José Herbert Ahodode
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Atelier virtuel de restitution de la Conférence internationale Countdown 2030, 2063 and Beyond à Cotonou – Bénin

En décembre 2019, plus de cent (100) jeunes venus de quatre continents se sont réunis à Cologne en Allemagne pendant cinq jours afin de discuter de leurs priorités en ce qui concerne les Agendas 2030 et 2063. Sous l’impulsion de Bridge-It, une ONG allemande, soutenue par l’Initiative Germano-Africaine pour la Jeunesse (AGYI) de la GIZ, cette conférence dénommée « Countdown 2030, 2063 & Beyond » a été organisée par les jeunes et pour les jeunes, avec l’encadrement d’une équipe sénior.

L’Initiative Germano-Africaine pour la Jeunesse (AGYI) est une initiative multilatérale du gouvernement allemand et de la Commission de l’Union africaine visant à renforcer les échanges et la mobilité entre les pays africains et l’Allemagne dans le contexte de l’éducation pour le développement durable. Lors de cette conférence, les jeunes ont croisé leurs perspectives sur les deux agendas et ont fait part de leurs aspirations. Les travaux en atelier ont aussi permis de faire le point des actions dans le monde pour l’atteinte de ces deux agendas ainsi que les astuces pour amener les gouvernants à respecter leurs engagements surtout en ce qui concerne le développement durable et l’éducation.

Forte de cette expérience, l’équipe francophone d’organisation du Countdown 2030 (quatre Béninois, une Burkinabé et un Camerounais), le Réseau AGYI Bénin, le RAVIES Bénin, avec l’appui de la GIZ-AGYI ont décidé d’organiser un Atelier de restitution des travaux de la conférence aux Alumni résidant au Bénin ainsi qu’aux organisations de la société civile travaillant dans le domaine des échanges de jeunes et le volontariat.
Prévu pour se dérouler de façon physique, l’atelier a été réalisé sous un format virtuel à cause de la situation sanitaire mondiale due au COVID-19 et le respect des mesures de de sécurité et d’hygiène prises par le gouvernement béninois.

L’atelier a réuni 25 acteurs de la société civile béninoise venant de toute l’étendue du territoire national, et intervenant dans le domaine des échange de jeunes et de volontariat. Cet atelier visait à faire la restitution de la conférence Countdown 2030, discuter des opportunités qu’offrent les recommandations de la conférence aux alumni et développer une feuille de route d’activités à mener au Bénin.

Le présent article fait la synthèse du rapport de l’atelier de restitution et fait le point de son déroulement.

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Elections Présidentielles 2021 au Bénin : Patrice Talon n’aura pas fort à faire – Expédit Ologou

Au Bénin, les candidatures à la présidentielle de 2021 montrent que le Chef de l’État n’aura pas fort à faire », entretien avec Expédit Ologou, Président de Civic Academy for Africa’s Future.

Présidentielle au Bénin : les pro-Talon espèrent « un coup K.-O. » – Jeune Afrique

Le Think tank Civic Academy for Africa’s Future a publié une analyse de la situation socio-politique de l’Afrique de l’Ouest qui classe le Bénin dans une zone « orange ». Entretien avec Expedit Ologou, Président du Ciaaf think tank.

Wathi est un think tank citoyen de l’Afrique de l’Ouest. Dans cet entretien, WATHI est allé à la rencontre d’Expédit Ologou, président de Civic Academy for Africa’s Future au Bénin. Dans cet entretien, il revient sur les enjeux de l’élection présidentielle de 2021 et l’absence de figures politiques de haute portée morale ayant autrefois permis aux acteurs de retrouver le chemin d’un dialogue efficient.

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Flèche vers le bas

Comment jugez-vous l’état de la démocratie béninoise 5 ans après la victoire de Patrice Talon, président sortant ?

 

Je ne suis pas sûr qu’on soit dans le chaos mais nous posons chaque jour au Bénin, des actes qui nous rapprochent un peu plus du chaos. Il faut avoir le courage de le dire. Toutes les fois que nous posons des actes de diffraction sociale, chaque jour que les dissensions se multiplient, les frustrations s’accumulent sur presque tous les registres, bien évidemment, on fait un pas supplémentaire vers le chaos.

La vérité est que personne ne sait quand le chaos peut arriver. Il y a que, de plus en plus, la liberté d’être élu et celle de choisir librement ses dirigeants sont remises en cause par les règles fixées. Et l’argument de la légalité pour tout justifier est fragile et périlleux.

Ce qui justifie l’éternel recommencement, c’est qu’on a de plus en plus, des personnalités politiques qui prennent de moins en moins de la hauteur. On a beaucoup plus des acteurs, des joueurs, des agents politiques, des comédiens politiciens que des hommes d’Etat. Nous avons de moins en moins des personnalités politiques de hauteur morale, de hauteur de vue, de hauteur d’esprit qui permettent de gérer avec bienséance la société. La pudeur politique et surtout la pudeur d’Etat manquent cruellement désormais au Bénin. C’est pour cela qu’on a l’impression que le Bénin s’effondre, au moins démocratiquement et socialement, à petits feux…

Nous sommes dans un pays où les restrictions au niveau du droit d’être élu sont un terreau fertile aux éventuelles tensions socio-politiques qui enveniment le processus électoral en cours. Or, nous sommes dans un contexte, où les deux dernières élections ont déjà produit par elles-mêmes, des crises importantes : les législatives de 2019 eles communales de 2020.

Vous avez deux années de crise et de violences électorales qui n’ont pas été totalement résorbées, à l’issue desquelles des éléments de crise politique se sont ajoutés sans être non plus résorbés. Et nous voici dans la troisième année électorale, poursuivis par ces problèmes non réglés. Dès lors, vous ne pouvez pas ne pas constater, que nous sommes dans une situation critique même si elle n’est pas, je ne pense pas, encore chaotique. Mais à condition que les acteurs et la société trouvent les meilleurs moyens de l’éviter.

Vous déclariez en 2020 « l’opposition semble perdue. Le chef de l’État a un boulevard pour la présidentielle ». Votre opinion a-t-elle changé aujourd’hui  ?

 

Mon opinion n’a pas changé. Les faits ont plutôt confirmé ce que je disais. Les communales de mai 2020 ont tracé la voie, un boulevard au président de la République pour que l’élection présidentielle se déroule comme une sorte de formalité pour lui. Les candidatures qui se dégagent montrent que le chef de l’Etat n’aura pas fort à faire. La vérité, c’est qu’on sent que le président sortant veut vite en finir avec ce qu’il donne l’impression de considérer comme une formalité électorale et passer à autre chose.

Quand on analyse un peu le contexte, tout semble déjà plié parce que tout semble avoir été fait pour qu’il n’y ait pas de véritable challenger en face du président sortant. Les candidats opposés au Chef de l’État sortant ont été, me semble-t-il, suscités et « fabriqués » à cette fin.

En quoi l’introduction du système des parrainages a-t-elle modifié le jeu électoral ?

 

La question du parrainage change tout dans la mesure où 95% des parrains, pour ne pas dire la totalité, viennent du camp de la majorité au pouvoir. On perçoit que pour le régime en place, donner le parrainage aux opposants, c’est donner la corde à l’adversaire voir à l’ennemi politique pour qu’il nous pende.

Le président sortant n’a voulu prendre aucun risque. Vu l’état du pays, si de véritables candidats de l’opposition sont dans la course, l’issue du scrutin sera loin d’être gagnée pour le Président Talon. La FCBE est un parti « Chauve-souris ». Je l’ai dit aux lendemains des communales de 2020. Les faits ne me démentent pas. La FCBE, me semble-t-il, est un parti qui dort dans le lit de la majorité et se couvre du drap de l’opposition.

L’offre politique est l’une des plus grandes absentes de l’élection présidentielle de 2021.

Quant au second duo issu des dissidents du parti « Les démocrates » Corentin Kohoué-Iréné Agossa, c’est à peu près le syndrome FCBE – nouvelle formule, c’est-à-dire qu’on sent qu’il y a une main invisible qui a travaillé à miner le parti, pour en sortir un duo, qui n’est pas celui désigné par le parti lui-même. Le chef de l’État a martelé lors de sa tournée nationale que le parti « Les démocrates » aura le parrainage. On voit bien maintenant la stratégie qui sous-tendait cette affirmation.

Qu’est ce qui se joue finalement dans cette élection ? Quel est selon vous l’enjeu de ce scrutin présidentiel à venir ?

 

Vous constaterez avec moi, qu’il n’y pas toujours d’offre politique. L’offre politique est l’une des plus grandes absentes de l’élection présidentielle de 2021. Oui, comme par le passé, il n’y a pas d’offre politique, c’est devenu normal au Bénin. Il faut déjà commencer par se demander s’il y a effectivement des différences d’idéologie entre les différents partis qui ont existé dans le pays ou qui existent encore malgré les réformes du système partisan.

Donc, de façon traditionnelle, l’offre politique n’a presque jamais joué un rôle important dans l’élection présidentielle au Bénin. S’il y a un débat, c’est autour de la question « peut-on se développer avec ou sans la démocratie » ? L’offre se situe au niveau du positionnement de chacun des prétendants par rapport à cette question. C’est tout. Mais ce n’est pas rien, c’est même aujourd’hui la cause principale de la situation critique du pays.

De façon traditionnelle, l’offre politique n’a presque jamais joué un rôle important dans l’élection présidentielle au Bénin.

Mais au-delà de cette question, il n’y a pas grand-chose. Et il n’y en aura pas. Du moins, il n’y aura que les propositions du président sortant qui ne pourront ni être contredites ni mises en perspective, justement parce qu’en face il n’y a que « des candidats de formalité ».

Votre centre de recherche, Civic Academy for Africa’s Future a fait un travail récemment intitulé « Turbulences électorales ouest-africaines 2020-2021 ». Pour le cas du Bénin précisément quelle analyse a été faite ?

 

 Le Bénin est dans une situation précaire. Le Bénin est dans une zone « orange ». Situation orange parce que les signaux de la stabilité socio-politique ne sont pas rassurants. Ces signaux ne sont pas rassurants si on s’en tient aux élections législatives de 2019, et si on s’en tient aux conditions dans lesquelles les élections communales se sont tenues avec une loi qui a été prise, pendant le processus électoral pour remettre en cause, même certains principes déjà appliqués au cours du processus électoral.

Vous avez une série de faits, d’événements qui mettent un peu à mal la cohésion sociale. Aux problèmes politiques non réglés, s’ajoutent des préoccupations d’ordre socio-économique qui persistent. Dans les confins de la société béninoise, les conditions de vie des citoyens se précarisent, l’indigence est perceptible en dépit des chiffres macro-économiques qui annoncent le meilleur Bénin jamais connu…

Le Bénin est dans une zone « orange »

Et puis, il y a ce sentiment qui ne faiblit pas au fil des ans, selon lequel il y a une catégorie d’acteurs économico-politiques privilégiés qui ont accès à peu près à tout au détriment de tout le reste de la société. Regardez le panier de frustrations : frustrations économiques, frustrations sociales, frustrations politiques et frustrations électorales répétées.

Un pays qui était considéré comme étant en dehors de tout cela et qui fait converger en un moment assez relativement court, en deux ans, avec des frustrations produisant des violences, elles-mêmes produisant des morts…  un pays comme celui-là, ne peut pas être considéré comme un pays qui est au vert.  Le déroulement du processus de la présidentielle de 2021 donne des signes objectifs qu’on est plus proche du rouge que du vert.

Dans ces conditions, quelles sont vos propositions ?

 

Rien que les protagonistes ne sachent… Tout ou presque a été proposé depuis les législatives de 2019 aux acteurs en présence, notamment les gouvernants qui sont aux responsabilités, le Chef de l’Etat en premier. Toutes les propositions, d’où qu’elles viennent, s’orientent vers un dialogue qui permette une élection inclusive.

Une chose est certaine, il y a de moins en moins dans notre pays, des personnalités de référence, de déférence et de révérence auxquelles on peut se référer, auxquelles on peut déférer et pour lesquelles on a de la révérence et qui peuvent avoir le poids moral, légitime qu’il faut pour créer ce type de dialogue.

Mais elles semblent être tombées dans des oreilles de sourds. Conséquence : la situation politique du pays ne va pas en s’améliorant… Au contraire. Les sociétés qui ont fait de l’instabilité sociopolitique la colonne vertébrale de leurs trajectoires ont souvent eu quelques péchés majeurs : l’aveuglement, l’arrogance voire l’insouciance des gouvernants ; l’instrumentalisation ténébreuse du droit et des institutions républicaines ; la fragilisation systématique des espaces démocratiques. Ce sont les meilleures qualités en vogue actuellement au Bénin. Face à celles-ci, il ne reste rien à faire….

Peut-être, est-ce encore utile de rappeler à tue-tête le titre de l’une des récentes publications du CiAAF : ‘’ il n’est jamais trop tard pour la paix ’’. Maintenant, les questions de fond sont là : comment mène-t-on le dialogue pour la paix ? Qui sont les médiateurs de ce dialogue ? Dans quelles mesures et quels seraient les termes de ce dialogue politique ?

Une chose est certaine, il y a de moins en moins dans notre pays, des personnalités de référence, de déférence et de révérence auxquelles on peut se référer, auxquelles on peut déférer et pour lesquelles on a de la révérence et qui peuvent avoir le poids moral, légitime, qu’il faut pour créer ce type de dialogue. Ou du moins les personnalités qui le peuvent ne se sentent pas particulièrement concernées par la situation dégoûtante de la politique au Bénin. Et c’est aujourd’hui, l’un de nos handicaps.

Vous avez été un acteur des médias. Comment jugez-vous la situation des médias dans le contexte actuel ?

 

Les médias traditionnels notamment la radio, la télévision, la presse écrite sont de moins en moins des acteurs de la vie politique. Les médias au Bénin sont de plus en plus des agents de la vie politique, c’est-à-dire qu’ils n’ont plus de force propre, ils n’ont plus de capacité intrinsèque propre, ils sont instrumentalisés.
Peut-être n’en ont-ils jamais eue. Mais la carence semble plus perceptible aujourd’hui qu’hier. Les médias font ceci ou cela parce qu’une source les a activés dans tel ou tel sens. Ce que les médias feront de l’élection présidentielle de 2021, c’est ce que les politiques auront décidé qu’ils en fassent.

Les médias au Bénin sont de plus en plus des agents de la vie politique c’est-à-dire qu’ils n’ont plus de force propre, ils n’ont plus de capacité intrinsèque propre, ils sont instrumentalisés.

Il y a quelques médias qui constituent une exception, la responsabilité des médias ne doit pas changer quels que soient les acteurs qui voudraient les mouvoir. La responsabilité déontologique des médias reste et demeure celle d’éviter d’être les vecteurs de la violence, de l’information tendant à remettre en cause la cohésion sociale. Quand les médias deviennent fragiles, un peu trop fragiles économiquement, politiquement et, du point de vue de la liberté, tout est possible avec eux.

Soyons honnêtes : On n’a pas l’impression que notre passé éclaire notre marche vers l’avenir. Or, Tocqueville disait sagement « Lorsque le passé n’éclaire plus l’avenir, l’esprit marche dans les ténèbres » …. Pourvu que, et c’est ma prière,  les craintes de certains esprits observateurs critiques, comme moi, soient vaines. Le passé très récent du Bénin ne nous a pas donné tort… Pourvu que, cette fois-ci, nos craintes soient vaines.

Cet entretien a été premièrement publié sur le site Benin Politique dans le cadre de l’élection présidentielle du 11 avril 2021 mais aussi des dynamiques économiques, éducatives, sanitaires, sociales, culturelles, environnementales et à la valorisation de tous les départements du Bénin.

WATHI promeut en Afrique de l’Ouest et au-delà la construction de démocraties substantielles qui ne se réduisent pas aux élections et contribuent à l’amélioration du bien-être collectif. Le site Benin Politique s’inscrit dans lecadre du partenariat privilégié entre le think tank citoyen WATHI et la Fondation Konrad Adenauer.

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L’Audace d’Entreprendre – Contribution de Paula Gnancadja

José Herbert Ahodode

L’ouvrage « L’Audace d’Entreprendre : Une jeunesse en Action » mène des réflexions sur les défis de l’entrepreneuriat dans le contexte africain et propose des approches réalistes pour y faire face. On y découvre également le parcours d’entrepreneurs de divers domaines – ce sont des exemples concrets et inspirants pour les jeunes. L’ouvrage est préfacé par Ibrahima Théo Lam, et Marcellin Gandonou est intervenu pour l’avant-propos.

Les entrepreneurs ayant contribué à cet ouvrage sont : Epiphane Senou, Adjaratou Lawani, Sessi Hounkanrin, Odile Gnonwin, Eulodie Hodonou, Caludia Togbe, Natacha Agbahoungba, Paula Gnancadja, Moustakimou Sadji, Riva Bonkoungou et Ada Bocoum.

L’Auteur, par ce canal, les remercie à nouveau pour le temps et les sacrifices.
A travers cette tribune, nous partageons avec vous la contribution de Paula Gnancadja. Share on X

Contribuer à la construction de cette génération d’entrepreneurs émergents est pour moi un plaisir quotidien. C’est en même temps un devoir de s’inscrire dans une dynamique d’apprentissage continuel. Je remercie donc José Herbert AHODODE de m’avoir invité dans cet ouvrage. Je suis Paula Raphaëla GNANCADJA, titulaire d’une licence en agronomie obtenue en 2015 à la Faculté des Sciences Agronomiques et de l’Environnement (FSAE) de l’Université Catholique de l’Afrique de l’Ouest – Unité Universitaire de Cotonou (UCAO-UUC). Depuis 2015, j’ai intégré le Cabinet Global Novat (cabinet d’expertise en agronomie) en qualité de responsable marketing et commercialisation. J’ai également servi la Fondation pour le Développement Social en tant que responsable de production agricole de Mars 2016 à Novembre 2017.

Mon aventure entrepreneuriale est bien passionnante. En effet, je suis passionnée de l’agriculture orientée vers l’entrepreneuriat, faire la différence et contribuer au changement du cours de l’histoire dans mon pays le Bénin ; je me suis engagé depuis 2013 en créant une Unité de transformation de jus de fruits naturels. Outre la transformation en jus de fruits, j’ai initié en 2014 la production d’autres produits agricoles notamment le manioc, la tomate, l’escargot et les poulets de chair alors que je n’étais encore qu’une étudiante en première année d’Agronomie.

C’est donc véritablement en 2017 que j’ai choisi la production et la transformation du manioc comme activité principale et je me suis engagé dans la promotion de la filière manioc au Bénin grâce à la formation que j’ai reçu au Brésil. Cette formation m’a permis de comprendre toutes les opportunités qu’offre le manioc sans oublier toute son importance dans l’économie béninoise.

Grace aux actions reconnues, je suis, depuis 2017, nominée Ambassadrice des jeunes Agripreneurs filière manioc du Bénin grâce à l’Institut International d’Agriculture Tropicale (IITA). Je suis membre de la Fédération Internationale du Manioc en Afrique initiée par la Commission de l’Union Africaine et je suis promotrice et directrice de AGROBIZ BIO SARL, une entreprise spécialisée dans la transformation du manioc en plusieurs produits dérivés (gari, tapioca, farine de manioc, biscuits, la farine lafun et agbéli, liqueur et savon, etc.). Mon entreprise se spécialise donc dans la transformation du manioc en plusieurs produits dérivés dont le SAVON DE MANIOC, la principale innovation. Cette innovation a remporté le deuxième (2ème) meilleur prix international du manioc en juin 2018 au Forum international CASSAVA face à plus de 3300 candidats de tous les continents.

En Septembre 2017, âgée de 23 ans, j’ai été la représentante du Bénin au programme de formation technique des jeunes (sur la chaîne de valeur manioc) organisé par la Banque Africaine de Développement et au cinquième forum Brésil-Afrique organisé par l’institut Brésil-Afrique. Comme vous pouvez le penser, j’étais parmi les plus jeunes représentants de pays africains à ce forum au Brésil. J’avais initialement été détectée et sélectionnée par l’Institut International d’Agriculture Tropical (IITA) du Bénin.

Depuis quelques années, je participe à la majorité des échanges et fora sur la chaîne de valeur manioc en Afrique. En partenariat avec la Fédération des Chinois, nous travaillons à l’installation de la première usine en Afrique de transformation du manioc en pâte alimentaire (spaghetti) au Bénin. Afin de garantir, en plein temps, la disponibilité de la matière première pour cette usine, j’entreprends la création de la coopérative des jeunes producteurs de manioc au Bénin. Cette coopérative sera d’ici quelques années l’une des plus grandes coopératives de jeunes en Afrique de l’Ouest et pourvoyeuse d’emplois et de richesses.

Etant jeune béninoise, dans un pays où le taux de pauvreté des jeunes est élevé, et où l’agriculture n’attire plus l’attention des jeunes, j’ai voulu créer un réseau de jeunes durable et efficace. La création d’une entreprise qui pourra employer beaucoup de personnes et dont les activités pourraient bénéficier à de nombreux jeunes (hommes et femmes) était pour moi la meilleure méthode pour réussir cette vision. C’est donc ce qui a motivé le choix de mon idée d’entreprise et je travaille au quotidien pour y parvenir. C’est vrai que des efforts sont fournis pour accompagner les jeunes entrepreneurs au Bénin mais le véritable problème se situe au niveau de l’efficacité des structures existantes. L’environnement institutionnel accompagne les entrepreneurs par la mise en place de certains programmes d’accompagnement comme le FNPEJ (Fond National pour la promotion d’emploi des jeunes), UAC Start-up Valley, etc.

Mais les entrepreneurs « agricoles » sont confrontés à de nombreux problèmes auxquels il serait intéressant de s’y consacrer. En prenant mon exemple, je peux dire que les principales difficultés que je rencontre sont :

  • Les aléas climatiques qui influencent négativement la production ;
  • L’insuffisance de la production du manioc ;
  • L’insuffisance des ressources financières personnelles dans le but d’un investissement nécessaire pour l’agrandissement et l’exécution des activités ;
  • L’introduction de variétés de manioc chair jaune dont le Gari, l’un des principaux produits dérivés, a suscité quelques inquiétudes auprès des consommateurs qui se demandaient s’ils ne seront pas empoisonnés… Rappelons que le but visé, dans cette démarche d’introduction de la nouvelle variété, est de lutter contre les déficits en vitamine A pour les enfants et femmes enceintes. Mais une réticence est observée pour la consommation !

Etant dans la culture entrepreneuriale, j’essaie, à mon niveau de trouver des approches de solutions. La mise en pratique des connaissances acquises lors de mes diverses formations, l’appui technique de l’IITA, l’augmentation de la production avec la coopérative des jeunes « Cassava Youth Agripreneurs » (une coopérative que j’ai créé avec l’appui de l’ONG WEZIZA), l’amélioration des techniques de transformation et de commercialisation des produits dérivés du manioc de mon entreprise, d’une bonne politique de communication autour du gari de manioc à chair jaune et la recherche des partenaires financiers, me permettent de surmonter ces difficultés.

Pour moi, l’Afrique dispose des jeunes ayant des potentiels mais il faudra les identifier et les mettre en relation entre eux pour au service du continent. Je remercie l’Auteur de cet ouvrage, José Herbert AHODODE, et je reste confiant qu’ensemble, nous arriverons à relever les défis de l’entrepreneuriat des jeunes.

Paula Raphaëla GNANCADJA, Contact : +229 96 44 61 28

Pour avoir cet ebook, nous vous proposons deux options :
1. Vous souhaitez accompagner l’Auteur à travers une modeste contribution (vous payez pour l’avoir), cliquez sur ce lien (ebook payant). Vous payez et recevez votre exemplaire de l’ebook.

2. Vous souhaitez accéder à la version libre de cet ouvrageCliquez sur ce lien. Il vous sera demandé de vous abonner pour le recevoir.

Dans tous les cas de figure, nous avons pensé à vous ! Après la lecture, tous les contributeurs souhaitent avoir vos avis. Quelles réflexions et idées vous inspire la lecture de cet ouvrage ? Dites-le nous en commentaires.

 

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L’Audace d’Entreprendre – Contribution de l’entrepreneure Odile Gnonwin

José Herbert Ahodode

L’ouvrage  » L’Audace d’Entreprendre : Une jeunesse en Action  » mène des réflexions sur les défis de l’entrepreneuriat dans le contexte africain et propose des approches réalistes pour y faire face. On y découvre également le parcours d’entrepreneurs de divers domaines – ce sont des exemples concrets et inspirants pour les jeunes. L’ouvrage est préfacé par Ibrahima Théo Lam, et Marcellin Gandonou est intervenu pour l’avant-propos.

Les entrepreneurs ayant contribué à cet ouvrage sont : Epiphane Senou, Adjaratou Lawani, Sessi Hounkanrin, Odile Gnonwin, Eulodie Hodonou, Caludia Togbe, Natacha Agbahoungba, Moustakimou Sadji, Riva Bonkoungou et Ada Bocoum. L’Auteur, par ce canal, les remercie à nouveau pour le temps et les sacrifices.

A travers cette tribune, nous partageons, avec les lecteurs, la contribution de Odile Gnonwin. Share on X

Chers lecteurs, grande est ma joie de pouvoir contribuer à cet ouvrage de José Herbert AHODODE. En même temps, c’est toujours un plaisir renouvelé de faire connaitre ce que nous essayons d’entreprendre, en espérant que cela puisse inspirer d’autres jeunes. Je suis Odile GNONWIN, âgée de 28 ans, entrepreneure agro-alimentaire, Promotrice de la marque Norée par la Société de Production et de Transformation des Noix Tigrées (SPTNT).

Je suis titulaire d’une maîtrise en Droit des Affaires et Carrières Judiciaires obtenue en 2014 et d’une Licence professionnelle en Administration Générale et Territoriale depuis 2013. Passionnée par les affaires, je me suis retrouvée dans l’agro-alimentaire par pure passion. Depuis petite, j’aimais ajouter une plus-value à tout ce que mes mains touchaient à la cuisine. Aussi, j’avais rapidement acquis des aptitudes en techniques de vente depuis l’âge de 10 ans. En deuxième année d’université, en 2012, j’avais 20 ans, je m’étais lancée dans la vente de souchets torréfiés de 25 FCFA/sachet. De la commerçante de souchets en détail, je suis rapidement passée à une commerçante en gros de souchets torréfiés.

En effet, j’achetais les sacs de souchet que je faisais torréfier par des femmes que j’avais employées. Cette activité marchait tellement bien que je décidais de m’intéresser à la transformation réelle du souchet car je m’étais dite « On ne va pas à l’école pour faire comme les autres ; il faut ajouter de la valeur et se démarquer ». Le souchet avait vraiment commencé par me passionner davantage. C’est à ce moment que m’est venue l’idée de transformer le souchet. Ma passion remonte donc à l’année 2013 où j’ai vraiment eu un déclic pour le souchet. Ainsi, depuis 2014, Norée transforme le souchet en farine, croquettes et crèmes liqueurs.

J’offre une gamme variée de produits sains, hygiéniques, sans colorants, sans conservateurs pour préserver la bonne santé des clients et respecter l’environnement en utilisant des emballages biodégradables et écologiques. Nos produits sont actuellement disponibles dans plusieurs points de distribution au Bénin. Les négociations sont en cours pour leurs exportations au Burkina-Faso, Côte d’ Ivoire, Sénégal, Ghana et le Nigéria. Les propositions de partenariats dans ce sens seront les bienvenues. Il faut dire que la vision de la marque Norée est de devenir la première marque africaine en matière d’exportation des produits dérivés du souchet.

A partir de mon expérience personnelle, j’exhorte la jeunesse africaine à démarrer avec les moyens de bord. Il faut démarrer même avec peu de moyens, ne pas faire de grands investissements au départ, travailler avec professionnalisme et toujours persévérer. Dans le cheminement sur la route de l’entrepreneuriat, il faut être également rigoureux et discipliné surtout envers soi-même et envers les autres. Au début de mon aventure entrepreneuriale, j’ai su que mon idée de transformation du souchet en divers produits dérivés était une bonne idée car c’était innovant. J’étais obsédée par le souci de créer quelque chose de nouveau à base du souchet dont la consommation est longtemps restée traditionnelle.

Dans l’accompagnement des entreprises, en observant les pratiques au Bénin, il faut dire que beaucoup d’efforts sont faits par les gouvernants. L’environnement institutionnel accompagne les PME à travers les structures comme l’ANPE, l’ANPME, l’ABEVRIT, etc. ainsi que de nombreux partenaires techniques et financiers. Malgré cela, beaucoup de choses restent encore à accomplir car les défis sont grands.  En ce qui concerne les difficultés rencontrées dans les activités de la marque Norée, je peux citer l’insuffisance de ressources financières et matérielles pour atteindre le standard souhaité et agrandir les installations. Certains équipements sont très coûteux et surtout les emballages sont difficiles d’accès. Pour y faire face, nous achetons les emballages en grandes quantités hors du Bénin afin d’amoindrir les dépenses et bénéficier des tarifs de la vente en gros.

En ce qui concerne le financement de l’entreprise, nous participons aux concours d’appui aux entreprises existantes et nous remportons quelques prix qui permettent d’augmenter le capital de la société par des fonds supplémentaires. L’argent est utile au développement de tout projet. Mais une entreprise dont le personnel et le chef d’entreprise ont et partagent la même vision connaitra plus de succès contrairement à une entreprise qui a des moyens financiers avec un mauvais leader ; une pareille entreprise ne survivra pas dans le temps. En plus, une entreprise, sans grand financement au départ, peut bien émerger si elle a des clients et un marché d’écoulement évolutif ; donc ce n’est pas forcément l’argent qui crée les grandes entreprises à succès, le capital humain est plus important.

Dans la dynamique actuelle, tous les acteurs sont conscients que l’Etat n’est plus en mesure de recruter toute la masse estudiantine qui sort de nos universités chaque année. Ce qui fait que le Gouvernement, les particuliers, les partenaires d’horizons divers encouragent de plus en plus les jeunes à entreprendre. Ils sont donc nombreux à lancer des start-up (une émergence en vogue) avec de merveilleuses idées pour la plupart mais le défi reste la survie au-delà de trois ans des entreprises créées. Il faut néanmoins noter que certains jeunes font du copier-coller des idées à succès d’autres sans chercher à s’aventurer vers les sentiers de l’innovation ; ce qui est bien dommage.

D’aucuns, se croyant plus malicieux, concurrencent très ouvertement leur ex-associé sur des idées de projets lancés ensemble au départ et lancent les mêmes types d’entreprises avec des noms différents. En poussant la critique plus loin, il faut ajouter que beaucoup de jeunes ne fournissent pas assez d’efforts dans la connaissance parfaite de leurs produits/services. Une bonne partie de la jeunesse entreprenante pourrait se confondre en majorité aux vendeurs car au final, l’activité qui découle de l’entreprise n’est pas axée sur une vision entrepreneuriale et des objectifs clairs et précis. Les enjeux du monde entrepreneurial béninois sont grands et il y a beaucoup à faire. La promotion des produits locaux reste un défi permanent ; il faut davantage d’actions promotionnelles et inspirer des partenariats entre jeunes entreprises en regroupant par secteurs d’activités complémentaires ou similaires.

A la fin de cette tribune, si j’ai un mot à dire aux jeunes aspirants entrepreneurs, c’est de toujours avoir l’esprit d’innovation, démarrer avec de petits moyens pour grandir progressivement et ne pas faire de grands investissements au départ, travailler avec professionnalisme et toujours être endurant, persévérant. Que  chaque africain prenne du plaisir à consommer nos produits Norée, une marque de produits aux souchets qui procure douceur et énergie. Je remercie les initiateurs du présent projet d’écriture.

Vous pouvez en savoir plus sur Odile Kossiba GNONWIN en visitant le site web : www.noree.bj

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L’Audace d’Entreprendre – Contribution de Sessi Hounkanrin

José Herbert Ahodode

L’ouvrage  » L’Audace d’Entreprendre : Une jeunesse en Action  » mène des réflexions sur les défis de l’entrepreneuriat dans le contexte africain et propose des approches réalistes pour y faire face. On y découvre également le parcours d’entrepreneurs de divers domaines – ce sont des exemples concrets et inspirants pour les jeunes. L’ouvrage est préfacé par Ibrahima Théo Lam, et Marcellin Gandonou est intervenu pour l’avant-propos.

Les entrepreneurs ayant contribué à cet ouvrage sont : Epiphane Senou, Adjaratou Lawani, Sessi Hounkanrin, Odile Gnonwin, Eulodie Hodonou, Caludia Togbe, Natacha Agbahoungba, Moustakimou Sadji, Riva Bonkoungou et Ada Bocoum. L’Auteur, par ce canal, les remercie à nouveau pour le temps et les sacrifices.

A travers cette tribune, nous partageons avec vous la contribution de Sessi Hounkanrin (@SessiCoach). Share on X

Chers lecteurs, chers jeunes entrepreneurs et futurs entrepreneurs, c’est un réel plaisir pour moi de partager mon expérience avec vous à travers cette tribune. Je n’ai pas hésité, un seul instant, à répondre favorablement à l’invitation de José Herbert Ahodode dans le cadre de cet ouvrage. Je suis Sessi Hounkanrin, Coach-mentor, auteure et conférencière, originaire du Bénin, basée au Canada… Avec Generation Coaching, j’accompagne les coachs et les leaders francophones qui veulent déployer leurs talents pour maximiser leur impact sur la scène internationale.

Quand je m’interroge sur les grands défis de l’entrepreneuriat, une phrase unique me revient : « A grand potentiel, grands défis ! »

L’Afrique compte aujourd’hui 420 millions de jeunes âgés de 15 à 35 ans.

D’ici 2050, le chiffre devrait presque doubler pour atteindre 830 millions.

Nous savons tous que le continent africain regorge de ressources, de talents, de génie, de richesses naturelles de toutes sortes (or, diamant, pétrole, uranium, phosphore, charbon, cacao, coton, manganèse, coltan…) qui sont convoitées, et même exploitées par de nombreux pays du monde, des multinationales européennes, américaines et autres. Et malgré cela, nous avons encore bien du mal à les considérer nous-mêmes et à y accorder la valeur méritée en travaillant pour les valoriser nous-mêmes. Pourtant, le continent africain est un terrain fertile de créativité, d’innovation et d’opportunités. Il suffit juste d’observer le secteur informel pour constater à quel point l’adaptabilité, l’inventivité, l’ingéniosité, la résilience sont ancrés dans le quotidien et les réalités du continent. Toutes ces qualités sont importantes pour un jeune entrepreneur. En bref, le potentiel entrepreneurial de la jeunesse africaine est immense et, bien évidemment, de ce fait, il comporte de nombreux défis.

Avant même de parler des défis économiques, sociaux et politiques, le premier grand défi qu’il me semble indispensable de mentionner est celui de la conscientisation de la jeunesse (de l’éveil ou encore du réveil des consciences). Rappelons qu’il n’y a pas de changement possible sans prise de conscience.

Pour que l’entrepreneuriat se déploie dans toute sa splendeur, la jeunesse africaine doit changer de paradigmes et constater que : l’herbe n’est peut-être pas toujours plus verte chez le voisin (en l’occurrence les pays occidentaux) : elle doit d’abord et avant tout prendre conscience de la richesse et de la valeur de son propre capital humain, de l’immensité de son potentiel entrepreneurial. Le plus grand potentiel de l’Afrique, ce sont ses ressources humaines. Ses hommes, ses femmes, ses jeunes, car ce sont elles qui ont le pouvoir de transformer le continent. La jeunesse africaine doit apprendre à mieux se connaître, se découvrir et à se poser les bonnes questions… Des questions qui bousculent, des questions qui stimulent la réflexion et la créativité.

Dans ce contexte, quelques réflexions s’imposent à nous tous. Comment le continent le plus jeune du globe, le plus riche en ressources naturelles peut être encore considéré aujourd’hui comme le continent le plus pauvre au monde ? Quelles sont les pistes de solutions concrètes que peuvent porter (apporter) les jeunes ? Comment chaque jeune à son niveau peut-il contribuer au déploiement du potentiel entrepreneurial en Afrique, et ce, en commençant par des actions simples ? Comment peut-on mieux reconnaître, promouvoir et valoriser des modèles de réussite africains ? Comment accompagner plus efficacement la jeunesse dans la mise en place et la réussite de ses projets entrepreneuriaux ?

Qu’est qui fait, pour prendre l’exemple du Bénin que plusieurs initiatives publiques comme l’ANPE – Agence Nationale pour l’Emploi, le Business Promotion Center et d’autres mécanismes d’appui à l’entrepreneuriat des jeunes donnent des résultats mitigés ?

Des réponses réfléchies à ces questionnements nous aideraient grandement !

Le deuxième défi se situe au niveau de la valorisation du patrimoine africain

Il est essentiel que les jeunes s’approprient ou se réapproprient leur patrimoine (spirituel, éducationnel, culturel, social, géographique…) pour pouvoir le valoriser. Ainsi, ils seront fiers de le promouvoir au-delà même des frontières africaines. En empruntant celui des autres, le risque d’égarement est grand. Cela doit commencer par la valorisation de leurs propres richesses intérieures (c’est-à-dire leurs qualités intrinsèques, leurs forces, leurs talents).

Par ailleurs, la confiance, l’estime, la persévérance doivent être enseignées aux jeunes en permanence. Pour valoriser son patrimoine, la jeunesse africaine doit savoir faire des choix simples mais conscients et consistants : comme arrêter de chercher à l’extérieur ce qu’elle peut trouver à l’intérieur, en choisissant par exemple d’acheter et de consommer le poulet local, plutôt que le poulet importé. Ou choisir d’encourager et de promouvoir les entreprises qui transforment les matières premières en Afrique. La consommation locale devrait cesser d’être un slogan pour devenir l’exutoire qui valorise le travail des producteurs, des artisans locaux afin que ces derniers puissent vivre de leur travail quotidien. Les femmes et la diaspora africaine ont également un énorme rôle à jouer dans le déploiement entrepreneurial des jeunes africains et la valorisation du patrimoine.

Le troisième défi se situe au niveau de l’éducation et la formation

C’est le défi qui est le plus souvent cité dans le domaine de l’entrepreneuriat. Pour preuve, la priorité de l’Afrique est d’investir en premier lieu dans son capital humain. Malgré des avancées considérables, il y a encore beaucoup à faire à ce niveau. Quel qu’en soit la forme : formation, coaching, conseil, mentorat, la jeunesse a besoin de bénéficier de ressources, d’outils et d’accompagnements de qualité pour s’élever face aux enjeux. Une jeunesse consciente, fière de son patrimoine, formée et outillée peut littéralement contribuer au développement global du continent africain.

En réalité, il y a beaucoup d’investisseurs privés qui pourraient investir des capitaux dans l’éducation et la formation à l’entrepreneuriat de la jeunesse africaine, dans le développement d’entreprises innovantes.

Comme dit plus haut, je vis au Canada et ici, en Amérique du Nord, des initiatives comme « Les Dragons » (émission TV) permettent à des jeunes entreprises de pouvoir bénéficier non seulement d’investissements privés mais aussi d’accompagnement de mentors d’expériences en échange de parts (en % ) de leur capital d’entreprise. J’invite la jeunesse africaine à s’inspirer de ce genre de concept et à l’adapter au contexte africain. Car même s’il est possible de démarrer avec peu, l’accès aux financements est un enjeu majeur, surtout dans les secteurs industriels.

En réalité, les initiatives encourageant la responsabilité, la proactivité des jeunes plutôt que la passivité doivent être encouragées. Encore une fois, il y a tant de talents en Afrique qui restent sous-exploités. Il y a une véritable mine d’or sous nos pieds. Nous faisons face à une urgence d’agir car les actions parlent toujours bien plus fort que les paroles !

Le quatrième défi se situe au niveau de l’attention

La jeunesse africaine, comme celle du monde entier, est constamment sollicitée par des flux d’informations qui viennent de tous horizons, de toutes parts ; il est donc essentiel que les jeunes restent attentifs et concentrés sur leurs objectifs au risque de se disperser, de s’éparpiller et de ne jamais concrétiser leurs initiatives entrepreneuriales.

Pour exemple, le patron de Google partageait récemment une statistique intéressante : chaque 2 jours, nous recevons 5 fois plus d’informations sur la planète que de l’année 0 à l’année 2003 réunis. Impressionnant n’est-ce pas !

En considérant cela, il est donc capital que vos objectifs soient toujours plus grands que vos distractions. Vous devez donner plus d’importance à vos aspirations. Gardez le focus est donc un important défi pour réussir son projet entrepreneurial. Aujourd’hui, d’excellentes initiatives qui contribuent à la conscientisation, à la valorisation, à l’éducation et au maintien de l’attention des jeunes ont vu le jour…

Des initiatives comme Investir au pays de Philippe Simo, la Fondation Senakpon de Marcellin Gandonou, le mouvement Afrique Consciente de Gilles Atayi, Anansi de Stéphane Coridon, Entreprendre à Zéro Franc de Samuel Mathey ou encore African Shapers de Patrick Ndungidi pour ne citer que celles-là. Ces initiatives valorisent les histoires de réussite africaine et c’est un nouveau paradigme qui est en train de s’installer dans nos communautés. Des femmes influentes comme Edith Brou de AFRICA Contents Group, Paola Audrey ont un rayonnement dans tout le continent africain et même au delà. Au Canada, des femmes comme Dorothy Rhau, Fondatrice de Audace au Féminin et du Salon International De La Femme Noire (SIFN) ou encore Adetola Fagbemi et Bibiane Manda, co-fondatrices du Réseau des afro-entrepreneurs du Canada,  ou encore en Belgique, Sheila Mukasa, fondatrice de Be Community font également une réelle différence dans le monde de l’entrepreneuriat de la diaspora africaine.

En fait, pour citer Darietou Gaye, directrice de la stratégie et des opérations de la Banque mondiale pour l’Afrique, il y a une réalité dont on parle très peu : c’est que l’Afrique est la seule région au monde où plus de femmes que d’hommes choisissent la voie de l’entrepreneuriat.

Et à grands défis, grandes responsabilités !

« Tu ne dois pas éviter le bruit du tam-tam quand c’est toi qui l’as invité ». Proverbe Africain.

On ne peut parler de développement sans parler de responsabilité, de responsabilisation. La responsabilité des échecs n’appartient pas et ne peut être attribué à un seul groupe de personnes. Nous avons tous la responsabilité de ce qui nous arrive. Rien ne sert de pointer du doigt qui que ce soit à part nous-mêmes. Je crois que chacun d’entre nous, jeune ou moins jeune devons cesser d’accuser l’autre, quelle que soit sa fonction et son statut, prendre nos responsabilités et aller de l’avant. Il est important que chacun soit conscient de la responsabilité de ses actions et de ses inactions.

Ce que nous faisons, et ce que nous ne faisons pas, a un impact sur notre communauté. Blâmer, se plaindre, critiquer, nier ou rejeter constamment la responsabilité sur l’autre sont des comportements contre-productifs qui nous empêchent d’avancer et de progresser. Plutôt que de chercher qui est responsable des échecs, qui ne l’est pas, il vaut mieux se concentrer sur les pistes d’avenir, les solutions concrètes et les contributions que chacun peut apporter à son niveau. Car nos échecs peuvent devenir nos tremplins si nous apprenons d’eux.

Si la situation actuelle ne nous donne pas satisfaction, nous avons la responsabilité et le devoir d’agir par nous-mêmes pour changer la donne. Car l’Afrique est le continent du futur et le futur se construit au présent !

Il faut avouer que malgré les contraintes rencontrées par les entrepreneurs, dans le contexte béninois, des efforts non négligeables sont fournis par les différentes autorités en charge des questions d’employabilité des jeunes. Il est donc légitime de se poser des questions pour savoir pourquoi, malgré les dynamiques engagées et les montants investis pour booster l’entrepreneuriat, les situations actuelles vécues par les jeunes entrepreneurs n’inspirent guère !

Originaire du Bénin, née en Europe, vivant en Amérique du Nord, j’ai eu la chance d’avoir un parcours marqué par la diversité (géographique, culturelle et disciplinaire). C’est vrai que je ne suis certainement pas la mieux placée pour parler des initiatives d’appui à l’entrepreneuriat en Afrique et spécifiquement au Bénin, car je vis au Canada depuis maintenant 12 ans. Cependant je porte un regard optimiste car je crois beaucoup à l’entrepreneuriat africain. Je suis toujours fascinée de voir à quel point l’Afrique se démarque en matière de créativité et d’innovation.

Ce qui est indéniable, quel que soit le continent, c’est que l’entrepreneuriat des jeunes est un véritable levier et un moteur considérable pour le développement durable du continent africain. C’est également une opportunité et une alternative pertinente au chômage des jeunes, car l’entrepreneuriat est créateur de valeur, créateur de richesses.

En Europe, comme en Amérique du Nord, il y a de nombreuses façons d’obtenir un soutien pour développer un projet entrepreneurial. J’ai déjà eu l’opportunité d’obtenir à plusieurs reprises des récompenses : un prix de la Fondation Cetelem, Éduquer pour Entreprendre en France et des bourses entrepreneuriales de l’OFQJ (Office franco-québecois pour la jeunesse) qui m’ont aidé dans mes débuts dans l’entrepreneuriat. Cela m’a énormément encouragé à persévérer. J’ai eu même la chance d’obtenir en 2008 le soutien d’un mécène pour mon projet entrepreneurial dans le domaine du coaching. Enfin, j’ai également beaucoup investi sur fonds propres et je continue de le faire pour mon développement et ma formation continue.

Ici, au Canada, les jeunes sont fortement encouragés à entreprendre et ont beaucoup de ressources – qu’elles soient publiques ou privées (conseils, soutiens, subventions, etc.) vers lesquelles ils peuvent se tourner dès le début ou dans la phase de développement de leur aventure entrepreneuriale (par exemple les Carrefours Jeunesse Emploi, les subventions gouvernementales, les fondations privées, le Crowfunding, etc.). L’accès aux financements est un enjeu en Afrique mais je pense qu’une des pistes de solutions serait d’impliquer encore plus le secteur privé.

José Herbert Ahodode développe bien dans cet ouvrage une approche intéressante qui mette le secteur privé au cœur de la formation pour pallier aux questions d’inadéquation entre formations et réalités du marché du travail. Le principe prôné est : « j’investis, je forme les gens dont j’ai besoin ou dont a besoin le secteur d’activité en question ». C’est une approche que peuvent accompagner les acteurs publics aussi – ainsi que divers philanthropes.

Mais une interrogation demeure tout de même ! Existe-t-il un secret de réussite en entrepreneuriat ? Je crois que le seul véritable secret (et en réalité ça n’en est pas un), c’est le travail. Sans travail, il est difficile de réussir, et si réussite il y a, elle ne sera pas durable. Au travail, on doit ajouter la répétition et la constance. Pour réussir, comme le répète souvent un de mes mentors, il vaut mieux faire une chose 1000 fois, que faire 1000 choses une fois.

Cette assertion est davantage vérifiée dans le monde des affaires et en matière de réussite car la plupart des gens ne voient que la partie visible de l’iceberg : le résultat, la victoire, la célébration. Mais ils oublient souvent tout ce par quoi l’entrepreneur a dû passer pour réussir : les sacrifices, les moments de doute, de peur, de confusion, de démotivation, de découragement, de déception. C’est la partie non-visible de l’iceberg qui est beaucoup plus importante que celle que l’on voit.

J’aime cette définition de la réussite. La réussite, c’est une série de bonnes pensées, de bonnes décisions et de bonnes actions appliqués sur la durée.

Pour ma part, je l’évalue à 3 niveaux, mon degré de contribution, mon degré d’accomplissement et mon degré d’épanouissement.

Sur une échelle de 1 à 10, à quel point je sens que je contribue ?

Sur une échelle de 1 à 10, à quel point je sens que j’accomplis ce que j’ai à accomplir ?

Sur une échelle de 1 à 10, à quel point je me sens épanouie ?

La réussite, quelle qu’en soit la définition qu’on lui en donne, repose sur des attitudes et principes de base. Mais avant de vous donner quelques principes, pour moi, qu’est-ce que réussir ? En effet, Réussir, c’est une conséquence d’un état d’être et d’une capacité à penser, agir, communiquer différemment. Réussir, c’est s’épanouir, s’accomplir… pleinement dans tous les sphères de sa vie. Réussir, c’est cheminé vers la réalisation de notre potentiel le plus élevé et contribuer, à sa façon au bien-être et à l’épanouissement des autres.

Comme dit plus haut, je vous partage quelques principes de bases de la réussite…

Les entrepreneurs qui réussissent :

  • Sont des personnes qui se connaissent et travaillent sur eux-mêmes en permanence pour faire des choix conscients en accord avec qui ils sont vraiment. Ils savent que leur réussite repose sur un mindset (état d’esprit) gagnant qu’ils devront renforcer tout au long de leur parcours. D’ailleurs, ils savent miser sur leurs forces et leurs talents parce qu’ils se connaissent.
  • Sont des éternels apprenants : ils restent toujours curieux, à l’écoute et apprennent sans cesse, notamment des meilleurs de leur domaine. Ils posent et se posent de bonnes questions et, par conséquent, obtiennent de bonnes réponses.
  • Croient fortement en leur potentiel de réussite. Malgré les obstacles et les épreuves, ils ont une foi inébranlable au fait qu’ils réussiront leur projet entrepreneurial. Ils savent que l’échec n’est pas le contraire de la réussite, que le contraire de la réussite, c’est l’abandon. Ils font donc preuve de persévérance, de courage, de détermination et de résilience.
  • Sont conscients qu’ils ne peuvent réussir seuls. Ils font partie de réseaux, de communautés, de cercles d’influence. Ils sont à l’écoute des besoins des autres et surtout les aident également à réussir. Ils savent aussi être heureux de la réussite des autres (très important).
  • Savent que : avant d’apprendre à courir, il faut apprendre à marcher. Il n’y a pas d’ascenseur pour la réussite, il faut prendre l’escalier. On peut donc voir grand, en commençant petit.
  • Suivent leur intuition et les messages qu’ils reçoivent et surtout mettent en application les enseignements.

Chers jeunes entrepreneurs, je suis presqu’à la fin de ma contribution à cet ouvrage. Ayant été partie prenante d’un ouvrage collectif « Le Livre blanc de l’Audace », je suis consciente de la détermination et du travail que cela nécessite de coordonner et produire une œuvre comme celle que vous lisez actuellement. L’auteur m’avoua justement que c’est la lecture du livre blanc de l’audace qui lui a insufflé le titre « L’Audace d’Entreprendre » et je le remercie de m’avoir associé.

Si j’ai encore un dernier message à votre endroit, ce serait celui-ci :

Rappelez-vous que la meilleure ressource de l’Afrique, c’est son capital humain ! @SessiCoach Share on X

Pour réussir, il est important de savoir aller là où d’autres ont refusé d’aller, faire ce que d’autres n’ont jamais fait ! J’invite la jeunesse africaine à faire preuve d’audace, à oser prendre sa réussite en main et à rayonner de ses plus belles couleurs. Ne laissez pas les doutes, la peur affecter votre capacité d’action, votre désir de réussir, paralyser ou anéantir vos projets et vos rêves !

Mettez-vous dans des situations inconfortables car elles vous feront grandir !!!

Osez ce que vous n’avez jamais fait ! Allez où personne n’est jamais allé. Osez faire ce que vous voulez faire même si vous avez peur de le faire. Rappelez-vous ceci : Qui fait ce que personne n’a jamais fait, verra ce que personne n’a jamais vu ! J’en ai fait une de mes devises.

Sessi HOUNKANRIN, Coach, Conférencière, Auteure.

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3. L’ouvrage est également disponible en téléchargement sur le site Generation Coaching.

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Bénin : Les Secteurs porteurs pour les investissements

Chers lecteurs, dans cet article, je vous amène à la découverte des secteurs porteurs au Bénin dans lesquels il est possible d’investir. En effet, le pays dispose d’une position géographique stratégique, de ressources dans différents secteurs et des facilités et programmes d’investissement mis en place par le gouvernement actuel.

Le Bénin offre d’énormes opportunités d’investissements dans divers secteurs porteurs. Share on X

Ces opportunités méritent d’être exploitées par tout investisseur désireux d’y investir. Il s’agit des secteurs porteurs de croissance qui offrent de réelles opportunités d’affaires et d’investissement.
Il s’agit des secteurs ci-après : 1. L’agriculture et l’agroalimentaire ; 2. Le Tourisme et l’Artisanat ; 3. L’énergie ; 4. Les Mines et Hydrocarbures ; 5. L’Economie numérique et les Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) ; 6. L’élevage et la pêche ; 7. L’industrie.

A travers cet article, nous vous amenons à la découverte de chaque secteur porteur :

1. L’agriculture et l’agroalimentaire


Première source de richesse du Bénin, avec une contribution de 36% au Produit Intérieur Brut (PIB), générant 88% des recettes d’exportation et 15% des recettes nationales, l’agriculture et l’agroalimentaire constitue les secteurs le plus important et vitaux de l’économie béninoise car ils jouent un rôle prépondérant dans la vie des béninois. Le secteur agricole est le premier pourvoyeur d’emploi pour la population active avec 70% des emplois fournis. C’est également le 1er secteur attirant le plus d’Investissements Directs Etrangers (IDE) et privés et le 2ème secteur d’exportation du Bénin. Il contribue aussi et surtout à assurer la sécurité alimentaire du pays.

Dominée par plus de 550.000 exploitations agricoles réparties sur huit zones agro écologiques, l’agriculture béninoise dispose d’énormes potentialités qui pourraient soutenir la croissance économique nationale et contribuer ainsi à lutter efficacement contre la pauvreté.
Le pays dispose en effet de 11 millions d’hectares de terres agricoles disponibles dont 17% sont annuellement cultivées, 60.000 hectares de bas-fonds disponibles dont seulement 11,7% sont exploités, 1.500 hectares de périmètres aménagés en exploitation partielle, 322.000 hectares de terres inondables et vallées pouvant être mis en valeur.

Le pays dispose de ressources en eau très abondantes avec une estimation de 13 milliards de m³ de réserve d’eau de surface et 1,8 milliards de m³ d’eau souterraine (PSRSA, 2011). Share on X

Il dispose aussi d’une bonne pluviométrie (en moyenne 900mm par an) et d’une bonne diversité des sols qui favorise la diversification agricole.
Avec l’existence d’une main d’œuvre relativement abondante pour l’exploitation agricole et un climat favorable à plusieurs spéculations, le pays dispose des ressources naturelles importantes pouvant lui permettre de répondre aux besoins alimentaires et nutritionnels de sa population et d’être un pays exportateur de produits agricoles.

Le secteur agricole béninois offre une diversité de cultures présentant aux investisseurs de véritables opportunités d’investissements notamment dans l’industrie de transformation agro-alimentaire encore embryonnaire qui présente un grand potentiel de développement dans plusieurs filières à savoir : les cultures fruitières (ananas, mangues, oranges, avocats), les oléagineux (anacarde ou noix de cajou, palmier à huile, cocotier, arachide, karité, graines de coton), les tubercules et plantes à racine (igname, manioc, patate douce, pomme de terre, etc.) et les céréales (maïs, sorgho, mil, riz,…).

Cependant les créneaux porteurs à fort potentiel exportable existent donc notamment dans (6) filières prioritaires dites d’exportation porteuses à savoir : le coton, l’anacarde, l’ananas, le Karité, le Maïs, le Manioc.
Par ailleurs, d’autres cultures comme le riz, l’huile de palme sont également très prometteuses.
L’exploitation de la Vallée de l’Ouémé, 2ème plus riche d’Afrique après le Nil, constitue aussi une grande opportunité aux investisseurs.

2. Le tourisme et l’artisanat


Berceau de la culture, des arts et de la civilisation Vaudou, le Bénin bénéficie d’un patrimoine historique, touristique, culturel et architectural riche singulier en Afrique de l’Ouest. Share on X

Ce patrimoine constitue un important potentiel touristique riche et varié susceptible de favoriser la promotion d’une grande industrie touristique.
En témoigne le littoral béninois, la diversité de ses paysages et ses parcs naturels (Pendjari – Parc Régional W) le plus riche parc animalier et naturel d’Afrique de l’Ouest, les vestiges et la mémoire de la traite négrière à Ouidah, ses palais royaux d’Abomey et leurs sites archéologiques qui datent de plusieurs millénaires, sa cité lacustre, la plus grande d’Afrique (Ganvié) et ses cités balnéaires et lagunaires qui constituent en somme un patrimoine naturel unique, qui ne demande qu’à être révélé.

Le tourisme béninois, à travers sa triple dimension (tourisme d’affaires, tourisme écologique et tourisme d’agrément) constitue un important domaine aux potentialités faiblement exploitées. Il est caractérisé également par la culture de notre histoire représenté par des sites touristiques sur toute l’étendue du territoire.
Classé 5ème pays le plus visité d’Afrique de l’Ouest, le Bénin a besoin davantage d’agences promotrices et d’infrastructures hôtelières. Le développement des activités touristiques se révèle alors comme une manne pour les investisseurs en quête de nouveaux secteurs porteurs d’opportunités.

Les opportunités d’investissement dans le secteur touristique concernent :
– le safari-tourisme,
– le tourisme de découverte,
– le tourisme culturel et
– les aménagements touristiques (Parcs, musées, cités lacustres, berges lagunaires, stations balnéaires, Route des pêches et les constructions des chaines hôtelières et centres de loisirs de haut standing).

  • Quid de l’artisanat

Avec une contribution de 13% au Produit Intérieur Brut (PIB) du Bénin pour 12% de la population active, l’artisanat est le 3ème secteur contribuant à l’accroissement du PIB, après l’agriculture et le commerce.
Le secteur est organisé et structuré autour de quelques organisations faitières dont le Bureau d’Appui à l’Artisanat, la Chambre Interdépartementale des Métiers et la Confédération Nationale des Artisans du Bénin (CNAB).

L’artisanat béninois est composé de 11 branches d’activités et se décompose en 42 corps de métiers, avec 310 métiers au total.
L’ensemble de ces métiers se retrouvent dans quatre grands domaines d’artisanat à savoir :
– l’artisanat de production utilitaire (44% des 310 métiers)
– l’artisanat de prestation de services (16%)
– l’artisanat d’art et de décoration (14%)
– et l’artisanat agroalimentaire (25%)

Les produits à fort potentiel exportable : Les produits ayant un fort potentiel exportable dans l’artisanat béninois sont : les produits de la sculpture d’objets décoratifs de toute sorte en bois, aluminium, fer, bronze, (statuettes, bracelets, tables, chaises, etc. ; les produits tissés à la main (les chemins, nappe de table, tableaux décoratifs et chemises, robes tissés à la main, etc.) ; les produits de la poterie en argile, en aluminium (pot de fleur, marmite, statues et statuettes).

3. L’énergie

Plus de 50 % de l’énergie consommée au Bénin est importée. De 1985 à nos jours, la consommation d’énergie s’accroît en moyenne de 6,3 % l’an. Il existe pourtant de nombreux cours d’eau pouvant faire l’objet d’aménagement hydroélectrique et permettre d’atteindre 1676 GWH/An, pour une puissance électrique de 624MW. Ce qui aidera non seulement à couvrir les besoins de consommation actuels estimés à 480GWH/an mais aussi à assurer l’extension du réseau aux zones non encore électrifiées. Aujourd’hui plusieurs efforts sont menés pour résoudre le défi énergétique du Bénin.

La mise en service de la première centrale électrique thermique dual fuel de 120 Mégawatts du projet Maria Gléta 2 est l’un des projets ayant connu son dénouement pour le bonheur énergétique des populations. Share on X

Par ailleurs, d’intéressantes opportunités d’investissements existent dans le domaine de l’énergie tels que : la construction de barrages hydro-électriques, de centrales thermiques, recherche et forage de plateformes pétrolières, de production de l’énergie électrique Hors réseau, mais aussi dans le domaine du marché gazier sous régional.

4. Les Mines et les Hydrocarbures


– Les Mines
Le Sous-sol du Bénin est riche en ressources minières (or, fer, phosphates et hydrocarbures), en matériaux de construction et combustibles fossiles (calcaire, marbre, argile, sable, gravier, pierres ornementales et tourbe) offrant des possibilités d’activités jugées très attrayantes et non encore exploitées. Des opportunités existent dans l’extraction et la transformation de ces matériaux.

– Les Hydrocarbures
Les réserves probables en hydrocarbures sont évaluées à 4,580 millions de barils de condensas et 77 milliards de m3 de gaz. Le bassin sédimentaire a été divisé en six blocs dont trois sont exploités par des compagnies américaines et canadiennes et trois restent disponibles et peuvent être cédés à d’autres compagnies sur la base d’un contrat de partage de production. Il faut noter également les réserves de 93 262 500 m3 de tourbe humide qui peuvent être utilisées comme source d’énergie.

5. Economie Numérique et Technologie de l’Information et de la Communication (TIC)

– Télécommunications
Les Technologies de l’information et de la communication constituent un maillon essentiel de développement de l’économie béninoise. Ce secteur est en nette progression et offre un réseau de communication par internet et des liaisons par fibres optiques et satellites. En effet, d’impressionnants investissements ont été effectués dans le domaine des télécommunications pour relier le Bénin aux quatre coins du Globe, tant par les fibres sous-marines que par les satellites.

Le Secteur de la télécommunication est fortement libéralisé et en pleine expansion avec 2 réseaux GSM : MOOV BENIN, MTN. Share on X

Ce secteur est fortement dominé par un réseau de téléphonie mobile dynamique et innovante avec des applications connexes (mobile banking, mobile transfert, portefeuille électronique, etc.)
Les opportunités d’investissement dans le domaine de la télécommunication portent notamment sur : l’assemblage de matériels informatiques ; l’exploitation de réseaux GSM, le développement, la télémédecine, la télésurveillance, la Communication numérique, les puces électroniques, logiciel, progiciel…

– Économie numérique
Dans son programme d’action 2016-2021, le Gouvernement du Bénin ambitionne de transformer à moyen terme le Bénin en une plateforme de services numériques pour toute l’Afrique de l’Ouest. L’objectif est d’utiliser les TIC (Technologie de l’Information et de la Communication) comme catalyseur de dynamique économique et de modernisation du Bénin pour l’accélération de la croissance économique et l’inclusion sociale.

Cette nouvelle stratégie s’appuiera, notamment, sur le développement massif des infrastructures et la généralisation de l’accès au haut débit en vue d’atteindre un taux de couverture de 80% ainsi que sur l’assainissement et la dynamisation du secteur. Tout ceci permettra de doubler la taille du marché et de créer 90 000 emplois nets directs dans les TIC.

6. L’élevage et la pêche


Elevage – Production et industries animales
Au Bénin, l’élevage constitue la seconde activité agricole après les productions végétales.
Les principales espèces élevées au Bénin sont les bovins (2 166 000), les caprins (1 716 000), les ovins (860 000), les porcins (414 000), les équins, les arsins et les volailles (18 198 000). Le cheptel, dominé par les bovins (78 %), constitue l’essentiel du capital financier des Exploitations Familiales.

Les activités d’élevage sont tournées vers le marché une fois les besoins familiaux satisfaits. L’élevage transhumant contribue à hauteur de 75 % à la valeur de la production bovine nationale. L’activité d’élevage est en pleine croissance au Bénin et offre des perspectives économiques très prometteuses du fait de l’accroissement de la demande.

L’analyse des performances des exploitations familiales d’éleveurs de ruminants béninoises montre qu’elles sont sensiblement supérieures à celles enregistrées dans les zones de savane de la plupart des autres pays de la sous-région, même si la contribution du secteur au PIB du Bénin reste encore à améliorer. En effet malgré les performances du secteur, le Bénin demeure encore un pays fortement importateur de produits de l’élevage notamment des animaux, et de la viande surgelée venant d’Europe et d’Amérique.

– Opportunités d’investissement dans le secteur
En terme de disponibilité d’espaces, on se rend compte qu’il existe au Bénin de vastes zones à vocation pastorales sous-exploitées. Les Opportunités d’investissement existent dans ce secteur notamment dans la création de fermes d’élevage, dans la production de viande et la fabrication de produits laitiers. Le lait constitue en effet la première richesse de l’éleveur et représente 25 % des apports des Exploitations familiales. La production journalière moyenne de lait par éleveur est de deux (2) litres en saison humide et d’un (1) litre en saison sèche.

– Regard sur le secteur de la Pêche
Le secteur de la pêche est largement sous-exploité au Bénin.
L’essentiel de la production halieutique (poissons, crevettes et crustacés) provient de la pêche maritime (industrielle et artisanale) et de la pêche continentale. Le poisson quant à lui est loin de couvrir les besoins locaux, ce qui justifie l’importation de près de 11 000 tonnes du produit par an.

La pêche industrielle représente à peine 60 % des captures. Il existe des possibilités d’investissement dans les sous-secteurs de la pêche maritime et surtout de la pisciculture. Cependant on note un déficit à combler dans le développement et la promotion de la pisciculture béninoise.
Des opportunités existent dans ce domaine pour les investisseurs. Un autre créneau important et porteur pour les investisseurs est la création de chaines de froids pour la conservation des produits halieutiques qui est quasi inexistant sur le territoire.

7. Quid du secteur de l’industrie


Le secteur industriel béninois offre des opportunités intéressantes bien qu’étant encore à l’étape embryonnaire.
La création d’une zone franche industrielle et des zones économiques spécialisées offrant des avantages fiscaux et douaniers intéressants et la mise en place d’un code des investissements attractif en cours de relecture pour plus d’attractivité sont des opportunités et conditions mises en place par le Gouvernement pour attirer plus d’investisseurs dans le secteur.

L’industrie béninoise est fortement caractérisée par la prédominance de petites unités de transformation agroalimentaire. Share on X

Cependant, les plus importantes industries sont orientées autour de l’égrenage et de la transformation de la principale culture d’exportation qu’est le coton mais également autour de la production du ciment. Avec une contribution au PIB d’environ 8% le secteur de l’industrie béninoise est encore vierge et offre d’importantes opportunités à saisir par les investisseurs notamment dans la transformation des produits agroalimentaires.

Cet article n’a pas la prétention d’avoir couvert tous les secteurs porteurs d’investissement au Bénin. Il est également bénéfique de miser sur le partenariat public-privé pour tirer profit des possibilités inouïes. A la suite de la lecture, partagez avec nous, en commentaires, vos impressions ou autres idées de secteurs, non évoqués, porteurs pour investir au Bénin.

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Covid-19 : Quelles leçons à retenir pour l’Afrique ? – Asmaou Djima Radji

La Covid-19 constitue l’un des éléments perturbateurs les plus marquants de notre époque. Elle n’a ménagé personne et a remis en cause notre style de vie ainsi que les normes et habitudes. Dans cette tribune, Asmaou Djima Radji propose un bref aperçu sur cette situation en partant de la genèse de l’espèce humaine tout en exposant les impacts dans notre vie quotidienne. Ensuite, elle présente comment la technologie joue un rôle important dans notre quotidien face à la Covid-19. Elle admet que cette pandémie a créé une situation qui, certes n’est pas confortable mais pourrait être une opportunité pour l’indépendance totale des pays Africains à travers ses propres institutions. Bonne lecture, n’hésitez pas à laisser un commentaire pour dire ce que vous en pensez !

On n’a toujours pas appris la leçon !
L’univers est uni, un et vert. Il est tellement grand que nous ne représentons que de petites molécules qui y vivent. Une leçon pour nous montrer qu’il ne fait qu’un seul : la situation actuelle relative au COVID-19 n’a mis aucun pays à l’abri. Tel un corps humain, dès qu’une partie a un problème, les autres parties le ressentent ; voilà ce à quoi on pourrait comparer la crise mondiale actuelle puisque partie de Wuhan (Chine), la région infectée à l’origine, pour actuellement devenir une crise sanitaire mondiale. Ce qui dorénavant interpelle à une solidarité dans tous nos actes (relations étatiques, contractuelles, etc.). Cette solidarité qu’on a au départ négligé a couté la vie de plusieurs personnes car si l’on avait vite pris conscience, le virus ne serait peut- être pas aujourd’hui mondialisé et gagnant ainsi tout le terrain sur la scène internationale.

Contre la #Covid19, on n’a pas su aviser même après avoir connu des crises similaires dans le passé de l’histoire humaine. Share on X

Partons des origines
Depuis plusieurs décennies, voire des siècles, l’espèce humaine a connu plusieurs situations de crises soit créées par elle -même ou par la nature. Dans l’un ou l’autre des cas, cela ne change guère nos moyens de défense. Notre espèce a subi plus qu’elle n’en pouvait. On est parti des guerres mondiales pour venir au terrorisme que subissent des populations de quelques parties du monde. Ensuite, le phénomène du racisme a resurgi et là encore reprenait la guerre qui anéantit par exemple la population du Yémen, de la Syrie et des crises alimentaires observé un peu partout surtout dans les pays du sud, ce qui a pour effet principal de séparer des familles.

Sans répit, le phénomène de boko-haram débuta dans les années 2000 et s’est conforté dans les pays africains dont les principaux foyers sont, le Niger, le Nigeria, le Tchad, le Cameroun ; des guerres religieuses ou ethniques, le phénomène récent de la Xénophobie en Afrique du sud ont pour conséquence de troubler l’ordre social et publics. En se remémorant la crise sanitaire de 1815 qu’a subi le monde, celle de la fièvre lassa et d’Ebola qui ont ravagé tellement de pays, on se rend compte qu’on ne vit que dans une cascade de problème. Une fois de plus, aujourd’hui l’humanité doit encore prendre sur elle un gros poids qui pèse et qui n’épargne personne : la covid-19.

La covid-19 expose en pleine face les faiblesses de nos systèmes.
Les pays les plus puissants prennent conscience aujourd’hui de leur faiblesse, les plus riches réalisent que leur richesse ne vaut rien face à cette nouvelle crise. Les acteurs politiques qui pillent les biens publics et ceux de la mauvaise gouvernance politique de certains pays en Afrique, pour ne citer que ces exemples, réalisent finalement que cela ne leur sert pas de protection contre la fameuse Covid-19.
Aujourd’hui, tout est remis en question et tout ce qu’on avait établi comme règles de vie et d’ordre social demeure insuffisant.
Il est donc clair qu’on n’a pas appris la leçon avec des crises antérieures pour nous réajuster sur tous les plans afin de pouvoir faire face à de nouvelles. D’ailleurs, peu réalisent et prennent conscience qu’on devrait mieux investir dans les domaines de la technologie, de la santé sans négliger les autres domaines et qu’on devrait avoir nos industries dirigées par des nationaux sans influences externes, si petites soient-elles pour fabriquer nos produits en Afrique. Triste est de constater nos failles au moment où l’on devrait exposer nos acquis et innovations en matière de santé publique et autres. On est à peu près tous responsables de la mauvaise réponse à cette COVID-19 qui nous a bien eu.

On est à la fois victime et coupable
L’Afrique n’assume pas encore et encaisse trop de coup au même moment. Elle a certainement les capacités pour mieux se porter mais tellement de faits la retarde et tous ses ressortissants en ont plus que marre. Partout où figure l’Afrique ou l’africain ou tout ce qui lui est relié, on lui présage de mauvais augure : c’est le système qu’a instauré ses colonisateurs.
Le monde est le maitre d’ouvrage du sort de l’Afrique parce qu’il participe à son malheur et tout une panoplie d’exemple existe sur les coups organisés à l’encontre de ce continent depuis la découverte de beaucoup de ressources et de potentiel qu’il regorge.

On a soumis l’Afrique et on continue de le faire avec l’aide de ceux qui devraient la protéger et la défendre. La dette africaine en est une preuve, depuis l’indépendance des pays africains, ils l’ont soumis à une dette qui ne cesse d’augmenter et plus d’un demi-siècle après, on se retrouve à la case de départ. On lui fixe les prix de ses matières premières, ces instigateurs originels du sort de l’Afrique lui prend ses fils, on lui donne une pension avec l’aide au développement pour qu’elle reste dépendante. Enfin, ils veulent tout lui prendre mais très coriace elle s’en remet et s’en remettra.
Actuellement, la Covid-19 montre davantage nos faiblesses en tant qu’être humain et prouve sans ambiguïté que notre arme de survie réside dans la solidarité que nous développerons dans nos échanges et dans tous les domaines.

Depuis maintenant quelques semaines, la seule mesure plausible qu’on ait pu prendre à l’unanimité, c’est le confinement. Toutes autres mesures font objet de débat sans issue comme l’utilisation de la chloroquine.
En effet, cette situation prouve davantage que nous avons besoin de renaître de nos cendres et de définir des priorités pour notre survie. Ce qui signifie que l’occident doit désormais considérer l’Afrique comme un allié, un partenaire et mettre un terme à leur relation de dominé-dominant et cela avec une volonté ferme de l’Afrique. Car, si l’Afrique n’avait pas été victime de coups aux judas, elle aurait pu mieux faire face à cette crise du Covid-19, parce qu’elle aurait à sa disposition plusieurs cartes. Cependant, malgré son statut, elle essaie de se rattraper et de protéger ses fils comme l’aurait fait une mère. L’exemple le plus palpable est la découverte des remèdes du Dr Valentin AGON, des malgaches et autres ; ce qui constitue une grande prouesse même si les résultats ne font pas l’unanimité . En ce sens, la technologie prouve son efficacité ainsi que les moyens traditionnels.

La technologie : l’or du siècle ?
C’est un secret de polichinelle que la technologie nous apporte plus que nous le pensons. Nu été cette découverte depuis des années et de sa performance vers la fin du 19eme siècle, des vies auraient été doublement prises et nos ennuis seraient encore plus visibles en cette période.
Cette épidémie pourrait être vue comme une nouvelle porte de sortie pour les pays africains de leur soumission aux pays qui les ont colonisés. On a été spectateur de la défaillance des systèmes de santé des pays du Nord ; ce qui réduit catégoriquement leur puissance. Cela relève certainement que ces pays ne sont pas aussi puissants comme on l’a toujours prêché avec l’aide des statistiques, peut-être manipulé. En fait, selon l’OCDE dans son rapport de 2019 et actualisé à ce jour sur les ressources sanitaires, quelques pays du Nord viennent en tête de liste, notamment l’Autriche, l’Australie, la Belgique le Canada, etc. Il ne figure aucun pays d’Afrique alors que nous disposons de tout mais la mauvaise gouvernance est une mauvaise graine qu’il faudra détruire à la racine.

Actuellement, plusieurs laboratoires en Afrique travaillent pour aller au front et réduire les cas infectés par ce virus alors qu’elles ne disposent pas des mêmes ressources à la fois technologiques, financières et même humaines que leurs homologues des pays du Nord. Au Cameroun, au Ghana, au Togo, au Bénin, au Sénégal, etc. ; des jeunes ont fabriqué des respirateurs artificiels pour faciliter la prise en charge des patients, des lavabos made in Africa constitué des panneaux solaires avec des distributeurs automatisés de savon et d’eau pendant le nettoyage des mains, qui est l’une des mesures de sécurité contre le virus. Voilà tant d’œuvres créées par de jeunes africains pour aider la population et prévenir ce virus. Il n’est nul doute qu’un bilan s’impose après la crise pour rétablir tout notre système de société car c’est au bout de l’ancienne corde qu’on tisse la nouvelle.

C’est au bout de l’ancienne corde qu’on tisse la nouvelle : Ki-zerbo Joseph.
Il n’a pas tort et c’est la raison pour laquelle nous devrons retenir les leçons passées des crises vécues pour pouvoir préparer le futur. C’est le moment idéal pour l’Afrique de s’assumer et de prendre des responsabilités sans forcément un accord externe mais sur la base de ses expériences car l’expérience est maitresse.
C’est donc le moment….

C’est le moment de réduire ou de supprimer les barrières entre africains. Du sud au nord et de l’est à l’ouest, elle doit faire UN et ses fils devraient pouvoir être capables de coopérer sans obstacles ethnique, religieux, tribales…
C’est le moment de faciliter le libre échange commercial et de réaliser tous ses beaux projets comme la monnaie unique, la suppression des visas pour les africains dans les pays africains.
C’est surtout le moment de tendre la main à la jeunesse en leur offrant des opportunités ou en accueillant et en investissant dans leur projet afin de leur donner envie de rester et de revenir bâtir leur pays, leur continent.
C’est vraiment le moment de mener de bonnes politiques de gouvernance et chaque africain doit revendiquer ses droits sans peur et assumer ses devoirs avec fierté.

C’est le moment de dire ensemble OUI à la suppression de la dette africaine.
C’est le moment de redorer le blason des institutions africaines et leur donner tous leurs mérites.
C’est le moment de travailler et de se révolter pour imposer le respect de l’Homme africain.
C’est le moment de l’Afrique et même si l’Africain est maltraité comme récemment en Chine, nous voudrions honorer Nelson Mandela en ayant un esprit de pardon et d’unité.
Nous voudrions surtout honorer Thomas Sankara en construisant l’Afrique avec les moyens africains et consommer local.

Nous avons de la matière grise et la volonté de réussir et nous espérons que les judas ne seront plus nombreux parmi nous parce que, nous, jeunesse africaine, prendrons désormais ce qui nous ait dû.
Nous exigeons que nos gouvernants travaillent pour nous et non le contraire.
Prenant conscience des risques qu’il y’a dans cette lutte et projet qu’on a pour nos pays, nous voudrions rassurer tous et toutes que désormais nous sommes sans crainte et voudrions offrir un avenir radieux à la prochaine génération…

Ecrit par Asmaou DJIMA RADJI, Founder Asmara Consulting. Diplômée de maîtrise en Droit et Société à l’UQAM ; Auxilliaire d’enseignement ; Diplômée de l’ENAM-Bénin, Spécialité Diplomatie et relations internationales ; Diplômée de la FADESP-Bénin, Spécialité Droit Privé.

 

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Covid-19 Food Future : comment les systèmes alimentaires se reconfigurent-ils ?

A chaque événement, la participation des jeunes est essentielle, et ce, pour deux raisons. La première est directement liée à leur nombre, sachant qu’environ 70% de la population africaine ont moins de 30 ans. La deuxième se réfère au fait que la jeunesse se mobilise maintenant en faveur du changement social et demande de plus en plus à se faire entendre. Et ils ont en leur possession une arme solide: les TIC.

Dans tous les secteurs d’activités, et de nos jours, de plus en plus dans le secteur agricole, les TIC sont utilisées pour rendre le domaine « plus sexy » aux yeux des jeunes africains. Généralement, la digitalisation de l’agriculture renvoie à l’optimisation soit de la production agricole, soit de la transformation ou encore de la conservation. Cependant, la tendance, de nos jours, est d’utiliser le pouvoir et la portée des TIC pour promouvoir l’agriculture et ses domaines connexes surtout auprès des jeunes ; et cela se fait le plus souvent par leur pair.
TMG Think tank for Sustainability, un think tank allemand, l’a bien compris et implique désormais les voix des jeunes africains pour assurer la couverture médiatique des activités et de certains projets ponctuels. La première expérience avec les jeunes #YouthInSoil a eu lieu à Nairobi en mai 2019 pour le social media reporting du Global Soil Week, la Conférence internationale des Sols (Lire cet article sur GSW 2019 sur le blog de José).

Dans le contexte actuel de la pandémie liée au Covid-19, TMG Think tank a jugé utile de rappeler les jeunes #YouthInSoil pour le social media reporting et la production de contenu de blogs pour rendre compte de l’évolution des systèmes alimentaires sur le continent africain en période de corona virus.

Cet article présente les informations recueillies au cours des six premières semaines de l’initiative Covid-19 Food / Future. L’initiative est pilotée par TMG Research, dans le cadre de son projet SEWOH Lab, et propulsée par une équipe de voix jeunes et dynamiques basées dans neuf pays africains. Son objectif principal est de faire la lumière sur la façon dont les sociétés d’Afrique subsaharienne subissent les effets de la pandémie et de naviguer dans les incertitudes qui en résultent concernant les emplois, les revenus et les espaces de production et d’approvisionnement alimentaires.
Les reporting sont faits quotidiennement sur Twitter et Medium par de jeunes participants du Bénin, du Burkina Faso, de la République démocratique du Congo (RDC), d’Éthiopie, du Kenya, de Madagascar, du Malawi, du Nigéria, du Sénégal et d’Afrique du Sud, partagent leurs points de vue et soulignent l’importance de la pandémie sur leurs systèmes alimentaires locaux.

Nuage de mots mettant en évidence les termes les plus importants des 951 tweets publiés entre le 06 avril et le 18 mai 2020

Avec près de 50 articles et 1000 tweets publiés entre le 06 avril et le 18 mai, la richesse des informations recueillies offre un aperçu unique de la façon dont les systèmes alimentaires ont été perturbés par la pandémie de santé – ainsi que des mesures de contrôle qui en découlent – et de la manière dont une variété d’acteurs locaux s’adaptent et reconfigurent ces systèmes.

Mesures de verrouillage et leurs impacts sur les systèmes alimentaires
Défis pour la sécurité alimentaire
Au premier jour du rapport, tous les gouvernements des neuf pays avaient adopté des mesures pour contenir la propagation du virus. Grâce aux mises à jour ponctuelles des reporters-journalistes sur la situation locale, nous avons appris que les autorités avaient exclu toutes les activités productives non essentielles et qu’un verrouillage interne était en outre accompagné de restrictions commerciales internationales. Début avril : le Kenya a fermé des établissements d’enseignement et a interdit les voyages internationaux des fonctionnaires et les rassemblements publics avec des directives affectant la mobilité et les marchés alimentaires.

Fin mars, le gouvernement fédéral du Nigéria a commencé par verrouiller les grandes villes pour limiter la propagation de COVID-19. Cependant, tous les pays n’ont pas introduit des mesures aussi strictes que les exemples précédents. Au Malawi, par exemple, un verrouillage de 21 jours a été décidé par le tribunal.
Dans tous les pays, les rapports hebdomadaires ont souligné les conséquences dévastatrices pour les marchés alimentaires informels et d’autres liens importants entre producteurs et consommateurs. Divers articles de blogs mettent en lumière le sort des couches vulnérables de la population, tels que les travailleurs informels au Bénin, où le secteur informel emploierait plus de 70% des jeunes.

Les informations communiquées à travers les pays suggèrent que Covid-19 et ses mesures connexes exacerberaient les inégalités existantes dans tous les aspects de l’alimentation et la sécurité nutritionnelle. Nos journalistes ont souligné l’impact imminent des hausses de prix, ainsi que les mesures d’atténuation prises par certains gouvernements, y compris des sanctions pour les détaillants impliqués dans l’augmentation des prix de produits de première nécessité au Bénin. Parallèlement, la pandémie a réduit le pouvoir d’achat d’une partie considérable des consommateurs, en particulier dans les contextes urbains, nécessitant des interventions des États et de toute une gamme d’autres acteurs.

La riche production d’histoires #Covid19FoodFuture et l’activité des médias sociaux ont encore amplifié certains des choix difficiles entre la sécurité sanitaire et la sécurité alimentaire que les citoyens ordinaires sont de plus en plus obligés de faire. Par exemple, incapables de stocker de la nourriture, certains citoyens du Burkina Faso ont été contraints de continuer à fréquenter les petits marchés ou des stands de nourriture sur une base quotidienne pour assurer leur subsistance. Cette situation a incité les acteurs à appeler les gouvernements à ne pas privilégier la santé publique sur la sécurité alimentaire, soulignant que l’un est tout aussi important que l’autre.
Perturbation des chaînes d’approvisionnement

À travers leurs écrits, les journalistes ont souligné une deuxième dimension de l’impact de la pandémie sur les systèmes alimentaires : la perturbation des chaînes d’approvisionnement. On a remarqué une augmentation des pertes après récolte en raison des perturbations au niveau des chaines de valeur agricoles et la logistique dans plusieurs pays. Notre équipe a noté, par exemple, l’incapacité des travailleurs agricoles au Nigeria à accéder à leurs champs, les options de transport limitées pour les produits agricoles et la fermeture des marchés locaux. Au Burkina Faso, le verrouillage aurait eu des effets visibles sur la capacité des unités de transformation agroalimentaires pour accéder aux matières premières et vendre des produits transformés. Il en est de même pour le Malawi, où notre journaliste a souligné les difficultés rencontrées par les agriculteurs : un manque combiné de travailleurs, d’intrants agricoles et de récoltes retardées et les augmentations des coûts d’exploitation qui en résultent. Avec l’arrivée de la saison des pluies, l’indisponibilité des intrants agricoles pour les petits exploitants a représenté un problème majeur en RDC, une situation qui fait craindre à certains que la production locale de nourriture ne soit menacée.

Au Kenya, il a été signalé que les petits détaillants ont souffert des pertes économiques importantes. Des installations de stockage insuffisantes ont entraîné une détérioration, le secteur de la volaille étant fortement touché par ce choc, comme indiqué au Nigeria, à Madagascar et au Bénin. Pendant ce temps, avec les petits pêcheurs et les femmes kenyans travaillant tard dans la nuit ou tôt du matin, nous avons souligné le plaidoyer en vue de l’assouplissement des restrictions.

Notre équipe s’est également concentrée sur les conséquences pour les flux commerciaux régionaux et internationaux, entraînant une forte perturbation des secteurs axés sur les exportations, même si les obstacles aux importations ont épuisé les stocks d’une gamme d’aliments de base. Au Bénin, dans la filière cajou, une importante exportation stratégique, aurait été confrontée à d’importants défis en raison des restrictions commerciales et du manque d’acheteurs disponibles. Les observateurs du Burkina Faso craignent une insuffisante offre de riz sur les marchés locaux. Il en est de même au Madagascar, où, des stocks insuffisants de riz ont été rapportés. Notant la vulnérabilité des systèmes alimentaires tributaires du commerce, nos journalistes ont fortement souligné la nécessité de renforcer l’agriculture domestique.

Adaptation et reconfiguration des systèmes alimentaires
À partir de la deuxième semaine, la distance sociale devenant rapidement une nouvelle réalité, notre équipe a commencé à documenter certaines des mesures concrètes prises pour relever les défis de l’accès et de l’approvisionnement en aliment, mais également pour construire des systèmes alimentaires plus résilients.

Vers une agriculture plus résiliente
Les rapports sur les économies mises en quarantaine montrent rapidement comment les mesures de verrouillage ont mis en évidence les vulnérabilités des systèmes alimentaires dans les neuf pays. En réfléchissant à la situation, les opinions personnelles de nos journalistes convergent autour de l’importance d’améliorer la résilience des systèmes alimentaires pour se préparer à des chocs de nature et d’amplitude comparables à l’avenir.
Le 6 mai, le maire d’Addis-Abeba, la capitale de l’Éthiopie, a fait part de son intention de promouvoir l’agriculture urbaine en annonçant que la ville va attribuer des terres aux initiatives d’agriculture urbaine et soutenir la demande alimentaire face aux effets des sécheresses et des mesures de fermetures dues au Covid-19. Les stratégies adoptées par différents acteurs pour l’agriculture urbaine ainsi que ses avantages ont également été repris par les journalistes en Afrique du Sud le 21 avril et au Kenya le 07 mai.

Des mesures visant à améliorer les moyens de subsistance des agriculteurs grâce à une production durable ont été mises en place dans plusieurs pays. Par exemple, l’agriculture malgache a montré des signes positifs de réponse à la crise, et a bénéficié du soutien des politiques. Certaines des exportations stratégiques de cultures du pays, telles que la vanille et les huiles essentielles, ont pu subvenir à leurs besoins et reçu un soutien sous la forme d’un accès facilité à l’épargne et au crédit pour les producteurs. Ces mesures dépassent le cycle de production et visent entre autres à protéger la biodiversité. Côté marché, certains détaillants au Malawi ont eu recours aux stratégies de valeur ajoutée pour prolonger la durée de conservation et favoriser une production localisée.

Certains journalistes ont également fait allusion à des voies potentielles pour accroître la sécurité alimentaire locale. Par exemple, notre journaliste au Bénin a observé que, le riz ayant pris de l’importance dans le régime alimentaire national, pourrait potentiellement contribuer à assurer la sécurité alimentaire des 70% des pauvres vivant dans les zones rurales. Il a ensuite suggéré des voies pour renforcer la résilience du pays en décrivant une série de réformes qui pourrait accroître la compétitivité de la production nationale de riz. Notre journaliste au Nigéria a mentionné que la crise de Covid-19 s’ajoute à un large éventail de menaces pour les petits exploitants et a souligné la nécessité de renforcer les efforts de production alimentaire à petite échelle.

Exploiter le potentiel des solutions numériques
Depuis la troisième semaine des activités de rapport, l’équipe de rapport a attiré l’attention sur certains défis importants auxquels les gouvernements étaient confrontés dans la mise en œuvre de mesures de secours et des services numériques accéléré par la suite pour combler certaines lacunes. Le 17 avril, un tweet a révélé une plate-forme agro-commerciale au Kenya qui permet aux agriculteurs d’atteindre efficacement les consommateurs. Pendant ce temps, les Nigérians ont commencé à utiliser des plateformes en ligne pour partager des réponses collectives à la pandémie, avec des banques alimentaires, des programmes de lutte contre la faim et un soutien à la vulgarisation accessibles sur Battre Corona.ng. Une autre plate-forme d’échange social a fait état le 21 avril, Needs.fyi, aide les consommateurs à obtenir des produits alimentaires essentiels à Lagos, Nairobi et Kigali. À la fin de cette phase de rapport le 15 mai, nous avions également entendu parler de la plateforme sénégalaise Jaayma Mburu, un système de réservation de pain visant à atteindre les groupes de consommateurs vulnérables au Sénégal.

Sans surprise, les services de livraison de nourriture en ligne se sont développés et ont été adoptés par des segments plus larges de la population dans plusieurs pays. Un exemple complet permettant aux consommateurs d’accéder via des plateformes numériques se trouve en RDC, où une entreprise de technologie a aidé les agriculteurs à se structurer en coopératives et s’efforce d’atteindre les citoyens à faible revenu. Il propose un marché alimentaire virtuel avec traçabilité des marchandises et des paiements par carte de débit ou argent mobile. Il intègre également la technologie USSD pour les commandes via SMS pour ceux qui ne sont pas connectés à Internet. Au Kenya, au moins quatre types de plateformes de livraison reliant l’offre et la demande ont été signalés.

Début mai, notre journaliste au Kenya a annoncé qu’un jeton numérique innovant, les «points Bonga», avait été développé par Safaricom, le plus grand opérateur de réseau mobile du pays. Les jetons de fidélité accumulés attribués aux abonnés pour l’utilisation des données peuvent désormais être échangés contre de l’argent pour acheter de la nourriture et d’autres produits essentiels. Les organisateurs communautaires ont exploité cette innovation en collectant des dons de «points Bonga» et en distribuant des produits alimentaires essentiels aux ménages dans le besoin. En termes d’accès au financement, les journalistes ont observé une dépendance accrue aux logiciels reliant les agriculteurs aux marchés et services financiers. Les services de microfinance sont appelés à appliquer la science des données à la finance afin de créer des logiciels qui augmentent l’accès là où ils sont le plus nécessaires, tout en contribuant à atténuer les perturbations futures.

Regarder vers l’avant
Les six premières semaines de l’initiative nous ont donné un aperçu de la façon dont cette pandémie a mis à nu les vulnérabilités des chaînes d’approvisionnement dans les neuf pays. À la fin de la période considérée, le 18 mai, de nombreux pays avaient commencé à assouplir certaines de leurs mesures les plus strictes, tandis que les blocages commerciaux étaient en partie levés. Les effets de la pandémie sont cependant loin d’être terminés. Il est toujours urgent de mettre en place des systèmes alimentaires résilients capables de répondre de manière globale aux besoins de la population.

Les observations de notre équipe de rapport font écho à certaines des idées partagées par les principales organisations de l’arène alimentaire mondiale et identifient un terrain commun de réflexion. La crise de Covid-19 a fourni une base de preuves et des enseignements tirés qui peuvent soutenir l’action politique – comme en témoignent, par exemple, les Fonds international de développement agricole (FIDA) – sur le rôle central des petits exploitants agricoles pour un avenir alimentaire résilient. Les compromis entre la sécurité alimentaire et la sécurité sanitaire identifiés par nos journalistes reflètent les informations présentées par le Programme alimentaire mondial (PAM).Rapport mondial sur les crises alimentaires. En insistant sur le rôle vital des flux internationaux, nos journalistes ont en outre rejoint l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dans leur évaluation.

Les chocs de cette nature doivent éclairer les innovations futures, et les preuves, les observations et les opinions du terrain peuvent éclairer la voie à suivre au milieu d’effets perturbateurs durables. L’initiative étant toujours en cours, nous avons hâte de partager avec vous plus d’informations grâce à notre prochain récapitulatif de six semaines.

Tous ces articles sont disponibles sur la plateforme Enabling Sustainability de TMG Think tank.

Lire l’intégralité du compte rendu des six premières semaines de l’initiative @CovidFoodFuture (twitter) sur ce lien en Anglais.

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Bénin : Regards sur le genre et foncier rural – Elvire Sara Madalaou

L’auteure de cet article est une jeune béninoise, dynamique, qui s’intéresse particulièrement aux questions sociales de développement du Bénin. Elvire Sara Madalaou est titulaire d’une licence en Economie et Socio-anthropologie. Elle a, à son actif, un travail scientifique très apprécié sur la thématique des représentations sociales et protection des sites sacrés naturels par les communautés villageoises.

Analyse sur le Genre et le foncier rural au Bénin

Au Bénin, près de 61,3 % des femmes vivent dans des zones rurales où elles fournissent 60 à 80% de la main d’œuvre agricole. Quatre-vingt pour cent des pauvres se trouvent dans les zones rurales et périurbaines. Ce qui fait dire qu’au Bénin, la pauvreté a un visage féminin. Ne disposant pas de réels pouvoirs d’achat, les femmes n’ont pratiquement pas accès aux crédits. Cette situation de précarité de la femme se justifie par un dualisme juridique. En effet, l’accès au foncier au Bénin, bien que règlementé par la loi est sujet aux normes coutumières. Quelles sont les normes foncières auxquelles le « genre » est confronté en milieu rural et quels impact cela a sur l’économie nationale ?

Qu’est-ce que le genre ?

Le genre est un concept utilisé en sciences sociales pour désigner les différences non biologiques entre les femmes et les hommes. Par « genre », on entend la construction socioculturelle des rôles masculins et féminins et des rapports entre les hommes et les femmes. Les spécialistes des sciences sociales et ceux du développement utilisent deux termes distincts pour marquer, entre hommes et femmes, les différences déterminées biologiquement et celles construites socialement : il s’agit dans le premier cas du mot “sexe”, dans le second cas du vocable “genre”.

Même si les deux termes sont liés aux différences entre les hommes et les femmes, les notions de “sexe” et de “genre” ont des connotations distinctes. Le sexe marque les caractéristiques biologiques (permanentes et immuables) des hommes et des femmes, communes à toutes les sociétés et à toutes les cultures. Le genre, par contre, se réfère aux caractéristiques qui se sont forgées tout au long de l’histoire des relations sociales. Il décrit des fonctions sociales assimilées et inculquées culturellement. Le genre est ainsi le résultat des relations de pouvoir présentes dans une société et sa conception est alors dynamique et diffère selon l’évolution du temps, l’environnement, les circonstances particulières et les différences culturelles. Le mot « genre » sert à évoquer les rôles qui sont déterminés socialement, les comportements, les activités et les attributs qu’une société considère comme appropriés pour les hommes et les femmes.

Le genre est intimement lié à tous les aspects de la vie économique et sociale, quotidienne et privée des individus et à ceux de la société qui a assigné à chacun (hommes et femmes) des rôles spécifiques. Les relations de genre sont alors définies comme les mécanismes, particuliers à chaque culture, qui déterminent les fonctions et les responsabilités assignées aux uns et aux autres. Par effet, elles déterminent l’accès aux ressources matérielles (terre, crédit, formation, etc.) et immatérielles telles que le pouvoir. Sous le droit coutumier au Bénin, les droits des femmes à la terre font partie d’un système plus large de distribution des terres ancestrales. La terre est toujours perçue comme appartenant d’abord aux chefs, ensuite à l’homme chef du ménage. La pratique exige que ce dernier peut, et par la coutume doit, attribuer une terre à son épouse.

La femme et les réalités foncières au Bénin.

En 2018, cela faisait soixante-dix (70) ans déjà que l’assemblée générale des Nations Unies a reconnu dans l’article premier de la déclaration universelle des droits de l’Homme que l’homme et la femme sont égaux, du moins en dignité et en droits,  mais la femme béninoise est loin d’avoir fini d’être l’objet de diverses discriminations et injustices.

A l’issu d’un diagnostic national de la situation du genre au Bénin, focalisé non seulement sur les écarts tels qu’ils s’observent mais également sur l’accès aux ressources, leur contrôle et la gestion de leurs bénéfices, il a été révélé que les femmes souffrent de plusieurs inégalités parmi lesquelles l’accès à la terre. Dans un pays où le nombre de femmes dépasse de plusieurs milliers celui des hommes, l’accès au foncier relève encore de l’utopie pour la majorité des béninoises. Le phénomène est beaucoup plus accru dans les zones rurales où l’égalité des sexes est encore loin de faire l’unanimité.

Le droit foncier s’exprime notamment par l’utilisation, le contrôle et le transfert. Les modes d’accès identifiés sont l’héritage, l’achat, la donation, la location et l’emprunt. Exclues de l’héritage foncier de leurs maris et/ou de leurs ascendants hommes, et face à l’insuffisance des moyens financiers, les femmes béninoises sont nettement défavorisées dans l’accès à la terre.

En 2011, l’enquête modulaire intégrée sur les conditions de vie des ménages a révélé que 85.1% des propriétaires de parcelles sont des hommes (contre 14.9% de femmes) et seules 12% de femmes ont accédé à la terre par héritage (contre 88% des hommes).

« L’histoire montre, positivement et négativement, en Afrique et ailleurs, qu’il n’y a pas de développement possible sans un droit foncier qui apporte à la fois la sécurité juridique et la paix sociale ». dixit François Collart Dutilleul – Professeur à l’Université de Nantes.

Causes du faible accès des femmes au foncier.

En dehors des lois sous régionales et internationales que le Bénin a ratifié, notre législation en vigueur sur le foncier est l’une des plus innovantes et équilibrées dans l’espace OHADA mais à l’instar des autres lois, elle souffre encore d’une faible vulgarisation et donc d’une appropriation par les bénéficiaires et les acteurs de sa mise en œuvre (les chefs d’arrondissement, de village, de quartier, les maires, les notables et autres leaders d’opinion).

A ce niveau une autre inégalité interfère : l’accès à l’éducation. Le faible niveau d’éducation de la population et des femmes en particulier influence l’accès au foncier et les modes d’acquisition. Selon Me Huguette BOKPË GNANCADJA, coordonnatrice Bénin du Réseau femme droit et développement en Afrique (WILDAF), l’ignorance des lois et l’absence de mise en œuvre concrète des législations en la matière sont ce qui favorise le plus cette discrimination, effet de la persistance d’attitudes socioculturelles liées au droit coutumier qui demeure, surtout en milieu rural, le système normatif de référence.

Impact sur l’économie béninoise.

Dans la plupart des pays en voie de développement, l’économie est essentiellement basée sur l’agriculture. L’accès à la terre participe dans une très large mesure à l’autonomisation de l’individu. Toute difficulté dans son accès se traduit souvent par l’impossibilité de cette personne à s’engager efficacement dans des activités économiques et de disposer de moyens de subsistances sûrs et durables, ce qui place la famille et indirectement la nation dans une situation d’insécurité alimentaire et de précarité financière, symptômes de sous-développement durable.

Comment remédier à cet état de chose ?

Pour corriger ces inégalités et compte tenu des réalités socioculturelles béninoises, l’exécutif en collaboration avec les autres corps décisionnels de l’État, devrait impliquer les chefs traditionnels et autres avant-gardistes de nos coutumes dans la vulgarisation et l’application des législations foncières. Cela accélérera l’appropriation par les bénéficiaires et facilitera la tâche aux acteurs de sa mise en œuvre.

Par ailleurs les médias et la société civile devraient également continuer leurs rôles au sein de la communauté en accompagnant de telles mesures. L’ampleur de ce mal mériterait bien qu’on lui accorde une commission spéciale et que des mesures particulières soient prises en sa faveur dans le programme d’action du gouvernement où les femmes sont majoritairement restées sur leur faim en la matière.

Par Elvire Sara Madalaou ; Contacts : smadalaou@gmail.com / +229 62 99 00 85

 

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José Herbert Ahodode
Les Défis de Notre Génération : Entretien sur EDILIVRE

Chers lecteurs, dans cet article, il est présenté le contexte de rédaction de mon premier Ouvrage : « Les Défis de Notre Génération : Appel à la Jeunesse pour l’Action ». Le premier éditeur Edilivre m’avait accordé un entretien également disponible sur ce lien. Une version rééditée est en cours de préparation et sera disponible prochainement en versions papier et numérique.

Dans cette tribune, je vous propose de redécouvrir les fondamentaux de l’ouvrage « Les Défis de Notre Génération : Appel à la Jeunesse pour l'Action » ! Share on X

Edilivre : Présentez-nous votre ouvrage – Les Défis Notre Génération.

José : Dans un contexte de délitement des valeurs morales et de non implication des jeunes dans les politiques publiques et leur non préparation à la gouvernance, la jeunesse se trouve confrontée à un certain nombre d’écueils qui la freinent dans sa quête permanente du succès. Cet ouvrage ne réclame pas être une panacée à nos maux mais je nourris la noble ambition de jouer ma partition en apportant ma petite pierre à l’édification d’une jeunesse en plein essor dans un monde en pleine mutation. Avec cinq chapitres dans un style accessible mais relevé par endroits, dans cet essai, il a été abordé des questions diverses et des réflexions sur les enjeux cruciaux de développement du Bénin, de l’Afrique et du Monde.

Pourquoi avoir écrit cet ouvrage ?

J’ai écrit cet essai pour transcrire des réflexions construites sur plusieurs années. Que nous soyons en Guadeloupe, en Amérique du Nord, en Europe, en Afrique ou ailleurs dans le Monde, les jeunes devraient s’interroger et s’impliquer dans le développement de leurs territoires respectifs. Cela nous interpelle aussi à faire « Unité », même si nos réalités Nord-Sud sont différentes, le développement plus harmonieux de nos pays demeure une préoccupation constante pour une jeunesse de plus en plus diplômée, mais dont les perspectives économiques et sociales restent très incertaines. Les défis qui s’imposent à la jeunesse sont énormes et c’est justement pour cette raison que nous devons nous y atteler car je reste convaincu que la jeunesse hérite d’une mission de vie qu’il faut oser découvrir et accomplir. Les situations et changements que nous devons opérer avec l’implication effective et la participation active des jeunes ont constitué le grand format de cet ouvrage. En même temps, c’est un appel à la jeunesse pour l’Action, à sortir de l’inaction ambiante, à s’impliquer pour des causes de développement, pour le bien de tous.

À quel lecteur s’adresse votre ouvrage ?

Cet essai sur la Jeunesse, comme son titre l’indique, est prioritairement destiné à la jeunesse de mon pays, de l’Afrique et du Monde. Mais au-delà de l’aspect « âge » qui détermine notre appartenance à la tranche « Jeune », la jeunesse est avant tout un état d’esprit. Cet ouvrage est donc destiné à tout acteur et futur potentiel acteur de développement de nos communautés.

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers ce livre ?

Le message de cet ouvrage est simple : « s’unir davantage pour obvier aux maux dont souffrent les populations, développer plus d’engagement social au service de la communauté et s’impliquer davantage dans la construction des nations afin de devenir acteurs de développement et non de demeurer spectateurs ».

Où puisez-vous votre inspiration ?

Pour parvenir à cet ouvrage, j’ai beaucoup lu pour mieux comprendre les enjeux de notre temps. Je me suis lancé aussi dans diverses discussions sur des fora avec les jeunes sur les réseaux sociaux, j’ai participé à plusieurs séminaires et conférences. Donc mon inspiration provient de nombreuses rencontres, des désidératas de la jeunesse ainsi que de l’observation de divers secteurs de la société. Je me suis parfois beaucoup plongé dans des travaux des groupes de réflexions sur les enjeux de développement du Bénin, de l’Afrique. Etant acteur de la société civile dans mon pays, des échanges avec divers autres acteurs sortent des idées qui mûrissent par un prolongement de la réflexion et en fin de compte, nous avons cet essai, mon premier. Et là encore, pleins de sujets de développement restent à traiter !

Un dernier mot pour les lecteurs ?

Je l’ai dit lors de mon intervention à la 4ème Conférence du Groupe Initiative Afrique devant des dirigeants africains et divers partenaires au développement : « La jeunesse n’est pas une tranche d’âge, c’est un état d’esprit ». Alors, tous autant que nous sommes, nous sommes de potentiels lecteurs de cet ouvrage. Je nous invite donc à l’acquérir, le lire et le partager suffisamment dans nos réseaux respectifs. Avant de fermer ses pages, rassurons-nous que l’ouvrage trouvera un autre lecteur par nos soins. Faisons cet exercice de le transmettre à lire par un autre jeune. Et, surtout, si ces écrits ont pu nous inspirer des enseignements, mettons-les en application car « Apprendre et ne pas faire, ce n’est pas apprendre. Savoir et ne pas faire, ce n’est pas savoir ». Merci, je reste disponible pour des collaborations constructives !

Pour en savoir plus, vous pouvez également lire la Préface de Mélina Seymour, Auteure, Coach de jeunes leaders.

Restez connectés avec José Herbert Ahodode sur les réseaux sociaux : https://linktr.ee/josherbert25 

 

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