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José Herbert Ahodode
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Mon entretien sur l’ORTB : RDV de Midi
José Herbert Ahodode

Invité sur l’émission « Rendez-vous de Midi » sur la rubrique « REFERENCE » de la Chaine de Télévision Nationale ORTB, José Herbert Ahodode, Ingénieur Agronome, Spécialisé en Accès inclusif au financement, a évoqué les enjeux de l’entrepreneuriat agricole dans le contexte béninois. Il y a tellement de dynamiques qu’il nous faut poursuivre notre engagement quotidien, au profit des acteurs agricoles et particulièrement des jeunes.

Merci de visiter mon site web : https://joseahodode.com pour en savoir plus sur mes engagements, pour découvrir mes ouvrages et autres…

Retrouvez Crystal Agri Business SARL via le site dédié : https://crystal-agribusiness.com

Cherté du maïs au Bénin : entretien de José H. Ahodode sur AGRATIME

Il y a de fortes spéculations sur le maïs au Bénin. Le problème des uns (consommateurs) fait le bonheur des autres (commerçants).

Les intermédiaires et autres acteurs de la chaîne de commercialisation gagnent plus en périodes de pénurie.

La crise économique est patente, à y voir le vécu quotidien du Béninois.

Dans un contexte d’inflation, il est évident que le pouvoir d’achat s’est érodé avec pour conséquence la réduction du panier de la ménagère…

Flambée du prix de maïs au Bénin: « Qu’on interdise l’exportation ne change pas grand-chose »

Comme une fois n’est pas coutume, M. Emmanuel M. LOCONON m’a accordé un entretien via le Journal agricole en ligne AGRATIME.

Je partage mon avis et j’analyse la situation de la cherté du maïs au Bénin.

Et vous, quel est votre avis sur la question ? Comment réussir à avoir du maïs dans nos plats à des prix accessibles aux béninois.e.s ?

Je partage beaucoup de contenus en lien avec l’entrepreneuriat des jeunes, l’innovation en Afrique, la motivation, le développement personnel, le développement durable, etc.

Connectons-nous pour construire ensemble le Monde d’aujourd’hui et celui de demain

Les Défis de Notre Génération
Les Défis de Notre Génération : Appel à la Jeunesse pour l’Action – José Herbert Ahodode

José Herbert Ahodode a publié et diffusé sur AMAZON la première édition de son ouvrage : « Les Défis de Notre Génération : Appel à la Jeunesse pour l’Action » en 2018. Des années plus tard, nos défis restent les mêmes et le continent africain fait face à de multiples urgences ! C’est plus que jamais le moment de remettre en question nos idées pour nous projeter sur des approches de solution réalistes. Et voilà tout l’intérêt de cette nouvelle édition de l’ouvrage réalisée par GUECI Livres sous la coordination de Dr. Tanguy Agoi.

Puisque les intelligences collectives sont utiles pour réfléchir ENSEMBLE, l’auteur a sollicité la contribution de plusieurs personnalités dont Gilles YabiYacoubou AmadouMélina SeymourMoïse Kérékou, qui ont partagé leurs expériences et regards sur la jeunesse. Il s’agit donc d’un livre aux partages multiples !

Dans un contexte de délitement des valeurs morales et de faible implication des jeunes dans les politiques publiques, les grands enjeux de développement nous interpellent tous autant que nous sommes. L’Afrique et sa Jeunesse se trouvent face à un carrefour, dans un Monde pluriel, où les décisions d’aujourd’hui conditionnent le futur. Quels Développements souhaitons-nous ? Quelles sont nos priorités de développement ? Comment la jeunesse peut-elle s’impliquer sur les défis de notre génération ? Ce sont autant de questionnements auxquels l’auteur a bien voulu prêter sa plume. Les idées évoquées dans cet ouvrage sont issues des expériences personnelles et elles ont été enrichies par des contributions spéciales de quelques acteurs clés de développement au Bénin qui ont apporté leurs regards sur le rôle de la jeunesse dans nos défis multiples. La nouvelle génération se trouve confronter à un certain nombre d’écueils qui la freinent dans sa quête permanente du succès. Cet ouvrage ne se réclame pas être une panacée à nos maux mais il voudrait jouer sa partition en apportant sa petite pierre à l’édification d’une jeunesse en pleine mutation, dans une Afrique plurielle, dans un Monde en plein essor. Les situations et changements que nous devons opérer avec la participation active de la jeunesse ont constitué le grand format de cet ouvrage. Certes, nous n’avons pas abordé toutes les questions de Développement mais cet essai mène des réflexions et des prises de positions sur des questions cruciales au développement des communautés. 

En réalité, le présent ouvrage expose, selon les mots de l’éditeur, les enjeux de développement à partir d’acteurs bien formés à propos : les jeunes. La question de l’engagement des jeunes est toujours d’actualité. Comment former une jeunesse qui s’engage d’abord pour son propre épanouissement et ensuite, pour le développement de son pays ? Ce livre réunit plusieurs avis de personnalités aux réflexions pointues.

L’ouvrage a été préfacé par Mélina Seymour, coach de jeunes leaders, Auteure guadeloupéenne, Présidente de l’ONG Africa Mondo.

Lire ici l’intégralité de l’article publié par Mélina Seymour sur son site pour annoncer la sortie de l’ouvrage !

Ce jeune agronome, militant d’organisations de la société civile, originaire de la ville de Savalou (au Bénin), m’a sollicitée pour écrire la préface de son ouvrage. J’ai accepté, j’en suis très honorée et très fière, car nous partageons des causes communes au service de notre Génération. 

En effet, que nous soyons en Guadeloupe (Antilles françaises), en Amérique du nord, en Europe ou en Afrique, les jeunes s’interrogent et s’impliquent dans le développement de leurs territoires respectifs. C’est ce qui nous appelle à faire « Unité », même si nos réalités Nord-Sud sont différentes, le développement plus harmonieux de nos pays demeure une préoccupation constante pour une jeunesse de plus en plus diplômée, mais dont les perspectives économiques et sociales restent très incertaines.

 Dans cet essai de José Herbert Ahododé, « Les Défis de Notre Génération : Appel à la Jeunesse pour l’Action », le jeune auteur aborde des questions diverses et des réflexions sur les enjeux cruciaux de développement du Bénin, de l’Afrique et du Monde.

Dans un contexte de délitement des valeurs morales et de non implication des jeunes dans les politiques publiques et leur non préparation à la gouvernance, la jeunesse se trouve confrontée à un certain nombre d’écueils qui la freinent dans sa quête permanente du succès. Cet ouvrage ne se réclame pas être une panacée à nos maux mais ce jeune béninois actif nourrit la noble ambition de jouer sa partition en apportant sa pierre à l’édification d’une jeunesse en pleine mutation dans un monde en plein essor.

Je vous invite à acheter ce livre pour vous-mêmes, mais aussi pour l’offrir à vos proches, aux jeunes de vos associations et des établissements de formations que vous fréquentez. Cet appel à la jeunesse pour l’action au Bénin, en Afrique et dans le Monde est une contribution à valoriser et à promouvoir pour plusieurs raisons. C’est un ouvrage écrit par un jeune béninois qui appelle à la réflexion, qui veut contribuer à l’amélioration des politiques publiques, qui invite les jeunes à s’impliquer au cœur de la société. Il est un acteur de développement et non pas un spectateur.

José Herbert Ahododé, tout comme moi est convaincu que la jeunesse hérite d’une mission de vie qu’il faut oser découvrir et accomplir pour le bien de l’Humanité toute entière. Nous avons tous une mission à accomplir et cet auteur est déjà à l’œuvre, encourageons-le à poursuivre sa voie qui honore toute une génération de jeunes leaders africains.

En exclusivité pour le lecteur, voici l’intégralité de la Préface de Mélina Seymour.

Melina Seymour

 

Préface de Mélina Seymour, Coach, Auteure, Présidente de l’ONG Africa Mondo.

« Enfants du Bénin, debout !
 La liberté d’un cri sonore
 Chante aux premiers feux de l’aurore ;
 Enfants du Bénin, debout ! »

Tel le refrain de l’hymne national du Bénin, José Herbert AHODODE est un jeune béninois debout et responsable qui souhaite le développement économique et social de son pays. Il invite la jeunesse béninoise consciente de son potentiel à prendre part aux grands changements qui doivent dessiner la République du Bénin dans les prochaines années.

C’est audacieux et il mérite d’être encouragé ; car, s’impliquer de nos jours relève de la détermination à servir des causes nobles et justes pour inspirer et impacter positivement la vie de nos communautés dans le monde.

L’historien américain John Gillis qualifiait la jeunesse au début des années 1970 d’« Une invention moderne ». Moderne elle l’est, et innovante, elle le sera toujours.

Partout dans le monde, à travers les siècles, les jeunes sont considérés comme forces vives et à la fois objets d’inquiétudes. En effet, à travers les discours politiques en périodes électorales, les politiciens prennent appui sur les forces vives qu’ils représentent, et une fois l’élection passée, tous les projets qui leur étaient destinés sont aussi vite oubliés.

Il en est de même en périodes de guerre. Les jeunes sont envoyés au front, tels des héros pour sauver la patrie, car ils sont forts, en bonne santé physique et représentent de valeureux combattants ; et, en temps de paix, ils sont considérés comme une catégorie sociale responsable de tous les maux.

Pourtant, malgré les défis quotidiens auxquels les jeunes du monde entier sont confrontés, tels que les épidémies, le chômage de masse, les pollutions, la précarité, la prostitution et toutes les violences du monde, les jeunes concourent aux actions pérennes pour que la paix et le bonheur soient une réalité.

Thomas Sankara disait : « La maladie ne se guérit point en prononçant le nom du médicament, mais en prenant le médicament ». C’est dans ce sens qu’à travers des initiatives et des actions concrètes au sein des réseaux, d’associations et d’ONG, les jeunes peuvent contribuer également au développement socio-économique de leur territoire.

En tant que présidente d’un réseau international de jeunes qui est représenté dans 20 pays, dont 16 en Afrique, je peux vous assurer que s’agissant de la question du bonheur et du mieux-être des populations, la jeunesse africaine contribue grandement à ce que cela soit une réalité. C’est pour beaucoup un leitmotiv afin de vivre en harmonie avec les autres et avec soi-même. La jeunesse béninoise, avec d’autres, est porteuse de paix, d’espoir et de grands changements positifs, même si les apparences peuvent être trompeuses. Sur le terrain, elle s’engage dans toutes sortes d’actions humanitaires, en faveur des plus démunis, des femmes battues, des orphelins… pour redonner le sourire à toutes ces populations qui ont été marquées par de tristes événements.

José Herbert AHODODE fait partie de cette génération qui veut donner le meilleur d’elle-même et je le remercie pour cet engagement. Cette jeunesse dynamique et volontaire trouvera sa voie, avec ou sans aide, car elle sait faire preuve d’imagination et de créativité à toute épreuve. L’espoir est donc permis pour aller de l’avant en confiance et avec détermination. Nos initiatives individuelles et collectives pour contribuer au Bonheur, à plus d’Amour, ainsi qu’à la Paix sont les seules issues possibles pour élever nos Nations.

Mélina Seymour.

La nouvelle édition de cet ouvrage a également connu une deuxième Préface de M. Yacoubou Amadou, Directeur adjoint de Cabinet du Ministre d’Etat Abdoulaye Bio Tchané, chargé du Développement et de la Coordination de l’Action Gouvernementale au Bénin. L’auteur, par ce canal, remercie également les contributeurs qui ont apporté un regard expérimenté sur les enjeux de la jeunesse dans le contexte actuel. Nos vifs remerciements à Dr. Gilles Yabi, Fondateur du think tank citoyen WATHI et M. Moise Kérékou, Acteur politique, Auteur – ancien Ambassadeur du Bénin en Turquie – pour leurs précieuses contributions à l’édition de l’ouvrage : « Les Défis de Notre Génération ».

José Herbert Ahododé vous invite à commander votre exemplaire de son ouvrage et le diffuser autour de vous ! Le livre cache toujours un secret... Share on X

Merci d’avoir lu cette présentation du livre et de son contexte général. Souhaitez-vous faire partie des lecteurs de l’ouvrage « Les Défis de Notre Génération » ? N’hésitez pas à m’envoyer un mail sur herbert@joseahodode.com ou un message WhatsApp : +229 66 44 01 00 pour réclamer votre livre.

Vous pouvez également commander votre exemplaire de l’ouvrage collectif : « L’entrepreneuriat axé sur le Développement Durable » publié au Burkina-Faso et disponible à Cotonou, Ouagadougou et Dakar.

N’oubliez pas de récupérer votre cadeau : téléchargez librement votre ebook : « L’audace d’Entreprendre : Une Jeunesse en Action » de José Herbert Ahodode avec la contribution spéciale d’une dizaine d’entrepreneurs du Bénin et au-delà…

Partagez-nous vos avis en commentaires ou via les réseaux sociaux de l’auteur.

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Commercialisation Anacarde
Bénin : Coûts de transaction dans les modes de commercialisation de l’anacarde

Cet article est issu d’une recherche scientifique sur les modes de commercialisation de l’anacarde au nord-ouest du Bénin. Du fait de son rôle dans l’obtention de revenus pour les paysans et de devises pour le pays, l’anacarde est une culture d’un fort intérêt économique et stratégique au Bénin. Sa commercialisation est cependant soumise à de nombreuses contraintes, dont les coûts de transaction qui font l’objet de la présente étude.

Commercialisation des noix de cajou au Bénin : La campagne 2020-2021 officiellement lancée à Kétou | Gouvernement de la République du Bénin

Au Bénin, dans le cas de la mise en marché de l’anacarde, la deuxième culture de rente après le coton et qui est également importante dans d’autres pays de la sous-région, la coordination des échanges se fait à travers deux principaux modes de commercialisation, la vente individuelle et la vente groupée. L’arrangement contractuel individuel revêt plusieurs aspects à cause de la multitude d’intermédiaires qui animent le circuit de vente, créant ainsi des arrangements contractuels emboîtés. L’asymétrie d’information relative au prix et aux conditions du marché est si forte qu’il n’est pas aisé pour les producteurs de faire ex ante le meilleur choix de partenaires contractants (sélection adverse).

Profitant de leur avance informationnelle, les intermédiaires introduisent des contrats leur permettant de développer ex post des comportements opportunistes (aléa moral) et de tirer une rente comportementale. Face à ces situations, la vente groupée a été initiée pour faciliter la mise en marché des noix par les producteurs. Mais si la théorie des coûts de transaction enseigne qu’à chaque mode de gouvernance correspond un niveau de coûts de transaction donné, aucune étude n’a été jusqu’ici menée au Bénin pour déterminer effectivement la nature et le niveau des coûts de transaction dans les deux principaux modes de mise en marché de l’anacarde.

L’une des rares études existantes porte certes sur l’analyse des coûts de transaction dans la commercialisation des noix de cajou en général dans la zone d’étude, mais n’aborde pas spécifiquement le cas des différents arrangements institutionnels qui pourtant caractérisent le système complexe de vente de ces noix au Bénin.

La présente étude se veut une application concrète, complémentaire, du concept des coûts de transaction dans la commercialisation des noix d'anacarde au Bénin. Share on X

En se basant sur un échantillon aléatoire de 122 producteurs choisis au nord-ouest du Bénin et en utilisant l’approche des coûts d’opportunité, l’efficacité transactionnelle des deux modes de commercialisation (individuelle et groupée) a été analysée.

Il ressort des résultats que les producteurs supportent des coûts de transaction de 93 F CFA/kg dans le mode de vente individuelle contre seulement 43 F CFA/kg dans la vente groupée (1 € = 656 F CFA). Dans les deux modes, la composante majeure est constituée par les coûts de transaction ex ante (98 %) contre seulement 2 % pour les coûts ex post.

Si les résultats montrent que la vente groupée a un avantage comparatif en termes de réduction des coûts de transaction, ce mode peine cependant à se développer et le mode individuel reste toujours dominant (62 %). Ce résultat ne corrobore pas l’idée généralement admise de préférence des acteurs pour le mode de coordination minimisant les coûts de transaction dans un processus d’échange. Il suggère la nécessité d’approfondir l’analyse de l’efficacité transactionnelle, en incluant l’analyse de la perception des producteurs sur le fonctionnement de chaque mode de commercialisation et sur l’importance des coûts de transaction liés à chacun.

Pour en savoir plus sur l’étude, la méthodologie complète et les différents résultats obtenus après analyse des données, lisez l’article complet sur ce lien ou téléchargez le fichier au besoin.

Cet article a été également cité dans la rubrique des ressources du site Inter-Réseaux et Développement rural, un réseau d’organisations européennes et africaines. Vous pouvez aussi lire un résumé de l’article réalisé par le Centre d’études et de prospective du Ministère de l’Agriculture et de la souveraineté alimentaire de France.

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Les Agropoles en Afrique : une panacée pour l’Agriculture ?

Cet article sur les agropoles s’intéresse à une réflexion aux alternatives pour l’essor de l’agriculture africaine. En effet, la promotion du partenariat public-privé (PPP) comme stratégie de financement du secteur agricole en Afrique s’amplifie. Depuis quelques années, les pôles de croissance agricole se multiplient et occupent une place grandissante. Seulement, plusieurs questions subsistent encore quant à leur pertinence et on se demande, entre autres, si les agropoles sont la meilleure option pour le développement agricole ? Si c’est le cas, la pratique du PPP dans la dynamique des agropoles est-elle la meilleure ?

Les agropoles favorisent-ils réellement le développement de filières compétitives et inclusives des exploitations familiales en Afrique ? Share on X

Qu’est-ce qu’un agropole ?

Les pôles de croissance agricoles (agropoles) sont développés sur des zones de terres agricoles dotées d’un fort potentiel, souvent irriguées ou potentiellement irrigables, et sur lesquelles les pouvoirs publics souhaitent favoriser la concentration des investissements publics et privés. Ils sont dotés d’infrastructures de soutien à la production, à la transformation et à la commercialisation des matières premières agricoles, et sont connectés aux marchés régionaux et internationaux pour l’achat d’intrants ou la vente des produits.

Selon la Banque Africaine de Développement (BAD) : « Ces politiques pourraient conduire à une hausse des investissements du secteur privé orienté vers des domaines d’excellence et de haute productivité ». La promotion des pôles de croissance agricoles s’inscrit en effet dans une dynamique d’incitation à l’investissement privé à grande échelle dans l’agriculture, mise en avant par les Etats, les organisations internationales, les agences de développement, et les firmes agroalimentaires multinationales.

Cette approche du développement agricole considère la lutte contre la faim essentiellement comme un défi d’augmentation de la production et des rendements, sans prise en compte des dimensions de revenus des plus pauvres, de destination de la production agricole, etc. Ainsi, les problèmes du monde agricole demeurent sans solution efficace. Il est donc opportun de s’interroger sur les failles du système car le fonctionnement des agropoles reste entaché de beaucoup de déviances…

Facilitation de l’accaparement des terres.

La question foncière liée à l’accaparement des terres par les grandes firmes (sans politiques d’indemnisation crédibles) avec la complicité de l’Etat est un obstacle certain. L’Etat, étant détenteur des droits de propriété, décide de leur déploiement ou transfert vers les multinationales sous ordre de PPP. Ce positionnement de l’Etat induit certains agents à marchander la terre pour des bradages aux firmes par suite de commissions mirobolantes.

Cela défavorise les agriculteurs locaux qui n’ont plus accès au foncier car dépossédés de leurs terres. En plus, la réalisation de nouveaux aménagements et infrastructures implique des redistributions du foncier. Les procédures (simplistes et réductrices) d’expropriation des terres, de compensation et de réinstallation des populations affectées sont peu négociées et s’accompagnent de nombreuses contestations.

Dans le même temps, la défaillance du système judiciaire pénalise les paysans car ils sont incapables de faire valoir leur droit. La raison du plus fort étant toujours la meilleure, force est souvent restée à la loi du plus fort, c’est-à-dire l’Etat ou les privés disposant de moyens nécessaires pour « s’acheter » la justice…

Une approche dirigiste, peu inclusive.

Par ailleurs, il faut remarquer que les exploitations agricoles sont faiblement intégrées avec aucune place pour l’innovation paysanne dans cette approche très « top down » : contrainte des producteurs à appliquer un paquet technologique sans tenir compte des spécificités locales. Il n’existe donc pas de mesures d’accompagnements pour la prise en compte des exploitations familiales « greniers des ménages » dans l’ordre de mission des agropoles.

On en déduit que le modèle promu manque d’être inclusif pour les producteurs. Si la modernisation de l’agriculture commerciale est légitime, il n’en demeure pas moins qu’il faille réduire la diversité de l’offre en négligeant l’agriculture familiale, ne serait-ce que pendant la phase de transition. Aussi, pour les termes du contrat de PPP, ils ne sont pas toujours clairs, équitables et efficients en raison des relations de copinage entre Etat et Entreprises dans l’implémentation des agropoles ; toutes choses ne favorisant guère leur essor !

Un système en faveur des grands groupes.

Au Bénin, par exemple, Arise IIP (Integrated Industrial Platforms) a signé un partenariat public-privé avec le Gouvernement béninois pour concevoir, financer et exploiter la zone industrielle de Glo-Djigbé (GDIZ). Arise IIP soutient la totalité de l’investissement de 1,5 milliard USD pour la construction de la zone industrielle car sa mission est de concevoir, financer, construire et exploiter des zones industrielles intégrées et sur mesure apportant une forte valeur ajoutée. Le Bénin est riche en ressources naturelles telles que le coton, les ananas ou les noix de cajou qui ne sont pas encore rentables car exportées sans être transformées. La construction d’une zone industrielle par ARISE IIP permettra d’opérer en priorité sur ces trois filières pour les transformer sur place, et ainsi générer de la valeur localement.

Pour valoriser ces produits, des accords de partenariats sont signés avec de grands groupes industriels qui s’installent dans cette zone pour y développer leurs activités avec des avantages fiscaux et quelques facilités offertes par le Gouvernement du Bénin. L’effet de concurrence sur les marchés est une problématique soulevée par la défiscalisation à l’avantage des grands opérateurs privés. Accorder des incitations fiscales, douanières n’est pas mauvais en soi si les investisseurs privés respectent leur engagement à créer de la richesse et des emplois. Ce qui n’est pas le cas et, ces opérateurs sont plus compétitifs que les agricultures familiales, bénéficiant moins de soutiens. Ceci crée des distorsions, ce qui fait que les agropoles ne répondent pas à l’impératif d’égalité des chances économiques.

Quelles alternatives et propositions d’approches ?

Si l’intention derrière ces agropoles est louable, il n’en demeure pas moins que sa mise en œuvre devrait être repensée. En scrutant les questions de commercialisation et du marché, il serait opportun de mettre en œuvre des stratégies idoines pour bénéficier des économies d’échelles entres acteurs. C’est l’avantage de l’approche « chaînes de valeurs » préconisant de tisser des liens entre secteurs et acteurs pour accroitre la productivité et la compétitivité des agents économiques.

Pour répondre aux défis du développement agricole, il urge de changer de cap dans la pratique du PPP sous l’option des agropoles. Il faudrait définir le cadre légal en établissant les normes de manière inclusive en concertation avec toutes les parties. Il faut aussi veiller au respect des droits de propriété de tous les acteurs. Dans ces dynamiques, il est opportun que le partenariat soit gagnant-gagnant pour les diverses parties prenantes et qu’il puisse résoudre les défis de coordination d’une approche multi-composante et pluri-acteurs.

Investir davantage dans les infrastructures – transports, électricité, eau et TIC – afin d’améliorer l’accès aux marchés, aux intrants, aux technologies et aux ressources financières et investir dans les chaînes de valeurs pour rapprocher les agriculteurs des marchés seraient aussi des alternatives à envisager.

En définitive, le partenariat public-privé pourrait promouvoir le développement agricole via les agropoles si l’on change d’approche en respectant les droits et libertés des différentes parties prenantes. Une approche « par le haut » élitiste, discriminatoire, au détriment des droits de propriété, et bafouant les lois du marché et les réalités du terrain, pourrait déboucher sur des résultats inverses.

Ir. José Herbert AHODODE, Agronome socio-économiste.

 

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Fondation Tony Elumelu
Fondation Tony Elumelu : Postulez et décrochez 5.000 $ pour votre projet

POSTULEZ MAINTENANT POUR UNE SUBVENTION DE 5000 $ – LE PROGRAMME D’ENTREPRENEURIAT DE LA FONDATION TONY ELUMELU 2023.

Fondation Tony Elumelu

La Fondation Tony Elumelu (TEF), la principale organisation philanthropique qui autonomise les jeunes entrepreneurs africains dans les 54 pays africains, a ouvert les candidatures pour le programme d’entrepreneuriat TEF 2022 sur la plateforme www.TEFConnect.net. Les entrepreneurs africains ayant des idées d’affaires ou des entreprises existantes de moins de 5 ans sont encouragés à postuler dès maintenant pour un capital d’amorçage de 5 000 $, un mentorat, une formation en gestion d’affaires et plus encore sur le programme d’entrepreneuriat de la Fondation Tony Elumelu 2023.

Depuis 2015, le programme d’entrepreneuriat TEF – le seul catalyseur d’entrepreneuriat africain financé en son genre – a doté 15 847 entrepreneurs africains avec un capital d’amorçage non remboursable de 5 000 $ chacun ; douze semaines de formation en gestion d’affaires ; accès à des mentors expérimentés; et l’adhésion au plus grand écosystème entrepreneurial d’Afrique.

En 2021, la Fondation Tony Elumelu a versé 24,75 millions de dollars US à 5 000 entrepreneurs africains à travers l’Afrique pour son programme d’entrepreneuriat. Le programme d’entrepreneuriat de la Fondation reste l’une des plus grandes réponses du secteur privé pour stimuler la reprise économique des jeunes, des femmes et des PME africains compte tenu des effets de la pandémie de covid-19 à travers l’Afrique. À travers l’Afrique, les bénéficiaires du programme d’entrepreneuriat de la Fondation Tony Elumelu lancent et développent des entreprises pionnières qui ont collectivement créé plus de 400 000 emplois directs et indirects.

Vous avez une idée d'entreprise ou un projet de moins de 5 ans. Postulez pour les subventions 2023 de @TonyElumeluFDN Share on X

Selon le lauréat 2015, Hauwa Liman, femme chef d’entreprise et fondatrice d’Afrik Abaya : « Je suis toujours fière de dire que je fais partie de la cohorte inaugurale du programme d’entrepreneuriat de la Fondation Tony Elumelu. Mon entreprise est située à Kaduna, dans le nord du Nigeria. J’ai bénéficié de ce programme en 2015, et il m’a ouvert beaucoup de portes et d’opportunités. Il ne s’agit pas seulement du capital de départ, mais ce qui me fascine vraiment dans ce programme, ce sont les connaissances. Je l’appelle un programme de mini-MBA parce que dès le stade de l’idéation, il vous apprend à vraiment articuler votre entreprise et il m’a donné mon premier business plan. Le réseau, la visibilité et les opportunités sont infinis. Mon expérience entrepreneuriale ne saurait être complète sans la Fondation Tony Elumelu. Je vais bientôt commencer à exporter vers d’autres pays grâce à la Fondation. Nous employons maintenant dix salariés permanents et huit salariés supplémentaires à la commission. »

Commentant le lancement du programme d’entrepreneuriat 2022 de la Fondation Tony Elumelu, la PDG de la Fondation Tony Elumelu, Ifeyinwa Ugochukwu, a déclaré : « Nous sommes constamment époustouflés par la qualité des entreprises qui viennent d’Afrique chaque année. Cela nous incite à redoubler d’efforts pour donner les moyens d’agir à encore plus d’entrepreneurs sur le continent. L’innovation, les connaissances et la résilience des entrepreneurs africains sont essentielles pour tracer la transformation socio-économique de l’Afrique et atteindre les objectifs de développement du continent. Nous sommes également fiers de la participation accrue des femmes à notre programme, notamment avec la cohorte 2021 où nous avons assisté à une sélection record de 68 % de femmes entrepreneurs. Ces entrepreneurs peuvent aller encore plus loin que nous. En tant que parents, ce qui motive, c’est le désir que vos enfants puissent faire mieux que vous et que vous leur fournissiez les ressources et le matériel nécessaires pour qu’ils réussissent dans la vie. De même, à la Fondation, nous fournissons à la prochaine génération les outils dont elle a besoin pour réussir. »

En tant que premier champion de l’entrepreneuriat en Afrique, la Fondation Tony Elumelu donne aux femmes et aux hommes du continent africain les moyens d’agir par le biais de l’entrepreneuriat, afin de catalyser la croissance économique, de favoriser l’éradication de la pauvreté et d’assurer la création d’emplois. La mission de la Fondation est ancrée dans la philosophie de l’Africapitalisme, qui positionne le secteur privé comme le fournisseur essentiel de la création de richesse économique et sociale en Afrique. Grâce à TeFConnect , la plateforme numérique exclusive de la Fondation, plus de 1,5 million d’Africains ont bénéficié d’un soutien au renforcement des capacités, de conseils et de connexions avec le marché.

Le programme d’entrepreneuriat de la Fondation Tony Elumelu est ouvert aux entrepreneurs de toute l’Afrique : nouvelles start-ups et start-ups existantes, opérant dans n’importe quel secteur. Les candidats potentiels doivent postuler dès maintenant sur le hub numérique des entrepreneurs africains : www.tefconnect.net

Pour obtenir la liste des entrepreneurs Tony Elumelu sélectionnés en 2022 et de plus amples informations sur le programme, veuillez consulter le site Web de la Fondation Tony Elumelu.

Élevage des Mouches Soldats Noires : une alternative révolutionnaire à la farine de poisson

Cet article aborde la question de la nutrition animale à travers l’élevage des mouches soldats noires comme une alternative au manque de farine de poisson et de la surenchère sur le soja. En fait, le coût de l’alimentation représente 60 à 70% des charges d’un élevage. Ce coût prohibitif est dû aux ingrédients surtout des sources de protéines utilisées dans la formulation des rations. Conventionnellement, le soja et la farine de poisson sont les deux ingrédients qui sont utilisés comme sources de protéines. Malheureusement, ces deux ingrédients sont aussi couramment utilisés dans l’alimentation humaine. Cela crée une concurrence entre l’alimentation humaine et animale et de ce fait les rend chères.

Afin de pallier à cette situation, plusieurs chercheurs se sont mis à la recherche des sources de protéines non conventionnelles, durables et faciles d’accès aux éleveurs. Dans cette démarche, cinq grands groupes d’insectes sont actuellement utilisés (FAO, 2014) et présentés comme des alternatives viables au soja et à la farine de poisson. Il s’agit des larves de mouches soldats noirs, les larves de la mouche domestique, les larves de vers de farines, les sauterelles, les crickets et les farines de vers à soie (Makkar et al., 2014). Leur utilisation en nutrition animale a déjà fait l’objet de plusieurs études scientifiques. Dans ces cinq groupes d’insectes, les larves des mouches soldats noirs (Hermetia illucens) sont les plus faciles à utiliser en alimentation animale.

En quoi les larves de MSN sont faciles d’élevage ? Pourquoi dit-on qu’elles constituent une solution miracle face à la forte demande de la farine de poisson ?

Chers lecteurs, vous en saurez davantage en poursuivant la lecture de cet article rédigé par Khadidjath Z. Arouna, titulaire d’un Master en Agronomie à l’Université Natitonale d’Agriculture de Kétou (Bénin).

Cet article traite de l'Élevage des Mouches Soldats Noires : une alternative révolutionnaire au manque de farine de poisson. Share on X

Qu’est-ce que la Mouche Soldat Noire (MSN) ?

On ne peut pas parler des MSN sans savoir comment elles se présentent. En effet, la Mouche Soldat Noire (MSN) en français ou Black Soldier Fly (BSF) en anglais est un insecte de l’ordre des dyptères et de la famille des Stratiomyidae. C’est une mouche de grande taille, possédant un corps noir brillant et de longues antennes. Elle possède de gros yeux reposant sur une tête plus large que le thorax. Ces ailes sont sombres et les pattes sont noires avec des tarses clairs. C’est une espèce qui est originaire des régions tropicales du continent américain mais qui s’est répandue de nos jours sur tous les continents. Adulte, elle ne vit que quelques jours (5 à 8 jours) consacrés à la reproduction mais son cycle de vie est en moyenne de 45 jours variables suivant plusieurs facteurs (type de substrat sur lequel se sont développées les larves ; température ambiante, l’humidité relative, etc.).

mouches soldates noires
Photo de la Mouche soldat noire

En quoi l’élevage  des MSN est-il une alternative révolutionnaire ?

L’augmentation de la production de viande et du poisson, pour nourrir la population mondiale croissante, est  limitée majoritairement par le manque de terres disponibles pour la culture du soja et la surexploitation des ressources marines qui réduit l’abondance des petits poissons fourrage pélagiques, à partir desquels on tire la farine de poisson. Ainsi, la rareté croissante des ressources protidiques (farine de poisson, soja) nécessaires à l’alimentation des hommes  et à la production des aliments pour les animaux a fait doubler leurs prix au cours des cinq dernières années. Il ne sera donc pas une option durable de continuer à compter sur la farine de poisson et le soja comme sources de protéines dans la production d’aliments pour animaux.

Ainsi, l’élevage des MSN apparait comme une solution miracle pour plusieurs raisons. En premier, la mouche soldat noire ne pique pas et n’est pas un vecteur de maladie. Sa production ne nécessite aucune installation ou équipement spécial. En second, les MSN se développent et se reproduisent facilement et ont une efficacité élevée de conversion alimentaire et, de ce fait, peuvent être élevées sur des déchets biologiques. En troisième lieu, les larves des MSN ont une teneur en protéines brutes allant de 42 à 63% et une teneur en huile  pouvant aller jusqu’à 36%. En outre, les larves des MSN, ajoutées à l’alimentation animale, peuvent remplacer 25 à 100 % de farine de soja ou de farine de poisson dans les aliments, selon les espèces animales. Les larves peuvent être utilisées à l’état frais ou séchées selon les espèces animales à nourrir. L’huile qui en découle peut être utilisée dans la formulation des aliments ou dans la production du biodiésel.

Quels sont les produits ou sous-produits  issus de l’élevage des MSN ?

La mouche soldate noire est un insecte dont l’élevage fournit beaucoup de produits tels que :

  • Les larves (asticots) utilisables dans l’alimentation des animaux
  • La matière grasse (Huile) obtenu après dégraissage des larves séchées
  • Le compost utilisé comme fertilisant pour amender les sols
  • Les coques (obtenus après l’émergence des mouches), une très bonne source de calcium
  • La chitine obtenue à partir des mouches elles-mêmes.

 

Comment se lancer dans un élevage de mouche soldat noire ?

Pour se lancer dans l’élevage des mouches soldats noires, il n’est point besoin d’une grande superficie de terre. Un petit abri sécurisé, loin des reptiles et des prédateurs tels que les fourmis, un endroit où la lumière du jour sera accessible ferait très bien l’affaire. Vous aurez ensuite besoin d’une cage en filet (de préférence moustiquaire aseptisé), des pondoirs en bois, des bacs pour l’ensemencement des larves et d’un substrat de qualité (les fruits pourries). Comme tout élevage, il vous faudra des géniteurs (pupes) pour lancer la reproduction ! La bonne nouvelle est que vous avez le choix entre acheter  vos pupes chez un autre éleveur ou les collecter dans la nature. Et oui ! Il est possible de collecter les pupes et pré pupes des MSN dans les boucheries, les tas d’ordures ou encore  là où on amasse la déjection des poules pondeuses. Vous savez à présent ce qu’il faut pour lancer son élevage de MSN et je dirai que vous êtes à 50% prêt de faire partie du groupe sans cesse croissant des éleveurs de MSN. Il ne vous manque maintenant que la technique !

larves de mouches soldates noires mouches soldates noires

L’élevage des MSN à commencer par se répandre peu à peu au Bénin grâce à l’apport de quelques projets comme Suisse Contact et TAAT (Technologie pour la Transformation de l’Agriculture en Afrique) sise à IITA Bénin (Institut Internationale de l’Agriculture Tropicale) qui forment des jeunes entrepreneurs et des éleveurs. Au nombre de ces éleveurs on peut citer le Dr. Doha AWOHOUEDJI, résident à Zè, qui a débuté son élevage en 2018 et qui produit actuellement une tonne de larves fraiches par semaine. N’est-ce pas  génial ?

C’est aussi le cas du Dr. Daniel DZEPE qui est dans l’élevage des MSN depuis deux ans à l’IITA Bénin et qui produit en moyenne 100 kg de larves fraiches par semaines. On peut également citer l’exemple de DJISSOU Carmel et ADOGONY Junior, tous deux pisciculteurs, formés par le projet TAAT, qui élèvent les MSN pour nourrir leurs poissons. Il existe plus d’une vingtaine d’éleveurs de MSN au Sud du Bénin. On n’est pas en mesure de tous les citer mais un fait est constaté : ils témoignent tous de la rentabilité économique de cette activité.

En résumé, les MSN sont des insectes de la famille des diptères, faciles à élever ! Leur élevage permet de résoudre les problèmes les plus emblématiques rencontrés dans l’alimentation des animaux notamment l’apport en sources de protéines et de matières grasses dans l’alimentation des animaux. Cette activité produit également assez de sous-produits utilisables dans plusieurs domaines.

Qu’attendez-vous à présent pour installer votre petite unité d’élevage des MSN dans votre maison pour nourrir vos animaux et amender votre jardin ?

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Si l’aventure de l’élevage des mouches soldats noires vous tente, n’hésitez pas à contacter Khadidjath (+229 66 17 13 07) pour des conseils complémentaires, des avis d’expertes et des consultations spécifiques.

Khadidjath Zime Arouna
Khadidjath Zime Arouna

Pour en savoir plus sur l’Auteure :Khadidjath ZIME AROUNA entreprit des études en agronomie à l’Université de Parakou et obtint une licence professionnelle en Agropastoralisme et Technologie des produits carnés. Khadidjath est également titulaire d’un master à l’Université Nationale d’Agriculture de Kétou ; spécialisée en production animale.

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Plan d’Actions de la FAO pour les jeunes ruraux

La Conférence de la FAO en 2017 a souscrit à l’appel à l’élaboration d’un plan d’action en faveur des jeunes ruraux qui traite de l’importance de rendre les zones rurales plus attrayantes pour les jeunes femmes et hommes. Sous l’égide du Comité de l’agriculture (COAG), le Plan d’action en faveur des jeunes ruraux a été élaboré et présenté lors de la vingt-septième session du Comité en 2020. Pour renforcer les domaines de collaboration et de synergie dans le Plan d’action en faveur des jeunes ruraux, la FAO, en 2019, lors de l’élaboration du Plan, a entrepris des consultations avec les États membres ainsi qu’avec les organismes ayant leur siège à Rome : Le Fonds international de développement agricole (FIDA) et le Programme alimentaire mondial (PAM), ainsi que plusieurs autres entités des Nations Unies (ONU) et plus particulièrement l’Organisation internationale du travail (OIT), la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD), l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO),  l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP), le Fonds international des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI), l’ONU Femmes et l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) en tant que membres conjoints du Réseau inter-agences des Nations Unies pour le développement de la jeunesse (IANYD).

Des consultations ont également eu lieu avec : les points focaux des divisions et des régions de la FAO pour les enfants et les jeunes, le réseau Young UN, le réseau des jeunes du PAM et d’autres réseaux mondiaux et régionaux de jeunes, tels que la Youth Alliance for Zero Hunger, le Grand groupe des Nations Unies pour les enfants et les jeunes (MGCY) et les Jeunes professionnels pour le développement agricole (YPARD). Les résultats de ces consultations sont reflétés dans le Plan.

Le document présente un plan d’action quinquennal (2021–2025), articulé autour de cinq domaines thématiques (axes) afin de faire avancer la réalisation des objectifs de développement durable (ODD) en donnant aux jeunes ruraux des deux sexes les mêmes moyens d’action. Dans son Cadre stratégique (2022–2031), la FAO a identifié les thèmes : l’égalité femmes-hommes, les jeunes et l’inclusion (afin de réduire les inégalités et de ne laisser personne de côté), comme des questions transversales importantes qui doivent être prises en compte dans l’ensemble des programmes de l’Organisation et qui nécessitent une visibilité particulière. Cette approche vise à promouvoir une intégration et une opérationnalisation plus systématiques de ces thématiques dans l’ensemble des activités de la FAO. Les quatre améliorations identifiés – en matière de production, de nutrition, d’environnement et de conditions de vie – reflètent les aspects économiques, sociaux et environnementaux interdépendants des systèmes agroalimentaires et orientent la manière dont la FAO entend contribuer directement aux objectifs de développement durable (ODD), tout en intégrant les jeunes dans son travail et spécifiquement dans ses vingt domaines prioritaires du Programme (DPP).

Ce plan d'actions de @FAO (2021–2025) présente 05 axes pour faire avancer la réalisation des objectifs de développement durable (ODD) en donnant aux jeunes ruraux des deux sexes les mêmes moyens d’action. Share on X

Dans son Plan à moyen terme (2022–2025), la FAO reconnaît que les jeunes, en tant que futurs gestionnaires de systèmes agroalimentaires, doivent être explicitement ciblés pour assurer un développement économique inclusif qui permettra de résister aux crises et aux bouleversements futurs et qui contribuera à la réalisation des ODD. Le Plan d’action en faveur des jeunes sert de guide pour la mise en œuvre, le suivi et l’établissement de rapports des activités de la FAO qui concernent les jeunes et leurs besoins.

L’objectif du présent Plan d’action en faveur des jeunes ruraux est de faire avancer la réalisation des ODD en donnant aux jeunes ruraux des deux sexes les mêmes moyens d’action, en protégeant les enfants et les autres groupes de jeunes exclus, en revitalisant les zones rurales grâce à des activités agricoles et non agricoles et en ne laissant personne de côté. Pour y parvenir, il convient d’améliorer les orientations données, d’aider les gouvernements et les autres parties prenantes et de cibler les activités normatives et les programmes de terrain de la FAO sur les enjeux relatifs à la jeunesse afin de renforcer la participation des jeunes aux processus décisionnels et leur accès à l’éducation, à des emplois décents et à des services ruraux. Le Plan d’action en faveur des jeunes ruraux contribue principalement aux ODD 1 (élimination de la pauvreté), 2 (élimination de la faim) et 8 (croissance économique durable et travail), ainsi qu’aux ODD 4 (éducation), 5 (égalité entre les sexes), 6 (eau), 7 (énergie), 13 (mesures relatives à la lutte contre le changement climatique), 10 (réduction des inégalités), 11 (villes et communautés durables),  14 (via aquatique), 15 (vie terrestre) et 17 (partenariats pour la réalisation des objectifs).

Télécharger librement votre exemplaire du Plan d’Actions sur ce lien.

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Béninoiserie : caractéristiques associées aux béninois

Chers lecteurs, c’est un plaisir de vous savoir abonné.e.s au Blog de José Herbert Ahodode. Depuis quelques années, cet espace est le mien (mais aussi le vôtre, puisque le blog n’existerait pas sans ses fidèles lecteurs). Ici, je vous partage mes réflexions, mes collaborations, mes ouvrages, mes pensées, en bref… Si vous souhaitez continuer de me lire, merci de vous abonner au blog pour ne rien rater des prochaines publications.

Cet article sur la « béninoiserie » est écrit par un collègue blogueur. Il a été précédemment publié sur ce blog que je vous invite à découvrir. En réalité, il s’agit d’un terme péjoratif que beaucoup utilisent pour indexer le côté malsain qui pourrait se retrouver dans chacun des béninois, d’où le terme « béninoiserie ». Vous en saurez davantage en lisant l’article en question. Partagez-nous vos avis en commentaires.

Béninoiserie, la vraie signification d’un mythe ancré dans l’opinion. Lisez cet article écrit par @avecfoumi et vous en saurez davantage. Share on X

Béninoiserie : Si vous n’avez jamais entendu ce terme, je suis désolé de vous le faire découvrir. La béninoiserie est certainement l’un des termes les plus péjoratifs attribués aux béninois. « Médisance, croc en jambe, coup bas, sorcellerie ou même élimination physique, la béninoiserie est un véritable phénomène de société au Bénin. Forme paroxysmique de la jalousie, elle consiste à faire tout son possible pour empêcher un tiers d’évoluer. » Cette idée a pris de l’ampleur et s’est répandue, aussi bien au Bénin qu’au delà de ses frontières. « Ainsi, pour éviter d’être victimes de la « béninoiserie » de leurs compatriotes, ils (les individus issus de la diaspora) préfèrent rester à l’étranger pour servir leurs pays hôtes ». D’où vient cette expression et ce mythe sur la méchanceté des béninois ? Pourquoi est-elle complètement absurde et fausse ? C’est ce que je vais vous démontrer dans cet article, qui se veut une forme de fact-checking des caractéristiques attribués aux béninois sous le couvert de la béninoiserie.

Le mal n’est pas béninois, il est humain

Si l’on devait s’en tenir à la sémantique de la « béninoiserie », on dirait que le Bénin est le champion du mal. On pourrait même aller jusqu’à dire que si le diable avait une nationalité, il serait béninois ! Pourtant, mal se comporter n’est pas le propre du béninois, c’est le propre de l’humain. N’importe quel humain a ses forces et ses faiblesses, ses qualités et ses défauts. L’humain, par nature, est loin d’être parfait. Et le béninois aussi. Ce n’est donc pas logique d’amplifier ou de faire croire que le mal ne réside qu’au Bénin et que les béninois en sont les principaux dépositaires. Cette stigmatisation des béninois est d’une ignominie et d’un absurdité totale.

Au delà du fait que l’humain peut exceller dans le bon aussi bien que dans le mauvais, il faut aussi prendre en considération le fait que, souvent, les humains attendent tout de l’autre. Cette faculté qu’on a de vouloir imputer à tous les autres des devoirs et ne nous imputer à nous mêmes que des droits, contribue également à cette conception. Pourquoi refuse-t-on de vous aider ? Méritez-vous vraiment qu’on vous aide, qu’on soit poli et qu’on vous respecte ? Est-on obligé de le faire ? Etes-vous vous-même poli, serviable et respectable ? Il est important que, de temps en temps, on se remette en question soi même. Il faut se poser ce genre de question sur soi même pour éviter de faire porter aux autres la responsabilité de nos propres tares. Le terme de « béninoiserie » repose d’ailleurs sur des stéréotypes infondés.

Des stérotypes et des mythes qui n’ont aucune raison d’être

D’après les concepteurs de la béninoiserie, la sorcellerie fait partie des tares de la société béninoise. Cela est lié à l’implantation du vodoun et des religions endogènes au Bénin. Pourtant, la majorité des béninois pratiquent des religions monothéistes : le christianisme et l’islam notamment. Et même quand on évoque les religions endogènes, elles font partie de la culture et de l’identité de notre pays. Ce qui ne veut pas dire que tous les béninois les pratiquent. Ensuite, pour ceux qui en sont des pratiquants, il ne s’agit pas des sorciers autoproclamés du simple fait qu’ils pratiquent ces religions.

Autrement, on pourrait également dire que tous les chrétiens sont aussi des sorciers. Les miracles effectués par Jésus-Christ et rapportés dans les livres saints sortent de l’entendement humain. Multiplier les pains, transformer l’eau en vin et marcher sur l’eau ne sont-ils pas là des signes de « sorcellerie avancée » ? Pourquoi les chrétiens du monde entier ne sont-ils pas, eux-aussi, indexés et considérés comme des sorciers, du simple fait qu’ils vouent un culte à une religion, où des mystères se sont produits ? Si on ne fait pas aux chrétiens ce procès, il n’y a pas de raison de faire ce procès aux adeptes du culte vodoun, et plus généralement, à tous les béninois, c’est un raisonnement simple et logique.

La religion est avant tout une croyance personnelle. Chacun a le droit de se servir de sa religion pour se défendre et faire ses prières. En quoi un chrétien ou un musulman qui prie son Dieu afin de nuire son prochain et qui arrive à ses fins serait-il différent d’un adepte du vodoun qui fait la même chose ? Ils sont tous les deux pareils. La méchanceté n’est pas propre aux adeptes du vodoun ! Elle est propre à l’humain. Pour prendre un autre exemple, Harry Potter, le plus célèbre sorcier du monde (même s’il reste littéraire et cinématographique) existe. Et cela ne fait pas pour autant de son auteur ou de tous les britaniques des sorciers ou des magiciens. Tout ceci pour dire que le fait que le vodoun soit pratiqué au Bénin ne fait pas des béninois des méchants. Encore que ce n’est pas l’apanage des béninois.

Mettre des bâtons dans les roues n’est pas une habitude béninoise

Ici, je vous propose de consulter l’histoire et de se remémorer les moments clés de l’histoire du Bénin. Le Bénin est l’un des rares pays d’Afrique à n’avoir pas connu de guerre au lendemain des indépendances. Malgré toutes les dissensions qu’il a pu y avoir, ce n’est pas au Bénin que les génocides, les attentats, les vindictes populaires et les guérillas ont eu lieu. Malgré cette supposée méchanceté et cette haine que les Béninois cultiveraient entre eux, ils ne se sont jamais levés pour s’entretuer. Pourtant, ce n’est pas les moyens qui manquent. On n’aurait même pas eu besoin d’armes, tellement nous détenons des forces mystiques qui pourraient servir à nous éliminer les uns les autres en toute discrétion.

Mais il faut bien admettre la réalité : il ne s’est rien passé de tout cela. Au contraire, le dialogue et la recherche du consensus dans les situations critiques ont caractérisé et marqué l’histoire de notre pays. On en a pour preuve l’historique conférence des forces vives de la nation de février 1990. Depuis l’avènement du renouveau démocratique, toutes les transitions électorales ont connu le succès. On pourra ajouter les dernières joutes électorales tendues dans le pays, malgré tout, rien de cette méchanceté gratuite et de cette haine n’a été mise en œuvre. Et la politique n’est pas le seul domaine où le génie collectif béninois s’est exprimé.

Le génie collectif béninois, tout le contraire de la béninoiserie

Il paraît toujours au sens de cette expression que le béninois n’aime pas évoluer et collaborer avec ses frères. Les retarder, leur nuire et les empêcher d’atteindre leurs objectifs seraient sa raison d’être. Pourtant, de nombreuses réussites « made in Benin » se sont construites en groupe, en équipe avec des béninois issus de tous les coins de notre pays. L’un des exemples les plus emblématiques et les plus récents est notre équipe nationale de football. Elle a réussi à se qualifier pour les quarts de finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2019. Les joueurs de cette équipe viennent de tout le Bénin, de Steve Mounié le parakois à Jodel Dossou de Dassa-Zoumè en passant par Khaled Adenon de Za-Kpota. Ces béninois, s’ils n’avaient pas un esprit collectif et l’envie de défendre les couleurs de la patrie, auraient-ils réussi cet exploit ?

On peut encore prendre comme exemple le « Benin International Music », ce groupe de béninois qui fait la fierté de notre pays à l’international. Si nous étions incapables de collaborer et de travailler ensemble, cette bande aurait-elle pu exister ? Et les exemples peuvent se multiplier avec les entreprises à succès de notre pays. Elles fonctionnent grâce à des béninois qui s’activent et collaborent à les faire prospérer. Mieux, ceux qui sont aujourd’hui des modèles de réussite dans le monde et qui viennent du Bénin, n’auraient pas ces traits caractéristiques ? Pourquoi ont-ils réussi à se fondre dans la masse et à faire germer leur talent à l’international ? On peut ici penser à Angélique Kidjo, Djimon Houssou, Marie-Cécile Zinsou et bien d’autres.

Certains ressortiront l’argument selon lequel on ne devrait pas considérer ces cas et qu’il s’agirait plutôt d’exceptions. Mais cette perception erronée du Bénin s’entretient par certains facteurs qu’il n’est pas inutile de corriger.

Ce qui entretient le mythe autour de la béninoiserie

Les réseaux sociaux sont utilisés partout et c’est là aussi que la réputation de la béninoiserie prend forme. Le premier facteur est la pléthore d’arnaqueurs qui se dissimulent sous la nationalité béninoise et sous le titre de marabouts. Ces comptes sont présents partout sur Facebook. Ils proposent des services de charlatanisme à tout va et sous tous les posts. Si bien que tout le monde croît que le métier le plus exercé au Bénin est celui de marabout. Le second facteur, c’est la banalisation des références à la béninoiserie. On retrouve de plus en plus, dans les capsules humoristiques, des références qui ne servent pas la déconstruction de ces mythes. Et elles sont visionnées des centaines de milliers de fois, partout dans le monde, et contribuent à entretenir ce mythe.

Loin de moi l’idée de demander aux créateurs de ne pas évoquer des références qui existent dans nos sociétés. Mais, il ne faut pas les grossir et les exagérer, ce qui pourtant arrive souvent. Signaler et reporter les faux comptes de marabouts béninois, redorer l’image de notre culture et de nos valeurs dans les films et les séries fortement diffusés sur internet… voilà entre autres des actions à mener pour changer cette perception. Retenons que la béninoiserie est tout sauf ce que vous avez pu lire au début de cet article. Ce sont là des caractéristiques qui peuvent correspondre à n’importe qui à un moment donné de sa vie. Du coup, dire que ces traits ne sont propres qu’aux béninois relève de l’incohérence. Je dirai également que la béninoiserie, la vraie, c’est le partage, la vie dans la différence, le dialogue malgré les discordes.

Par Foumilayo Assanvi.

Oussama Ammar : Ce que j’ai appris en tant que business angel

Oussama Ammar est un entrepreneur et business angel franco-libanais, né le 25 septembre 1986 à Beyrouth (Liban). En 2013, il fonde l’incubateur d’entreprises The Family avec Alice Zagury et Nicolas Colin, qu’il quitte fin 2021 à la suite de soupçons pesant contre lui sur des charges d’abus de confiance, de faux et usage de faux. Il travaille désormais comme Consultant et investisseur spécialisé sur le Web 3.

Dans cet article, Oussama Ammar de @daedalium partage ce qu'il a appris en tant que business angel au cours de la dernière crise financière de 2008. Share on X

Indice : la relation entre la valeur, le succès et l’argent n’existe pas vraiment. Il n’y a pas de justice transcendantale qui transforme les bonnes entreprises en bons investissements.

Cet article a été initialement publié sur le site daedalium et est écrit par Oussama Ammar.

La crise financière de 2008 a fait place à une période de croissance intense des startups. Comment un investisseur peut-il prospérer alors que nous entrons dans une autre période de crise et de renaissance ?

C’est en 2010 qu’un ami m’a dit que je devrais essayer l’investissement providentiel. En tant qu’entrepreneur, je ne m’avais jamais pensé en tant qu’investisseur potentiel, mais cela me semblait être une bonne idée. J’ai eu le sentiment que la Silicon Valley vivait un moment particulier à cette époque : Facebook n’avait pas encore fait son entrée en bourse, les loyers étaient encore raisonnables et il y avait partout une véritable attitude de solidarité. On avait l’impression que si l’on faisait du bien aux personnes avec lesquelles on était en contact, cela allait nous profiter, d’une manière ou d’une autre, quelque part.

Cela signifie que le paysage de l’investissement était très détendu, je n’ai jamais rien vu de tel depuis. Les investisseurs se décidaient en 30 minutes, envoyaient de l’argent avant que les papiers ne soient signés (ou même rédigés), les rapports étaient sporadiques, chaotiques, joyeux.

C’est pourquoi c’était un endroit idéal pour faire des erreurs et apprendre – parce que vous pouviez toujours gagner de l’argent en le faisant. Voici donc quelques leçons que j’ai tirées du fait d’être un mauvais business angel – et oui, je pense qu’elles me seront absolument utiles au fil de la crise actuelle, qu’il s’agisse de semaines, de mois ou même des années à venir.

Deal par deal, qu’ai-je appris ?

La première transaction – La diversification est plus importante que le montant.

Mon premier deal était avec un couple de français qui avait fait Stanford. Ils ont présenté le projet super bien, ils avaient vraiment l’air de savoir ce qu’ils faisaient. Je leur ai fait un chèque de 50.000 dollars.

À l’époque, on pouvait rencontrer assez facilement des gens, et j’ai fini par rencontrer un entrepreneur/investisseur super célèbre peu de temps après. Je lui ai parlé de l’affaire, et il a été surpris que je mette autant d’argent. Il m’a dit qu’il avait mis 10.000 dollars, et ça pour un type qui est milliardaire. Mais sa raison était simple : si ça marche, vos rendements sont si élevés que le montant que vous mettez n’a pas vraiment d’importance, alors mettez juste un montant raisonnable.

À retenir : Lorsque vous êtes parmi les premiers investisseurs, la startup va probablement mourir, car c’est ce que font les startups. Quand elles fonctionnent, c’est la vraie surprise. Diversifiez donc vos investissements : si vous avez 30 à 50 entreprises dans votre portefeuille, vous commencerez à vous sentir bien sur le long terme.

En France et en Europe, les gens n’ont généralement pas autant d’investissements. Nous avons une culture qui dit que c’est une question d’intelligence, pas de chance… Mais ce n’est pas vraiment le cas. Les startups sont un marché où la chance l’emporte généralement. Alors j’ai commencé à mettre des billets de 10.000 $, plus de gros billets.

La deuxième affaire : les meilleures équipes gagnent

J’étais très dévoué à l’époque, alors je passais des heures à analyser pourquoi les startups ne marchaient pas. Je pensais que si je pouvais comprendre pourquoi certaines startups ne marchaient pas, je serais capable de trouver celles qui marcheraient. Encore une fois, c’est une approche française super rationnelle, comme on vous l’apprend en école d’ingénieurs.

J’ai eu l’occasion d’investir dans une entreprise où j’ai fait exactement cela – j’ai cherché à comprendre pourquoi ça ne marcherait pas. J’ai écrit un long courriel de 17 pages aux fondateurs, expliquant pourquoi je n’allais pas investir. J’ai rencontré cette équipe un an plus tard lors d’une fête, et ils m’ont remercié parce qu’ils avaient utilisé cet e-mail pour créer leur feuille de route. Ils venaient de lever 100 millions de dollars.

À retenir : Le temps et les entrepreneurs sont tous deux des parties actives de l’équation. Nous ne réalisons pas à quel point l’impact du temps sur nous est important – la personne que vous serez dans 10 ans n’est pas celle que vous êtes aujourd’hui. Une entreprise, c’est la même chose, elle va changer, elle va prendre de bonnes et de mauvaises directions. Une entreprise qui a toutes les raisons de réussir aujourd’hui peut échouer, et vice versa. Le plus important est donc de trouver des entrepreneurs qui sont capables de faire une seule chose : changer la réalité en leur faveur au fil du temps. Les bonnes équipes gagnent vraiment, quelle que soit l’apparence du projet à l’heure actuelle.

La troisième affaire : il n’y a pas de lien entre être une bonne entreprise et être un bon investissement.

Ma leçon la plus douloureuse. J’ai vu une affaire passer sur Angel List pour quelques gars qui venaient de lancer leur application. C’était après la crise financière, ils avaient une vision de toutes ces limousines qui n’étaient pas utilisées, que les gens avaient de plus en plus besoin de taxis. Maintenant, ils étaient à la recherche de Business Angel dans un tour de table avec une évaluation assez faible. Je me suis dit qu’avec la façon dont les lobbies de taxi étaient, il n’y avait aucune chance que ça marche. Absolument la pire décision que j’ai jamais prise.

Parce qu’aujourd’hui, peu importe ce que j’aurais mis, mes actions Uber vaudraient des centaines de millions, voire des milliards. Il est rare de trouver un ticket de loterie gagnant ; c’est encore pire quand on le jette.

À retenir : C’est contre-intuitif – il n’y a aucune corrélation entre une bonne entreprise et un bon investissement. C’est exactement ce qui s’est passé avec Uber ; si vous avez investi pendant le tour de table de lancement, peu importe ce qui se passe avec Uber aujourd’hui, vous allez gagner beaucoup d’argent. Beaucoup de gens disent que WeWork ne vaut rien, mais même aujourd’hui, l’entreprise vaut environ 10 milliards de dollars. Alors bien sûr, les personnes qui ont investi à une évaluation de 30 milliards de dollars perdent ; mais si vous avez investi au stade de l’amorçage, vous aurez eu tellement de possibilités de vous retirer grâce à des tours secondaires et autres, que la probabilité que vous n’ayez pas gagné d’argent est pratiquement nulle.

Qu’est-ce que tout cela signifie ? La relation entre la valeur, le succès et l’argent n’existe pas vraiment. Même la question de l’équipe ne peut pas vraiment prédire le succès, car l’équipe peut aussi changer. Il n’existe pas de justice transcendantale qui transforme les bonnes entreprises en bons investissements. Le monde des startups est un monde de chaos !

Voilà en gros les grandes leçons de Oussama Ammar en tant que Business Angel. Qu’en pensez-vous ?

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Top 10 des business rentables au Bénin

Le Bénin est une terre d’opportunités multiples. Dans cet article, je m’intéresse aux types de business rentables au Bénin. Avec un taux de croissance qui pourrait atteindre les 7% en 2022, ce pays d’Afrique de l’ouest se présente comme un nouveau modèle économique. Aujourd’hui, le Bénin offre de larges opportunités d’investissement dans le domaine de l’immobilier, de l’agriculture, du tourisme intra et inter Etat, le numérique, le commerce en ligne, l’agrobusiness, la commercialisation de champagne entre autres.

Découvrez dans cet article le top 10 des business les plus rentables au Bénin. Share on X

1. La restauration

Le manger au quotidien est une énorme opportunité d’affaires dans les villes et surtout dans les capitales qui abritent les restaurants de toutes catégories. Les restaurants de haut standing avec de la bonne nourriture, des plats typiquement béninois et un décor africain enchante les clients. Il est primordial de miser sur les produits locaux. Le manioc est un élément essentiel dans la cuisine béninoise. Les restaurants s’inspirent souvent des mets locaux pour égayer la clientèle et ça marche.

2. L’immobilier

Se loger a tout été, de tout temps, une préoccupation pour une large partie de la population béninoise. En réalité, l’achat, la modification et la revente de maisons est aussi rentable, et surtout la location car elle offre plus d’opportunités. Les parcelles qui se trouvent dans les zones un peu éloignées de Cotonou sont moins chers. En plus, ces parcelles sont dans l’intervalle d’un million, à un million cinq cent et le titre foncier est non inclus.

3. La vente de vêtements prêt-à-porter et le sur-mesure

La mode est en plein essor au Bénin comme partout ailleurs en Afrique. Se vêtir demeure une préoccupation pour les populations. Les costumes africains en vogue en ce moment offrent un marché en constante évolution. C’est lors des cérémonies que les hommes et femmes se mettent en tenue traditionnelle même s’il y a des adeptes des costumes qui en font leur tenue de tous les jours. En plus, il y a une diversité de talents, des couturiers qui peuvent se positionner véritablement. Il est donc question de se positionner. Une partie du business de la vente de vêtements sur mesure est de regrouper des tailleurs, des couturiers et de satisfaire une clientèle de plus en plus exigeante et qui souhaite se faire livrer dans des délais courts.

4. La transformation agroalimentaire

 

Le secteur agroalimentaire est un secteur d’activité correspondant à l’ensemble des entreprises des secteurs primaires (les exploitations agricoles) qui produisent des aliments et secondaires (l’industrie agroalimentaire) qui transforment ceux-ci en aliments industriels. Le secteur agroalimentaire au Bénin connaît un certain nombre de transformations institutionnelles et organisationnelles. Avec l’augmentation des revenus par habitant, les progrès technologiques, la libéralisation du commerce et l’urbanisation, le rôle du secteur privé est de plus en plus important. La production agricole artisanale pénètre sur le marché et les agro-industries et le secteur agroalimentaire ont une incidence croissante sur le développement économique et social. Les grands industriels et distributeurs s’appuient sur des filières d’approvisionnement et des grossistes spécialisés, et fixent de nouvelles normes de qualité et de sécurité des aliments. Les produits alimentaires sont de plus en plus orientés vers les réseaux de distribution officiels (supermarchés, etc.) et de moins en moins vers les marchés locaux. La production de jus de fruits, les amuse-bouches de toutes sortes, les concentrés sont des produits issus de l’agroalimentaire.

5. L’élevage et/ou la vente de poulets de chair ou des œufs des poules pondeuses

 

L’aviculture apparait comme l’une des activités qui produit un grand revenu et qui permet à toute personne d’assurer son indépendance économique au Bénin actuellement. Face à la pénurie d’eau dans les champs plusieurs paysans et particuliers s’adonnent à cette activité pour subvenir à leur besoin. En forte demande, ce marché devient davantage un levier d’insertion professionnelle pour les jeunes. Le secteur connaît une nette évolution depuis ces dernières années car la demande est forte et constante.

Sans doute que l’aviculture est un secteur en plein essor au Bénin. On distingue deux grands types d’aviculture qui sont pratiquées : l’aviculture villageoise, basée sur l’élevage de la race locale suivant un système extensif, et l’aviculture «moderne», basée sur l’élevage de races importées. Ces types d’aviculture produisent essentiellement des poulets de chair et des œufs des poules pondeuses qui sont livrés aux ménages et aux restaurants et hôtels.

6. La production agricole

Le Bénin dispose d’énormes potentialités naturelles et des terres arables pour la production agricole. L’agriculture est le premier secteur économique du Bénin après celui des services. Elle contribue pour 32,7 % en moyenne au PIB, 75 % aux recettes d’exportation, 15 % aux recettes de l’État et fournit environ 70 % des emplois. Elle contribue aussi et surtout à assurer la sécurité alimentaire du pays. Les Chambres d’Agriculture du Bénin représentent les acteurs agricoles. En réalité, la vente des produits maraîchers est une source d’autonomisation et d’épanouissement au Bénin. Les principaux producteurs se trouvent dans la zone de Parakou, Natitingou, Djougou. Ils produisent essentiellement des légumes locaux et exotiques durant toute l’année grâce à un arrosage manuel. Mais le potentiel du secteur agricole est immense. N’hésitez pas à contacter Crystal Agro Business pour un accompagnement sur les chaines de valeur agricoles au Bénin.

7. Les entreprises de communication

Toute entreprise doit faire connaitre son métier et être visible par ses potentiels clients.  Quel que soit sa notoriété acquise, à l’heure du digital, l’entreprise doit être plus que jamais présente là où se situe sa cible. Conscientes de l’apport du digital dans tous les secteurs d’activités, les entreprises mettent à la disposition des clients une large gamme de production audiovisuelle. Ce qui ne manque pas de les attirer. Cela représente de véritables opportunités pour des milliers de freelancers et d’entreprises en communication digitale. Si le point de départ pour certaines entreprises passe par la création d’un site web, une communication digitale est loin de se cantonner à cela. Mettre en place une stratégie digitale, c’est bien mais une stratégie digitale qui fonctionne, c’est encore mieux !

8. La vente de crédit GSM, de connexion internet

La population béninoise est en forte croissante et le nombre de personnes qui achètent des téléphones portables pour les besoins de communication sont immenses. Il est question donc pour des entreprises locales au Bénin de contracter avec les réseaux GSM pour vendre du crédit de recharges, du forfait internet. Le même business peut se faire avec Canal+ pour la diffusion des images ainsi que les sociétés de distribution d’électricité et d’eau ; en réalité, beaucoup d’entreprises se structurent autour de la facilitation de courses aux usagers. Avec un rapport qualité prix, une large couverture la connexion internet est devenue un business très lucratif. Actuellement, il y a un marché considérable à prendre dans ce domaine.

9. Les incubateurs de projets innovants

Avec le développement du numérique, les porteurs de projets, ainsi que les startups sont très en vogue dans le pays. Les incubateurs de projet participent à la création d’emploi pour les jeunes. Il est donc possible de lever des fonds pour créer des incubateurs qui accompagneront les élèves et entrepreneurs dans leurs différents projets. Ces types de projets peuvent constituer des espaces d’innovation et de créativité d’où sortiront des solutions qui pourront permettre au Bénin de résoudre certaines problématiques vécues au quotidien. Ce sont des structures qui accueillent des entrepreneurs, chercheurs, porteurs de projets et étudiants spécialisés pour les accompagner dans leurs différents projets.

10. Les magasins de proximité

Même si la majorité des béninois effectuent leurs achats dans les marchés, il y a une grande partie de la population qui s’approvisionne auprès des supermarchés. En réalité, en raison du faible pouvoir d’achat, très peu ont des habitudes d’achat dans les grandes surfaces. Dans ces conditions, beaucoup sont habitués à faire leurs emplettes dans les superettes du quartier qui sont généralement à proximité de leur lieu de travail et de résidence. Une petite épicerie de quartier facile à gérer permet à ceux qui n’ont pas les moyens d’aller dans les grandes enseignes d’en profiter. Il s’agit là d’un business qui est à la portée de tout le monde.

Si vous souhaitez en savoir davantage, vous pouvez lire ce précédent article sur les secteurs porteurs pour investir au Bénin.

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Entrepreneurs
Access Agriculture – Empowering youth for agribusiness in Benin

Cet article, en Anglais, est écrit par Savitri Mohapatra de Access Agriculture ; il évoque le travail de José Herbert Ahodode pour renforcer les compétences des jeunes entrepreneurs et producteurs agricoles du Bénin.

« The audacity of entrepreneurship : youth in action » (L’audace d’entreprendre : une jeunesse en action) – the title of his latest book – encapsulates the essence of Benin-based José Herbert Ahodode’s vision to promote youth entrepreneurship in agribusiness as a model to create sustainable rural employment and wealth in African countries and make the agri-food sector more productive.

In addition to being a writer, José is an agricultural socio-economist and Manager of Crystal Agro Business, which is a consulting, training, communication and agricultural advisory company in Benin. He is an alumnus of the African German Youth Initiative and the Friedrich Ebert Stiftung Foundation and a member of civil society organisations and think tanks involved in addressing the development challenges of the African continent.

For José, African youth must be empowered through opportunities to engage in agribusiness enterprises across the entire food value chain by adopting better practices using information and communications technology (ICT)-based media, such as videos.

“Agribusiness integrates all economic activities related to producing, processing and marketing quality farming products. In Benin, it is one of the sectors that offers real opportunities for young people, who want to embark on agricultural entrepreneurship,” José­ said.

He is, however, aware that one of the biggest obstacles is the negative image of agriculture among youth, which is seen as a labour-intensive and unprofitable sector, with lack of access to finance, limited access to information on food processing and value addition technologies and above all the lack of capacity in agroecological practices and rural entrepreneurship.

“That is why, the heart of our activities is training of producers, value chain actors and young entrepreneurs,” explained José. “We are working in synergy with partners in the field to promote learning through videos, such as those from Access Agriculture on processing, value addition and business skills.”

He is very keen to reach a large number of producers and entrepreneurs and make them aware of the thematic videos. “But given the challenges of our communities, as many do not have electricity, it would be necessary to have suitable projectors, such as the smart projector.” He is also investigating how the EcoAgtube (www.ecoagtube.org) video-sharing platform could be useful to young agricultural entrepreneurs.

Based on his expertise, rich experience and commitment to developing the capacities of youth in agroecology and entrepreneurship, José was selected in 2019 as an ambassador for Access Agriculture (www.accessagriculture.org), a non-profit global service provider that supports farmer learning in the Global South through quality videos in international and local languages.

“I am certainly hopeful that thanks to proper training and an enabling environment, exciting opportunities will open up for our young entrepreneurs to build robust and thriving agribusinesses so that African countries can reduce their heavy reliance on food imports,” José said.

This article is first published on Access Agriculture in English. You can also read the french version here.

La Démocratie à l’épreuve en Afrique – Pierre Jacquemot

Pierre Jacquemot, en collaboration avec la Fondation Jean Jaurès, a écrit l’ouvrage  » Afrique : la Démocratie à l’épreuve « . Il faut préciser qu’il a été ambassadeur de France (Kenya, Ghana, République démocratique du Congo), directeur du Développement au ministère français des Affaires étrangères, chef de mission de coopération (Burkina Faso, Cameroun). Il est actuellement président du Groupe initiatives (France), enseignant à Sciences Po-Paris, senior economic advisor à ESL-Gouv, expert associé à la Fondation Jean-Jaurès et membre du conseil scientifique de la Fondation Avril. Il est notamment l’auteur de L’Afrique des possibles, les défis de l’émergence (Karthala, 2016) ; Le dictionnaire encyclopédique du développement durable (Sciences Humaines, 2021) ; Souverainetés agricoles et alimentaires en Afrique : la reconquête (L’Harmattan, 2021).

Pierre Jacquemot, en collaboration avec la Fondation Jean Jaurès, a écrit un nouvel ouvrage intitulé : Afrique - la Démocratie à l'épreuve. Share on X

Dans cet article, nous vous proposons d’en savoir plus sur le contenu de cet ouvrage.

L’Afrique vote massivement. On compte six cent trente présidentielles et législatives depuis 1990 sur le continent. Mais peut-on pour autant y considérer la démocratie comme acquise ? Les manipulations des scrutins restent fréquentes, les contestations des résultats sont suivies de tensions sociales, les mandats ne sont pas respectés. Mais aussi les gouvernances sont approximatives, les libertés fondamentales fragiles : c’est donc surtout la « démocratie substantielle » qui globalement fait défaut, hormis quelques expériences édifiantes.

À partir d’une synthèse de nombreux travaux et de sa propre expérience, l’ancien diplomate, aujourd’hui essayiste et universitaire Pierre Jacquemot éclaire trois décennies d’évolutions politiques, dressant le portrait d’une Afrique aux configurations contrastées et mise au défi de nouvelles dynamiques sociétales « hors les urnes » issues de la société civile. Certaines sont-elles annonciatrices d’autres manières de gouverner ? Voici la table des matières qui nous en dit plus sur le contenu de l’ouvrage.

Table des matières

Introduction

Aux urnes, l’Afrique !
Le vote a une histoire
Le temps des possibles (1960-1990)
Le temps de l’ouverture (1990-2010)
Le temps du bilan (2010-2020
Le retour des militaires ?

Les « anomalies » de la démocratie procédurale
Le paradoxe de l’incertitude
La gestion du cycle électoral
Le rôle de l’argent
À notre tour de manger !
Les commissions électorales, quelle indépendance ?
Les observations, quelle efficacité ?
Les contrôles parallèles, quelle pertinence ?
Voter en temps de pandémie

L’élection, un marché de dupes ?
Le vote, un marché imparfait ?
L’enregistrement, un rituel de mise au pas ?
Un vecteur de violence ?
Des votes ethniques ?
Les classes moyennes : quelle posture politique ?
Le vote diasporique : quel poids ?

La fatigue du vote
La validité contestable de la thèse de la transition
Le non-respect de la durée des mandats
L’addiction au pouvoir
L’autocrate et son piège
L’exubérance partisane
La possibilité d’alternance
Le « retour des rois »
La fatigue du vote
Quand le ventre est vide, l’urne sonne creux !
L’inclusion limitée des jeunes, mais croissante des femmes
Manger moins vite et moins seul !

Quatre configurations politiques
Une typologie basée sur six indicateurs synthétiques
Limites de l’exercice de la typologie

Une démocratie à (ré)inventer
L’affirmation de la société civile
Le balai du citoyen
L’interaction digitalisée
Le contrôle hors les urnes
De nouveaux modèles d’action
Vers une démocratie binaire ?

Conclusion

Vous pouvez télécharger librement cet ouvrage de Pierre Jacquemot en cliquant sur ce lien.

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Ministres du Bénin
Bénin : les ministres du Plan et du Développement de 1960 à nos jours

Le Ministère du Plan, très souvent chargé du Développement dans son assertion la plus large, est un ministère stratégique en République du Bénin. Il a souvent changé de dénomination en fonction des orientations des Présidents au pouvoir et des besoins structurels du moment. Il est apparu des moments dans l’histoire où ce portefeuille était occupé directement par le Président de la République. C’est vous dire toute son importance dans l’orientation des actions de Développement du Bénin.

Contrairement à l’imaginaire populaire, la genèse du Ministère du Plan, et d’autres départements, remonte à la période pré-indépendance. La colonie du Dahomey, au lendemain de la loi-cadre Defferre de 1956, devient autonome comme la plupart des territoires de l’Afrique d’expression française. Monsieur Sourou Migan APITHY, désigné Vice-président du Conseil de Gouvernement (l’équivalent de Premier Ministre), forme, le 27 mai 1957, le 1er Gouvernement de notre pays. Au rang des ministères composant la structure gouvernementale, figure un département dénommé Ministère du Plan et de l’Action Rurale dont il confie les rênes à Monsieur Joseph KLIKA, instituteur de formation.

Ainsi débute la longue et belle aventure du département ministériel communément appelé Ministère du Plan, qui connaîtra, de cette date à aujourd’hui, 35 différentes dénominations. De 1957 à 2021, il lui sera associé bien d’autres départements ministériels au nombre desquels figurent le développement rural, les finances, les affaires étrangères, les affaires intérieures et la sécurité, la défense nationale, la justice, l’information, le tourisme, l’emploi, l’économie et les finances.

Le Ministère en charge du Plan souvent tributaire de la coordination de l’action gouvernementale a été, dans l’histoire, érigé plusieurs fois en primature. Ces multiples changements de dénomination, liés aux valses de régimes politiques, à l’époque, n’ont rien ôté à la mission traditionnelle de ce Ministère qui est d’impulser et de piloter le développement économique et social, d’assurer la coordination, le suivi et l’évaluation des politiques publiques et, depuis peu, de veiller à la mise en œuvre des actions et décisions du Gouvernement.

En réalité, c’est un ministère chargé de la mise en œuvre et du suivi-évaluation de Ia politique de l’Etat ; il élabore les politiques et stratégies de développement permettant au Bénin de tirer un meilleur parti des défis du futur en matière de valorisation des potentialités nationales et d’anticipation des problèmes futurs.

Dans cet article, je vous amène à la découverte des Ministres du Plan et du Développement depuis les années d’indépendance jusqu’à nos jours. Share on X

J’ai eu l’opportunité d’être reçu en décembre 2021 par l’actuel Ministre d’Etat chargé du Développement et de la Coordination de l’action Gouvernementale pour une audience inédite dans le cadre du Groupe Initiative Afrique

A l’entrée du Ministère, vous verrez le portrait photo de tous les Hommes qui ont occupé ce poste avant l’actuel Ministre Abdoulaye BIO TCHANE. Mais force est de constater qu’il n’existe sur internet aucune ressource ni d’articles qui donnent la liste des Ministres ayant eu en charge ce portefeuille stratégique de l’Etat.

C’est suite à ce constat que j’ai pris l’option de partager avec vous, chers lecteurs, ce pan de l’Histoire du Ministère du Développement du Dahomey à nos jours. Au total, il y a eu 29 Ministres à ce poste, assez stratégique pour le Développement.

Dans la suite de cet article, vous retrouverez dans le tableau, par ordre chronologique, les noms des ministres, les dénominations du poste, les dates d’occupation du poste. Bonne lecture à tous. Merci de commenter, de partager autour de vous.

NB : Pour une meilleure expérience de lecture, sur mobile, tournez l’écran de votre téléphone en horizontal. Vous verrez ainsi les trois colonnes du tableau de façon complète.

No Nom et Prénom Dénomination du poste Période au poste
01 Joseph KLIKA Ministre du Plan et de l’Action Rurale 28 mai 1957 –

18 février 1958

02 Jacques PLASSARD Ministre des Affaires Economiques et du Plan 18 février 1958 –

02 juillet 1958

03 Emile Derlin Zinsou Ministre de l’Economie et du Plan 02 juillet 1958 –

27 mai 1959

04 Georges GAVARRY Ministre de l’Economie et du Plan 27 mai 1959 –

02 novembre 1960

05 SOUROU Migan APITHY Ministre des Finances, des Affaires Economiques et du Plan, de l’Agriculture et de la Coopération 02 novembre 1960 –

14 décembre 1963

06 François APLOGAN DJIBODE Ministre des Finances, des Affaires Economiques et du Plan 14 décembre 1963 –

27 septembre 1965

07 Justin AHOMADEGBE – TOMETIN Président du Conseil, chargé du Plan, de la Défense Nationale, des Affaires intérieures, de la Sécurité et de l’Information 27 septembre 1965 –

1er décembre 1965

08 Tahirou CONGACOU Président de la République, chargé de la Défense, des Affaires intérieures, de la Sécurité, des Affaires étrangères, de la Justice, du Plan et de l’Information 1er décembre 1965 –

24 décembre 1965

09 Christian VIEYRA Haut-Commissaire au Plan et au Tourisme 24 décembre 1965 –

30 décembre 1966

10 Babliba Bertin BORNA Ministre des Finances, des Affaires Economiques et du Plan 16 mai 1967 –

18 décembre 1967

11 Pascal CHABI KAO Ministre des Finances, des Affaires Economiques et du Plan 18 décembre 1967 –

18 décembre 1969

12 Paul – Emile de SOUZA Président du Directoire, chargé des Affaires intérieures, de la Sécurité et de la Défense Nationale, de l’Information et du Tourisme, de la Prospective et du Plan 18 décembre 1969 –

07 mai 1970

13 Joseph ADJIGNON KEKE Ministre de l’Economie et du Plan 07 mai 1970 –

26 octobre 1972

14 Mathieu KEREKOU Président de la République chargé de la Défense nationale, du Plan, de la Coordination des aides extérieures, de l’information et de l’orientation nationale 26 octobre 1972 –

21 octobre 1974

15 Augustin HONVOH Ministre du Plan, de la Statistique et de la Coordination des aides extérieures 21 octobre 1974 –

30 janvier 1976

16 François Nounagnon DOSSOU Ministre du Plan, de la Statistique et de la coordination des aides extérieures 30 janvier 1976 –

12 février 1980

17 Aboubakar BABA-MOUSSA Ministre du Plan, de la Statistique et de l’Analyse économique 12 février 1980 –

09 avril 1982

18 Zul Kifl SALAMI Ministre du Plan, de la Statistique et de l’Analyse économique

Ministre de la Planification et du Développement

09 avril 1982 –

13 février 1987 et

04 février 2005 –

08 avril 2006

19 Mohamed Ibrahim SOURADJOU Ministre du Plan et de la Statistique 13 février 1987 –

29 juillet 1988

20 Simon Ifèdé OGOUMA Ministre du Plan et de la Statistique 29 juillet 1988 –

05 août 1989

21 Robert DOSSOU Ministre du Plan et de la Statistique 05 août 1989 –

14 mars 1990

22 Paul DOSSOU Ministre du Plan et de la Statistique

Ministre de l’Economie et des Finances

14 mars 1990 –

29 juillet 1991

23 Robert TAGNON Ministre du Plan et de la Restructuration Economique 29 juillet 1991 –

09 avril 1996

24 Albert TEVOEDJRE Ministre du Plan, de la Restructuration Economique et de la Promotion de l’Emploi 09 avril 1996 –

22 juin 1999

25 Bruno AMOUSSOU Ministre de la Coordination de l’Action Gouvernementale, du Plan, du Développement et de la Promotion de l’Emploi 22 juin 1999 –

04 février 2005

26 Pascal Irénée KOUPAKI Ministre de la Prospective, du Développement, de l’Evaluation des Politiques Publiques et de la coordination de l’Action Gouvernementale 08 avril 2006 –

28 mai 2011

27 Marcel de SOUZA Ministre du Développement, de l’Analyse Economique et de la Prospective 28 mai 2011 –

18 juin 2015

28 Lionel ZINSOU Premier Ministre chargé du Développement Economique, de l’Evaluation des Politiques et de la Promotion de la bonne Gouvernance 18 juin 2015 –

06 avril 2016

29 Abdoulaye BIO TCHANE Ministre d’Etat chargé du Développement et de la Coordination de l’Action Gouvernementale 06 avril 2016 à aujourd’hui

Voilà (ci-haut) la liste exhaustive des 29 Ministres ayant occupé le poste stratégique de planification du développement au niveau national depuis les années d’indépendance jusqu’à nos jours. Intéressons-nous à l’actuel titulaire du poste, le Ministre Abdoulaye Bio Tchané.

Abdoulaye BIO TCHANE

Il dispose d’un parcours inspirant pour les jeunes de ma génération et d’autres. M. Abdoulaye BIO TCHANE (actuel Ministre d’Etat, chargé du Développement et de la Coordination de l’action Gouvernementale) occupe ce poste depuis avril 2016 après un brillant parcours à l’échelle internationale et sous-régionale en Afrique.

Tous ceux qui le côtoient s’accordent à dire que M. Abdoulaye BIO TCHANE est un perfectionniste. Il est le fils d’un instituteur devenu député puis ministre des finances. On le surnomme ABT – qui est aussi l’acronyme de son mouvement politique (Alliance pour un Bénin Triomphant).

Ministre des Finances du Président Mathieu Kérékou (1998-2002), directeur Afrique du Fonds Monétaire Internationale (FMI) de 2002-2008 puis Président de la Banque ouest-africaine de développement (2008-2011), Abdoulaye BIO TCHANE, dès son retour à Cotonou, en 2011, fonda son cabinet de conseil stratégique et d’ingénierie financière, Alindaou Consulting International. De 2013 à 2016, il présidera par ailleurs le conseil d’administration du Fonds africain de garantie (FAG) créé par la Banque africaine de développement pour financer les PME-PMI.

C’est lors de la présidentielle de 2011, où il est arrivé troisième avec 6,14 % des suffrages exprimés, que M. Abdoulaye BIO TCHANE renoue avec la politique. Il s’est de nouveau présenté en 2016 et, quatrième à l’issue du premier tour (8,8 %), a ensuite soutenu la candidature de Patrice TALON. Un ralliement qui vaut à ABT un rôle stratégique au sein du Gouvernement du Président Patrice TALON, reconduit pour un deuxième mandat.

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Journées de l’Entreprise au Conseil National du Patronat du Mali (CNPM)

Siège du CNPM, ACI 2000, Hamdalaye (Bamako)

 

José Herbert AHODODE intervenait pour une communication au Conseil National du Patronat Malien dans le cadre de la deuxième édition des Journées de l’Entreprise en Avril 2018.

L’édition 2019 de cette activité a porté sur le thème :  « Corridors de développement » et « Zones économiques spéciales » – «  Bénéfices pour l’entreprise malienne et contribution à la Paix ? à quelles conditions ? » (Investissements, financements, marchés, emplois…).

Objectif de la 3ème édition : consolider et pérenniser l’événement de «  la journée de l’entreprise », initiée avec succès en 2017 et organisée conjointement cette année par le Conseil National du Patronat Malien (CNPM) et la Cellule gouvernementale d’appui au secteur privé (STP/CSSP).

Actions envisagées pour 2019 :

  • Assurer une continuité et un approfondissement de l’édition 2018 en actualisant les thèmes tout en renforçant le dialogue et la concertation entre les acteurs du secteur privé, les représentants des politiques publiques et les jeunes.
  • Renforcer la dimension sous régionale en positionnant le Mali dans les dernières avancées sur l’intégration régionale (politique des corridors Nouakchott- Bamako- Ouagadougou, triangle de Sikasso) et en consolidant les liens avec les principaux acteurs (CEDEAO, BAD, BOAD, UE…) et partenaires extérieurs (patronats maliens, burkinabais et ivoiriens)
  • Faire participer davantage les principaux  PTF en vue d’unifier les approches et de créer une synergie globale autour du concept : Pour un rôle accru du secteur privé dans la Paix en Afrique.
  • Convier quelques groupes et sociétés étrangères pour leur permettre une meilleure connaissance des opportunités ouvertes par ces corridors et pour rencontrer des acteurs locaux, susceptibles de déclencher des co-investissements et des partenariats, sous l’égide du CNPM.
  • Assurer au plan régional et international une bonne promotion des potentialités du Mali et de son secteur privé en les mettant  au cœur de ces nouveaux projets.  Communiquer sur la dynamique du patronat malien et d’un partenariat public privé exemplaire dans le pays.

Il faut rappeller qu’en 2018, le thème général de la deuxième édition était : Comment renforcer la compétitivité des entreprises face aux tentatives d’adhésion à la CEDEAO des pays du Maghreb ?

Plusieurs constats fondent le soubassement aux réflexions :

1- Le marché mondial va doubler dans les 10 prochaines années
2- Aujourd’hui pour pratiquement 50% de sa consommation, l’Afrique est nourrie par le reste du monde.

Ce sujet de l’agro-industrie correspond donc à un enjeu fondamental pour l’Afrique en général.
Commentaire : Un potentiel énorme existe à condition de bien structurer le secteur en renforçant le dialogue constructif entre tous les intervenants de ce marché :

– le secteur privé et les paysans, les véritables créateurs de richesse,

– l’Etat qui joue à travers un rôle fondamental dans la structuration de ce marché mondialisé, s’agissant d’infrastructures, de recherche et développement, de formation, de fiscalité, d’accords commerciaux…

– les organismes de financement pour des investissements longs par nature,

– Les structures régionales intervenants dans la coordination des politiques publiques et les partenaires au développement et bailleurs de fonds internationaux.

– La jeunesse a la recherche d’horizons économiques crédibles.

« Bref sur l’intervention de José Herbert AHODODE à Bamako, Avril 2018 »

Dans cette tribune, José Herbert AHODODE a voulu partager l’extrait de sa note de communication à l’occasion de la deuxième édition de cette importante activité.

Panel 3 : Stratégies et réponses des acteurs face aux nouveaux enjeux

Thème principal : Promouvoir l’entrepreneuriat dans l’agrobusiness (dans sa diversité, en incluant la Jeunesse) comme nouveau modèle de structuration de l’économie et de lutte contre la pauvreté.

1. Jeunesse et Intégration Régionale en Afrique

Face aux enjeux de développement du continent, sur tous les plans, l’intégration s’impose comme un impératif à concrétiser. Beaucoup de blocs sous régionaux existent mais il faudra se positionner sur les CER prévues par l’UA pour dynamiser les processus d’intégration.

La pauvreté ambiante qui s’accroit, le manque d’emploi, la précarité des jeunes les positionnent dans un repli contre l’Etat et ses institutions. Cela frise la colère des plus jeunes surtout au regard de la mauvaise gestion des institutions par les gouvernants (corruption).

La délinquance s’accroit, les raccourcis économiques se créent et l’école perd sa valeur et ses fondements car elle n’assure plus le pain quotidien. La perte de crédibilité renforce l’exaspération de la jeunesse. Soubassement aux crises sociales, tensions allant jusqu’à la radicalisation (terrorisme), guerres et ses conséquences. Il faudra proposer de nouvelles approches « plus réalistes » pour mettre en confiance la Jeunesse du continent.

Des approches objectives : la solution passe par la régionalisation : Il faut dynamiser l’entreprise africaine, mettre la jeunesse au cœur de l’emploi, créer le cadre macro-économique et éduquer la jeunesse aux défis de l’intégration (formations).

L’Afrique (sa démographie) constitue le marché le plus important au Monde en termes de besoins à satisfaire, de richesses potentielles (sol et sous-sol), des gains de productivité. Il faudra construire une stratégie régionale évolutive en lien avec les dynamiques en cours.

Privilégier les secteurs et les investissements qui favorisent l’intégration, pas uniquement les grands projets prioritaires (comme l’interconnexion électrique) mais aussi des plus modestes (comme les échanges au niveau des étudiants par exemple).

2. Créer des opportunités dans l’Agrobusiness pour la Jeunesse 

Face au problème du chômage de la Jeunesse, l’Agriculture reste le premier secteur pourvoyeur d’emploi. Des opportunités existent mais elles ne sont pas reliées. Au lieu de s’arrêter à la production (qui déjà est faible), il faut beaucoup plus aller vers la transformation des produits agricoles, l’industrialisation pour créer les chaines de valeur. Les entreprises devront avoir des ambitions régionales : produire, transformer pour le marché national et régional. Le développement se fera si nous échangeons les produits et cela contribuera fortement à booster les capitaux au niveau des marchés boursiers. Offrir des opportunités d’affaires, d’apprentissages et d’informations, aux jeunes, entrepreneurs dans l’agrobusiness afin de leur permettre de participer activement à la croissance de leur potentiel et faire de l’agrobusiness, un pilier de développement.

Des jeunes s’investissent sur le continent dans le secteur de l’agrobusiness (transformation de plusieurs produits agro-alimentaires) ; mais ils font face aux problèmes de la chaine de distribution très fracturée ; la logistique et les emballages restent des défis pour élever la qualité des produits proposés ; d’où l’évidence des besoins de formation et du financement.

Des modèles de réussite dans l’Agrobusiness existent (Songhaï ; système intégré) : les jeunes doivent faire renforcer leur capacité pour mieux exceller et proposer de meilleurs produits.

Beaucoup de programmes étatiques existent pour accompagner les jeunes dans l’agrobusiness mais ils ne sont pas fédérés. Les interventions de s ONG et autres Partenaires devront être davantage coordonnées pour un même objectif : Booster les agripreneurs.

Un Modèle d’Incubateur d’Entreprises (double objectif : économique et social) : Le programme consiste à faire participer les jeunes béninois à la création et à la gestion de modèles d’entreprises sociales orientées vers la satisfaction des réels besoins économiques des populations et dont une partie des revenus sera consacrée à résoudre les problèmes sociaux de la communauté. Ainsi, à la faveur d’activités de renforcement des compétences, de recherches sur l’innovation et le processus entrepreneurial, les stratégies de développement et de gestion efficace de la jeune entreprise, le développement social, les métiers du social et du socioculturel, les groupes sociaux… Ces jeunes sélectionnés par région et par compétence, seront à même de faire progresser des entreprises en efficacité et rendement. Ces entreprises auront pour vecteur la mise en œuvre d’activités économiques porteuses d’espoir et à fortes potentialités pour le Bénin et l’Afrique. Elles doivent tenir compte de la trilogie : production – transformation – services. Une partie des bénéfices nets réalisés (40 %) seront utilisés pour contribuer au bien-être des populations à travers des actions de développement social.

José Herbert AHODODE est ingénieur Agronome socio-économiste.

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