverts. Nous avons aussi quelque chose à apporter dans le cadre de la Gouvernance Mondiale.

Plus on est « petit » économiquement, plus il faut être fort « intellectuellement ». Nous avons la capacité intellectuelle d’être dans ce monde et d’initier les transgressions et les ruptures qui peuvent être nécessaires. Cette initiative est une grande initiative. Il y a un défi et l’occasion est  offerte aux africains, de participer sans complexe et à égalité au « banquet de l’universel » – comme  le préconisait Léopold Sédar Senghor. C’est cela qui m’amène à soutenir cette initiative… »

Groupe Initiative Afrique : Un réseau international de personnalités et d’experts de haut niveau

Le Groupe Initiative Afrique (GIAF) est une association indépendante et apolitique. Il rassemble des personnalités de haut niveau majoritairement africaines tout en étant ouvert à des experts de différentes nationalités francophones et/ou anglophones : hommes/femmes politiques, chefs d’entreprise, universitaires et personnalités issues de la société civile. L’objectif est de faire bouger les lignes et de créer les conditions d’un avenir meilleur pour le continent.

La transdisciplinarité : un des atouts majeurs du GIAf

Universitaires, experts, membres de la société civile, responsables politiques, chefs d’entreprises travaillent, d’ordinaire, plus volontiers avec leurs collègues issus de leurs champs d’activités, et avec lesquels ils partagent des problématiques communes. Un des objectifs du GIAF, et plus particulièrement lors de sa conférence plénière, est de donner la parole aux différents acteurs afin de décloisonner les débats sans langue de bois et en maximisant l’intelligence collective de dégager des solutions adaptées à des problématiques complexes.

Un réseau international et interconnecté

Outre un réseau d’hommes et de femmes politiques ayant exercé ou exerçant des fonctions de premier plan, d’universitaires et d’experts internationaux,  de membres actifs de la société civile, trois antennes (Abidjan, Dakar, Paris) animent mensuellement des débats et assurent le suivi et la diffusion des recommandations adoptées lors des plénières. Des conférences-débats, ouvertes au grand public, sont ponctuellement organisées afin de les porter à la connaissance du plus grand nombre. Ainsi, en plus des Conférences Internationales qui ont lieu en Côte d’Ivoire, des activités ponctuelles et des rencontres sont organisées dans plusieurs capitales africaines ainsi qu’au Parlement européen à Paris.

Une méthode de débat éprouvée : la méthode Aspen

Tous les deux ans, les membres et invités du GIAf, se réunissent à Yamoussoukro pour une grande conférence internationale. Sur deux jours et demi, ils sont invités à traiter les différents aspects d’une thématique préalablement définie et travaillée dans le cadre des réunions mensuelles organisées par les différentes antennes. Cette conférence privilégie la confidentialité des débats afin d’encourager la spontanéité des propos des participants invités à s’exprimer en leur nom propre, au nom de leur expertise, sans toutefois engager les institutions dont ils peuvent, par ailleurs, dépendre. Les débats sont organisés autour d’une grande table réunissant l’ensemble des participants, suivant la méthode dite d’Aspen: un modérateur pose la problématique et distribue la parole. Des introducteurs disposent alors de 7 minutes, chacun, pour traiter librement le sujet soumis (maximum 3 introducteurs par sujet). Les interventions à partir de cas concrets sont particulièrement appréciées afin de mutualiser les expériences et les bonnes pratiques. S’ensuit un débat avec les participants, qui disposent, quant à eux, de 3 minutes, chacun, pour exposer leur point de vue, remarques et/ou critiques. L’observance de ces règles permet de favoriser un débat démocratique où chacun à la possibilité de s’exprimer. A la fin de chaque séance, le modérateur propose une synthèse des travaux. A l’issue de ces deux jours, une demi- journée est consacrée à l’adoption de recommandations.

Des débats et des actes : la préoccupation du suivi

La préoccupation du suivi des recommandations émises en sessions plénières fonde l’originalité du GIAf, et ce, en rupture avec la pratique de l’accumulation de rapports aux lendemains incertains.

Reconnu comme l’un des principaux centres de réflexion prospective, apolitique et non partisan, il s’est ainsi progressivement imposé comme partenaire privilégié des instances internationales (Union africaine, CEDEAO, CEMAC, G20, G8 pour ne citer que quelques exemples). 

La diffusion de ses travaux via la publication de livrets, le suivi de problématiques clés et de ses recommandations, l’organisation, enfin, de conférences publiques l’ancrent véritablement dans une perspective d’« action tank ».

Exemple de thématiques traitées à Yamoussoukro (Conférences internationales) :

2017 – Comment refonder la dynamique de l’intégration régionale en Afrique : intégration ou désintégration ?

2014 – Jeunesse africaine : « bombe à retardement » ou opportunité historique ?

2012 – Comment renforcer l’efficacité de l’Etat en Afrique. ?

2011 – Paix, croissance économique et développement solidaire : Quelles ruptures sont nécessaires ?

Tous les rapports des Conférences du think tank sont disponibles sur le site internet du Groupe Initiative Afrique ainsi que des comptes rendus d’activités et diverses rencontres disponibles sur les réseaux sociaux (Facebook, LinkedIn, Instagram, Twitter et YouTube).

Site Internet : http://www.initiative-afrique.org/fr

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Opportunités de Partenariat

Être partenaire du Groupe Initiative Afrique (GIAF), c’est faire confiance à la crédibilité et à l’efficacité d’un think tank international, éprouvées depuis 08 ans, en lui permettant de poursuivre ses missions dans le respect de ses valeurs cardinales. C’est s’engager en vue de faire progresser le débat et d’y prendre part pleinement dans l’intérêt de la recherche de voies et solutions efficientes pour l’avenir du continent. C’est, enfin, participer à une œuvre collective qui privilégie le débat d’idées et l’action. 

Pour de plus amples informations, veuillez contacter :

  • Pascal Peyrou, Secrétaire général du GIAf.

Courriel : ppeyrou@initiative-afrique.org

  • José Herbert Ahodode, Jeune leader, Auteur, Agronome.

Courriel : herbert@joseahodode.com

Le GIAf Junior est une émanation du GIAf (Groupe Initiative Afrique). Ce creuset de jeunes leaders, de différents horizons du continent africain et au-delà, représente la voix et la force vives de la jeunesse au sein de notre think tank. Le GIAf Junior a pour vocation de permettre aux jeunes africain.e.s de questionner, discuter, et réfléchir sur leurs environnements afin d’apporter des éléments de réponses qui leurs sont propres pour faire face à leurs préoccupations et attentes. Pour en savoir plus sur le GIAf Junior, cliquez ici.

3 astuces pour rester productif quand on travaille de chez soi
Télétravail : 3 astuces pour rester productif quand on travaille de chez soi

Télétravail : 6 astuces pour optimiser votre efficacité | MovingWaldo
Chers lecteurs, je viens partager dans cet article quelques astuces pour rester productif quand on travaille de chez soi. En effet, dans le contexte de la pandémie liée au coronavirus, le télétravail constitue l’ultime option choisie par les entreprises pour avoir de meilleurs résultats. Adopter le télétravail, c’est permettre à ses collaborateurs de travailler depuis chez eux et ceci s’avère très important à l’ère du numérique. Cependant, entre bruits et imprévus, il n’est pas toujours facile d’être productif quand on travaille depuis la maison.

Je partage avec vous 03 astuces pour rendre le télétravail agréable et rester productif en travaillant de chez soi. Share on X

Comment rester productif quand on travaille de chez soi ?

Dans le contexte de la pandémie Covid-19 et dans certains contextes particuliers, beaucoup de personnes dont le travail exige la présence physique perdent leurs emplois. Beaucoup de travailleurs se reconvertissent dans le freelance. Il existe donc des options pour travailler de chez soi. Il s’agit bien de travaux que vous pouvez rendre à distance, sans vous lever et aller vers un bureau quelconque. Dans ce cas de figure, votre bureau, c’est votre maison ou un lieu où vous décider de travailler. Mais force est de constater que ce n’est pas toujours facile de travailler à distance. Il se pose évidemment la question de savoir comment rester productif quand on travaille de chez soi. Dans les prochaines lignes, je vous partage quelques astuces pour rester productif quand on travaille depuis la maison.

1.     Bien choisir son espace de travail

Pour rendre le télétravail agréable et optimiser votre activité depuis la maison, il est important de choisir un espace confortable. Si vous avez la possibilité, choisissez de travailler depuis votre lit. Personnellement, cette option ne me parait pas optimale. Mais vous pouvez aménager un endroit chez vous qui pourrait vous servir de bureau. Cet endroit pourrait être votre salon ou la chambre avec un siège confortable. L’essentiel est d’éviter les distractions afin de rester concentré et productif.

Dans le même sens, vous pouvez choisir de sortir de la maison, d’aller vers des lieux publics mais calmes. Il peut s’agir d’un endroit qui fait face à la mer ou d’un cyber café. L’objectif est de garder vos outils de travail comme votre ordinateur et avoir accès à une connexion internet. Cependant, je vous recommande de garder vos habitudes. Prendre une douche et s’habiller, par exemple, aide certaines personnes à comprendre qu’ils vont commencer le travail.

2.     Délimiter son temps de travail et définir des objectifs

Il est important, pour être productif quand on travail de chez soi, de délimiter ses heures d’activité. La discipline permet de rester productif dans toute tâche. Ainsi, si vous définissez vos horaires de travail dans une journée, vous savez quand il faut travailler et quand il faudra vous reposer.

Évidemment, à première impression, travailler de chez soi donne l’idée des heures flexibles et adaptées et non sous la pression d’un supérieur hiérarchique. Mais, se faisant, la procrastination n’est pas loin. C’est pour cela qu’il est conseillé de définir des objectifs journaliers, hebdomadaires et de les tenir dans les horaires fixés.
De même, il est important de prendre des temps de pause pour reprendre le travail en bonne forme. Il ne faudra donc pas vous empêcher de prendre quelques minutes de distraction, mais définissez ce temps de pause dans le planning journalier et respectez-le.

3.     Travailler à son rythme : relax et zen !

Nous traversons des moments assez stressants déjà ! Il ne faudrait pas en rajouter quand vous travaillez de chez vous… C’est vrai que nous visons la productivité mais il est inutile de se mettre une pression monstre. Puisque travailler de chez soi donne plus de libertés, c’est le moment idéal pour vous organiser de façon à réfléchir à d’autres pans de votre vie.

C’est l’occasion de penser à votre vie personnelle, professionnelle, de planifier vos prochaines vacances, de passer plus de temps en famille, penser au futur et envisager de nouveaux projets comme la création de cette entreprise dont vous rêvez depuis. Si vous voulez des astuces et conseils d’entrepreneurs, je vous invite à lire mon ouvrage portant sur l’Audace d’Entreprendre.

Rester productif quand on travaille de chez soi : que retenir ?

Les astuces que j’ai partagé avec vous et que j’applique, au quotidien, peuvent se résumer à trois fondamentaux pour rester productif quand on travaille de chez soi. Il faudra donc retenir qu’il est important de bien choisir son espace de travail (à la maison ou ailleurs), de délimiter son temps de travail (se définir des objectifs et les respecter) et surtout de travailler à son rythme.

Merci d’avoir lu jusqu’ici. Si vous avez d’autres astuces pour rester productif quand on travaille de chez soi, n’hésitez pas à les partager en commentaires. Si cet article sur les astuces pour rendre le télétravail agréable vous a été utile, partagez-le à travers les réseaux sociaux !


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Ouvrage collectif : L’entrepreneuriat axé sur le développement durable

« L’entrepreneuriat axé sur le développement durable » est un ouvrage co-écrit par trois auteurs : Christian OWONA EYENGA, L. Miriame Bénédicte TRAORE et José Herbert AHODODE. Trois jeunes auteurs, passionnés des questions de développement, férus de l’écriture, ont entrepris d’écrire un ouvrage collectif sur l’entrepreneuriat des jeunes dans le contexte africain. Les jeunes auteurs se sont retrouvés pour la première fois, en 2019, à l’occasion de la résidence des alumni des programmes d’échanges et de volontariat pilotée par le programme AGYI (African German Youth Initiative) à Grand-Popo (Bénin).

Des diverses discussions sont ressorties des passions communes pour les thématiques en lien avec le développement durable. Les nouveaux amis ont nourri de fructueux échanges sur leurs ambitions communes et leurs passions partagées pour l’écriture. Et voilà la genèse de l’ouvrage, objet du présent article.

Avant d’aborder le contenu de l’ouvrage, il parait opportun de présenter, brièvement, les co-auteurs : (1) Christian Owona Eyenga est un jeune camerounais, auteur – écrivain – chercheur, titulaire d’un master en science politique, spécialisé en relations internationales et études stratégiques ; (2) L. Miriame Bénédicte Traore est une jeune burkinabé, écrivaine, juriste de formation, spécialisée en droit public ; (3) José Herbert Ahodode est un jeune béninois, auteur – écrivain – entrepreneur, titulaire d’un master en agronomie, spécialisé en économie et sociologie rurales, consultant formateur sur les chaines de valeur agricoles.

Les co-auteurs, aux constats, sont pluridisciplinaires et c’est justement la pluralité des compétences qui constitue la richesse du contenu de l’ouvrage. En effet, l’entrepreneuriat jeune en Afrique subsaharienne est devenu indispensable pour la prospérité du continent. De nombreux jeunes africains s’aventurent dans l’entrepreneuriat sans aucune maîtrise des techniques et méthodes de mise en œuvre d’un projet. C’est la raison pour laquelle on assiste sans cesse à l’échec de leurs activités. Cet ouvrage « L’entrepreneuriat axé sur le développement durable – Entrepreneuriat des jeunes : techniques et outils face aux enjeux de développement » est un guide pratique pour conseiller les futurs jeunes leaders dans cette belle aventure qu’est l’entrepreneuriat.

Le continent africain possède l’une des populations les plus jeunes de la planète. Celle-ci est estimée à environ 70% ; cette population est en partie basée dans sa région sub-saharienne dont la moyenne d’âge se trouve sous la barre des 30 ans. Ces jeunes hommes et femmes qui font face aux enjeux de développement se trouvent être des acteurs incontournables de l’émergence et du développement local dans les secteurs politique, économique, culturel, environnement durable, etc. Cependant, ceux-ci se heurtent à certains obstacles d’ordre conceptuel liés au système classique de leurs systèmes de formation ou d’enseignement (celui qui consiste à s’instruire et acquérir juste les connaissances classico-théoriques et donc l’objectif est de servir exclusivement dans le secteur public). Or le secteur public n’a jamais développé un État.

Aujourd’hui, il devient capital qu’il puisse s’arrimer et être en mesure de rivaliser avec les autres acteurs de la globalisation. C’est cet ensemble d’éléments qui illustrent à suffisance que cette jeunesse puisse se trouver en marge du développement.

Il devient donc impératif que la jeunesse s’oriente vers un entrepreneuriat « contractualisé » répondant à ses attentes et besoins immédiats avec des impacts visibles à court et à long-terme. Il faut aussi noter que de nombreuses organisations apportent déjà leur expertise, bien encore minime parce qu’elles visent une minorité prioritairement les « jeunes instruits » à travers des séminaires de formation, d’échanges ou de mentorat (Fonds d’innovation AGYI de la GIZ, le Programme d’entrepreneuriat Tony Elumelu).

Ces initiatives bien qu’étant louables, comportent un ensemble de lapsus à l’exemple d’absence réelle de véritable politique de suivi post formation des anciens apprenants ainsi que des subventions et des financements. En outre, les politiques d’aide et d’appuis aux formations de ces différentes organisations qui œuvrent dans le soutien de l’entrepreneuriat jeune dans la région sont trop sélectives et discriminatoires c’est-à-dire pas accessibles à tous les jeunes.

En effet, le continent africain est caractérisé par un environnement économique peu favorable à la production, à l’éclosion de l’initiative privée et à l’émergence des pôles régionaux de développement, d’une déficience des normes et structures sociales, d’un faible niveau de culture politique des acteurs, d’une gouvernance qui se cherche indéfiniment, d’un analphabétisme en matière d’écologie, d’une détérioration des valeurs culturelles engendrant une progressive perte de repères identitaires et d’une technologie quasi-inexistante. Aussi, les populations aspirent-elles à des Etats acteurs et véritables facilitateurs du développement économique, un secteur privé dynamique, entreprenant et innovateur, une économie prospère et compétitive, l’émergence de pôles régionaux de développement viables.

C’est au regard des grands défis de développement, de la connaissance du vécu des populations, que les trois jeunes Auteurs provenant du Bénin, du Burkina-Faso et du Cameroun ont pris l’option de s’engager dans une réflexion collective. Il s’agit de jeter un regard analytique sur les principaux enjeux de développement du continent mère, l’Afrique.

C’est à l’œuvre et beaucoup d’initiatives à travers le continent permettent de voir une jeunesse en pleine mutation, consciente des enjeux et défis du développement et déterminée à s’engager. Puisse cet ouvrage apporter sa petite pierre à la construction d’une dynamique en cours, celle du développement.

 

Par ailleurs, l’un des objectifs de l’ouvrage est d’éveiller la conscience de la jeunesse, en apportant des éclaircissements sur les notions d’entrepreneuriat, de leadership et sur comment avoir des financements pour démarrer des projets.

Beaucoup de jeunes suivent des formations théoriques sur l’entrepreneuriat où on leur répète les mêmes choses : entreprendre c’est prendre des risques, c’est identifier un problème à résoudre, etc.

Mais en pratique, les jeunes ressortent de ces formations sans n’avoir presque rien assimilé. Ils sont donc nombreux, ces jeunes, qui entreprennent juste parce qu’ils sont au chômage et dès l’apparition des difficultés, ces derniers abandonnent.

L’entrepreneuriat est un domaine plus complexe que ce qui est enseigné. Quand on parle d’entrepreneuriat, beaucoup voient le résultat et non le processus ; pourtant le processus est long et douloureux.

Dans notre marche vers la création d’une entreprise, beaucoup d’organismes sont prêts à nous accompagner financièrement tels que la GIZ, USAID, UBA et bien d’autres.

Il incombe alors à chacun de connaitre ces organismes et les mesures dans lesquelles ils octroient les financements. Il n’est pas aisé d’obtenir un financement pour un projet et les organismes non plus ne peuvent se permettre de financer n’importe quel projet. A cet effet, faut-il le rappeler, au 21ème siècle, les entreprises doivent avoir un but particulier qui réponde au contexte d’améliorer les conditions de vie de la communauté.

Particulièrement, dans le contexte africain, l’entrepreneuriat doit répondre à certains critères. Les Objectifs du Développement Durables (ODD) édictés par l’ONU et les aspirations de l’agenda 2063 de l’Union Africaine (UA) cadrent bien avec les buts que nos entreprises doivent viser. Dans cet ouvrage, il a été tout aussi question des ODD qui demeurent encore une obscurité pour beaucoup de jeunes en Afrique et qui, pourtant sont impératifs pour un jeune entrepreneur.

Cet essai analytique vise principalement à donner des réponses concrètes aux jeunes du continent et d’ailleurs mais prioritairement aux jeunes qui aimeraient s’engager dans l’entrepreneuriat mais qui ne maîtrisent pas les jeux et enjeux de conception d’un projet. Le but étant qu’ils puissent être aptes à faire face aux différents enjeux socio-politiques, économiques, environnementaux… auxquels ils sont confrontés dans leur milieu.

Il faut relever ici, qu’avant de parler d’entrepreneuriat ou de réalisation d’un projet, l’acteur ou le porteur d’idée innovante devrait se rassurer de remplir et répondre à un certain nombre de critères et de conditions. Les critères sont liés aux enjeux de développement global (agenda 2030 et agenda 2063). Tout projet d’innovation doit d’abord être en mesure de résoudre au moins deux à plusieurs problèmes palpables des objectifs de développement durable et des aspirations « africaines ».

Dans la logique des conditions que doit remplir l’acteur de l’innovation, il faut qu’il développe certaines capacités (dont le leadership) qui l’aideront à concevoir (monter le projet) et à convaincre les autres acteurs indispensables à son projet de le suivre dans la mise en œuvre et le suivi de son initiative (financement). On peut donc comprendre que la création d’une entreprise nécessite un ensemble de techniques et de méthodes utiles à éprouver.

Pour faciliter la compréhension de la réalisation effective d’une idée entrepreneuriale, il faut faire appel à un ensemble de questionnements auxquels ce manuscrit se porte garant de répondre et d’apporter des approches réalistes : primo, comment amener les jeunes futurs entrepreneurs à comprendre les jeux et enjeux des objectifs de développement durable pour que ces derniers puissent participer au développement local de façon efficiente et efficace ?

Secundo, quelles sont les qualités qu’ils doivent cultiver afin d’être plus compétitifs et rentables non seulement à court terme mais aussi à long-terme ?

Après, comment doivent-ils faire pour élaborer et réaliser un projet viable ? Enfin, quels sont les conditions et critères à remplir pour solliciter un financement de la part d’un potentiel investisseur ?

Tout au long de l’argumentaire construit dans cet ouvrage, il a donc été question, premièrement de présenter et réexpliquer les ODD et l’agenda 2063 de l’Union Africaine pour mieux faire comprendre le but de ces politiques publiques aux jeunes. Deuxièmement, il s’agit d’amener le jeune entrepreneur à développer et à cultiver certaines aptitudes et atouts de sorte qu’il puisse avoir les outils de management des ressources humaines en toute circonstance.

Troisièmement, cet écrit apporte un ensemble de techniques et d’outils de base indispensables à tout jeune pour concevoir, mettre en œuvre et réaliser un projet.

Enfin, l’un des problèmes majeurs ou freins à la viabilité des projets de jeunesse est, et demeure, le financement ; cet essai, dans une moindre mesure, apporte quelques éléments de réponse aux entrepreneurs sur la conduite à tenir pour bénéficier d’une aide financière en expliquant les procédures de soumissions de projets à certains partenaires.

Voilà le contenu de l’ouvrage ainsi largement présenté… Il vous est, dès maintenant, loisible d’acquérir votre exemplaire de cet ouvrage en contactant, via WhatsApp, les numéros communiqués plus bas. Nous ferons le nécessaire pour vous faire livrer à Ouagadougou, Cotonou, Dakar et dans d’autres villes africaines en fonction de nos possibilités. 

Si ce n’est pour vous, achetez cet ouvrage pour un jeune frère ou une jeune sœur à l’autre bout du continent africain !

A toutes fins utiles, pour mettre des visages sur les noms des co-auteurs du présent ouvrage, ainsi que dans la perspective des prises de contact pour de prochaines collaborations, voici leurs photos et contacts.

Christian OWONA EYENGA

+221 77 716 08 53

José Herbert AHODODE

+32 465 98 11 24

Si vous êtes au Bénin, ou partout dans le Monde, vous pouvez commander votre exemplaire de l’ouvrage chez Bookconekt et vous faire livrer.

Comme dit plus haut, n’hésitez pas à contacter les co-auteurs pour des collaborations et des synergies d’actions au profit de la jeunesse africaine.

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