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José Herbert Ahodode
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L’Audace d’Entreprendre – Contribution de Paula Gnancadja

José Herbert Ahodode

L’ouvrage « L’Audace d’Entreprendre : Une jeunesse en Action » mène des réflexions sur les défis de l’entrepreneuriat dans le contexte africain et propose des approches réalistes pour y faire face. On y découvre également le parcours d’entrepreneurs de divers domaines – ce sont des exemples concrets et inspirants pour les jeunes. L’ouvrage est préfacé par Ibrahima Théo Lam, et Marcellin Gandonou est intervenu pour l’avant-propos.

Les entrepreneurs ayant contribué à cet ouvrage sont : Epiphane Senou, Adjaratou Lawani, Sessi Hounkanrin, Odile Gnonwin, Eulodie Hodonou, Caludia Togbe, Natacha Agbahoungba, Paula Gnancadja, Moustakimou Sadji, Riva Bonkoungou et Ada Bocoum.

L’Auteur, par ce canal, les remercie à nouveau pour le temps et les sacrifices.
A travers cette tribune, nous partageons avec vous la contribution de Paula Gnancadja. Share on X

Contribuer à la construction de cette génération d’entrepreneurs émergents est pour moi un plaisir quotidien. C’est en même temps un devoir de s’inscrire dans une dynamique d’apprentissage continuel. Je remercie donc José Herbert AHODODE de m’avoir invité dans cet ouvrage. Je suis Paula Raphaëla GNANCADJA, titulaire d’une licence en agronomie obtenue en 2015 à la Faculté des Sciences Agronomiques et de l’Environnement (FSAE) de l’Université Catholique de l’Afrique de l’Ouest – Unité Universitaire de Cotonou (UCAO-UUC). Depuis 2015, j’ai intégré le Cabinet Global Novat (cabinet d’expertise en agronomie) en qualité de responsable marketing et commercialisation. J’ai également servi la Fondation pour le Développement Social en tant que responsable de production agricole de Mars 2016 à Novembre 2017.

Mon aventure entrepreneuriale est bien passionnante. En effet, je suis passionnée de l’agriculture orientée vers l’entrepreneuriat, faire la différence et contribuer au changement du cours de l’histoire dans mon pays le Bénin ; je me suis engagé depuis 2013 en créant une Unité de transformation de jus de fruits naturels. Outre la transformation en jus de fruits, j’ai initié en 2014 la production d’autres produits agricoles notamment le manioc, la tomate, l’escargot et les poulets de chair alors que je n’étais encore qu’une étudiante en première année d’Agronomie.

C’est donc véritablement en 2017 que j’ai choisi la production et la transformation du manioc comme activité principale et je me suis engagé dans la promotion de la filière manioc au Bénin grâce à la formation que j’ai reçu au Brésil. Cette formation m’a permis de comprendre toutes les opportunités qu’offre le manioc sans oublier toute son importance dans l’économie béninoise.

Grace aux actions reconnues, je suis, depuis 2017, nominée Ambassadrice des jeunes Agripreneurs filière manioc du Bénin grâce à l’Institut International d’Agriculture Tropicale (IITA). Je suis membre de la Fédération Internationale du Manioc en Afrique initiée par la Commission de l’Union Africaine et je suis promotrice et directrice de AGROBIZ BIO SARL, une entreprise spécialisée dans la transformation du manioc en plusieurs produits dérivés (gari, tapioca, farine de manioc, biscuits, la farine lafun et agbéli, liqueur et savon, etc.). Mon entreprise se spécialise donc dans la transformation du manioc en plusieurs produits dérivés dont le SAVON DE MANIOC, la principale innovation. Cette innovation a remporté le deuxième (2ème) meilleur prix international du manioc en juin 2018 au Forum international CASSAVA face à plus de 3300 candidats de tous les continents.

En Septembre 2017, âgée de 23 ans, j’ai été la représentante du Bénin au programme de formation technique des jeunes (sur la chaîne de valeur manioc) organisé par la Banque Africaine de Développement et au cinquième forum Brésil-Afrique organisé par l’institut Brésil-Afrique. Comme vous pouvez le penser, j’étais parmi les plus jeunes représentants de pays africains à ce forum au Brésil. J’avais initialement été détectée et sélectionnée par l’Institut International d’Agriculture Tropical (IITA) du Bénin.

Depuis quelques années, je participe à la majorité des échanges et fora sur la chaîne de valeur manioc en Afrique. En partenariat avec la Fédération des Chinois, nous travaillons à l’installation de la première usine en Afrique de transformation du manioc en pâte alimentaire (spaghetti) au Bénin. Afin de garantir, en plein temps, la disponibilité de la matière première pour cette usine, j’entreprends la création de la coopérative des jeunes producteurs de manioc au Bénin. Cette coopérative sera d’ici quelques années l’une des plus grandes coopératives de jeunes en Afrique de l’Ouest et pourvoyeuse d’emplois et de richesses.

Etant jeune béninoise, dans un pays où le taux de pauvreté des jeunes est élevé, et où l’agriculture n’attire plus l’attention des jeunes, j’ai voulu créer un réseau de jeunes durable et efficace. La création d’une entreprise qui pourra employer beaucoup de personnes et dont les activités pourraient bénéficier à de nombreux jeunes (hommes et femmes) était pour moi la meilleure méthode pour réussir cette vision. C’est donc ce qui a motivé le choix de mon idée d’entreprise et je travaille au quotidien pour y parvenir. C’est vrai que des efforts sont fournis pour accompagner les jeunes entrepreneurs au Bénin mais le véritable problème se situe au niveau de l’efficacité des structures existantes. L’environnement institutionnel accompagne les entrepreneurs par la mise en place de certains programmes d’accompagnement comme le FNPEJ (Fond National pour la promotion d’emploi des jeunes), UAC Start-up Valley, etc.

Mais les entrepreneurs « agricoles » sont confrontés à de nombreux problèmes auxquels il serait intéressant de s’y consacrer. En prenant mon exemple, je peux dire que les principales difficultés que je rencontre sont :

  • Les aléas climatiques qui influencent négativement la production ;
  • L’insuffisance de la production du manioc ;
  • L’insuffisance des ressources financières personnelles dans le but d’un investissement nécessaire pour l’agrandissement et l’exécution des activités ;
  • L’introduction de variétés de manioc chair jaune dont le Gari, l’un des principaux produits dérivés, a suscité quelques inquiétudes auprès des consommateurs qui se demandaient s’ils ne seront pas empoisonnés… Rappelons que le but visé, dans cette démarche d’introduction de la nouvelle variété, est de lutter contre les déficits en vitamine A pour les enfants et femmes enceintes. Mais une réticence est observée pour la consommation !

Etant dans la culture entrepreneuriale, j’essaie, à mon niveau de trouver des approches de solutions. La mise en pratique des connaissances acquises lors de mes diverses formations, l’appui technique de l’IITA, l’augmentation de la production avec la coopérative des jeunes « Cassava Youth Agripreneurs » (une coopérative que j’ai créé avec l’appui de l’ONG WEZIZA), l’amélioration des techniques de transformation et de commercialisation des produits dérivés du manioc de mon entreprise, d’une bonne politique de communication autour du gari de manioc à chair jaune et la recherche des partenaires financiers, me permettent de surmonter ces difficultés.

Pour moi, l’Afrique dispose des jeunes ayant des potentiels mais il faudra les identifier et les mettre en relation entre eux pour au service du continent. Je remercie l’Auteur de cet ouvrage, José Herbert AHODODE, et je reste confiant qu’ensemble, nous arriverons à relever les défis de l’entrepreneuriat des jeunes.

Paula Raphaëla GNANCADJA, Contact : +229 96 44 61 28

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L’Audace d’Entreprendre : Contribution de Natacha Agbahoungba

José Herbert Ahodode

L’ouvrage « L’Audace d’Entreprendre : Une jeunesse en Action » mène des réflexions sur les défis de l’entrepreneuriat dans le contexte africain et propose des approches réalistes pour y faire face. On y découvre également le parcours d’entrepreneurs de divers domaines – ce sont des exemples concrets et inspirants pour les jeunes. L’ouvrage est préfacé par Ibrahima Théo Lam, et Marcellin Gandonou est intervenu pour l’avant-propos.

Les entrepreneurs ayant contribué à cet ouvrage sont : Epiphane Senou, Adjaratou LawaniSessi HounkanrinOdile GnonwinEulodie HodonouCaludia TogbeNatacha AgbahoungbaPaula Gnancadja, Moustakimou Sadji, Riva Bonkoungou et Ada Bocoum.
L’Auteur, par ce canal, les remercie à nouveau pour le temps et les sacrifices.

A travers cette tribune, nous partageons avec vous la contribution de Natacha Agbahoungba. Share on X

Chers jeunes lecteurs, c’est toujours un plaisir renouvelé de partager une partie de mon histoire de femme entrepreneure. Je remercie donc l’auteur pour cette invitation.
Je suis Natacha AGBAHOUNGBA, CEO de Moringa Social Venture, une entreprise qui évolue dans l’agrobusiness et qui fait la promotion des produits dérivés du Moringa tant dans le domaine nutritionnel que cosmétique. La plante Moringa a été toujours présente dans notre environnement immédiat au sud du Bénin et est spécialement destiné à la nourriture du bétail. En effet, pendant quelques années, j’ai été employée au sein de l’ONG « The Hunger Project » qui fait la promotion du Moringa.

Cette expérience professionnelle m’a permis d’être émerveillé par les valeurs nutritionnelles de la plante sur la malnutrition, un phénomène honteux pour tout pays, un facteur négatif qui arrière sur le plan du développement des communautés. « Si nous avons cette richesse naturelle pour pallier aux problèmes nutritionnels, environnementaux et cosmétiques, qu’en faisons nous pour la promouvoir à travers différents produits dérivés ? » ; ce fut cette phrase qui a créé le déclic en moi et depuis lors, elle me guide à travers mon chemin d’entrepreneure depuis 2017.

Nous avons commencé par une idée d’entreprise au sein de l’UAC Start Up Valley qui nous a accompagné et nous a aidé à devenir une entreprise. Nous faisons l’extraction à froid d’huile des graines de Moringa, les infusions de feuilles sèches de Moringa et des produits cosmétiques pour les cheveux et le corps à base d’huile des graines de Moringa. Mais entre le désir ardent d’entreprendre et la réalité, se trouve un grand fossé quand on se réfère à l’écosystème entrepreneurial au Bénin qui ne favorise pas forcément l’accompagnement des PME encore moins des start-ups.

Nous avons rencontré des problèmes d’ordre institutionnel, d’ordre technique et financier et bien sûr ces défis continuent jusqu’actuellement. Pour pallier aux difficultés, sortir de l’eau et continuer, il faut avoir un mental de guerrier et se dire que ce sont juste des situations qui permettront d’avoir plus d’expériences.

Des efforts ont été fournis, depuis par les différents gouvernements du Bénin, pour rendre la vie facile aux entrepreneurs (la loi des finances 2020 est un exemple palpable) mais au-delà de ces efforts, l’entrepreneur béninois se trouve confronté à d’autres réalités comme la non existence d’accompagnement technique et technologique pour avoir un produit compétitif digne du nom, des structures adéquates pour les accompagner et les forger, leur montrer le chemin de l’international et le financement pour les premières années de leur entreprises.

Mais pour bénéficier de tous ces apports, il faut une équipe qui soit à la hauteur du projet ou de l’entreprise car les hommes qui portent le projet font de ce projet une petite entreprise pour finir avec une entreprise pérenne, stable… On a beau investir dans un projet, si les hommes qui le portent ne sont à la hauteur, ce serait peine perdue d’où la nécessité de faire des tests de personnalité avant tout investissement dans un projet ou entreprise. A mon avis, l’argent est nécessaire mais la première richesse d’une entreprise, ce sont les Hommes qui la constituent…

En supposant que je sois à un poste de responsabilité, s’il m’est donné l’opportunité de promouvoir les PME, je ferai établir des clusters pour chaque domaine d’activité où les entrepreneurs se retrouveront avec des apports techniques dans les domaines pouvant les amener à mieux s’accomplir ; je mettrai en place des centres de transformation au service des entrepreneurs qui n’ont pas un fonds d’investissement pour qu’ils investissent leur sous en fonds de roulement ; j’accompagnerai autrement les innovateurs à travers l’appui technologique nécessaire pour faire éclore l’entreprise… Il s’agit véritablement de passer à l’efficacité dans l’action.

L’entreprenariat est un moyen sûr de se découvrir et de dépasser toutes ses limites.
Pour les jeunes aspirants à devenir entrepreneur, je leur donnerai ces deux conseils :

  • Avoir une passion incorruptible dans le domaine choisi et être sûr que la solution proposée est pour un problème latent qui existe et qui n’est pas bien adressé ;
  • Ne jamais confondre fonds de roulement et fonds d’investissement : le premier est nécessaire pour faire du chiffre, le second peut s’acquérir une fois l’entreprise stable (il faut toujours trouver les voies et moyens pour ne pas tout mettre en investissement et croiser les bras).

Natacha AGBAHOUNGBA, CEO Moringa Social Ventures.
Site : www.moringasocialventure.com ; Contacts : +229 97 73 85 95

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